John Wick : Chapitre 4.
Réalisation : Chad Stahelski.
Scénario : Michael Finch et Shay Hatten.
Production : Basil Iwanyk, Erica Lee et Chad Stahelski.
Musique : Tyler Bates et Joel J. Richard.
Société de production : Lionsgate, Thunder Road Pictures, 87Eleven Entertainment, Studio Babelsberg et Summit Entertainment.
Distributeur : Lionsgate.
Date de sortie USA : 24 mars 2023.
Date de sortie française : 22 mars 2023.
Titre original : John Wick: Chapter 4.
Durée : 2h50.
Budget : 100 millions de dollars.
Box-office mondial : 440,2 millions de dollars.
Box-office USA : 187,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 054 488 entrées.
Résumé de John Wick : Chapitre 4.
Afin de tourner réellement la page de son ancienne vie, John Wick décide de s’attaquer directement à la Grande Table et de mettre fin à cette grande organisation criminelle.
Casting de John Wick : Chapitre 4.
Jonathan « John » Wick : Keanu Reeves (VF : Jean-Pierre Michaël).
Caine : Donnie Yen (VF : Antoine Schoumsky).
Marquis Vincent Bisset de Gramont : Bill Skarsgård (VF : Gauthier Battoue).
Winston Scott : Ian McShane (VF : Philippe Catoire).
Monsieur Personne : Shamier Anderson (VF : Baptiste Marc).
Bowery King : Laurence Fishburne (VF : Saïd Amadis).
Harbinger : Clancy Brown (VF : Philippe Crubézy).
Koji Shimazu : Hiroyuki Sanada (VF : Boris Rehlinger).
Killa Harkan : Scott Adkins (VF : Jochen Hägele).
Charon : Lance Reddick (VF : Thierry Desroses).
Akira Shimazu : Rina Sawayama (VF : Barbara Beretta).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
John Wick : Chapitre 4 est la suite de est la suite de John Wick, John Wick 2 et John Wick Parabellum.
Keanu Reeves s’est entraîné durant trois mois en arts martiaux et en cascades, réalisant la plupart d’entre elles.
Le tournage s’est déroulé de juin à octobre 2021 en France, Jordanie, Allemagne, Japon et New York.
Notre critique de John Wick : Chapitre 4.
Alors que la saga peine à se renouveler dans son intrigue, celui-ci pourrait relever la situation.
L’idée de base le promettait avec l’ambition de John Wick de mettre fin à la Grande Table. Dans le positif, cela permet d’élargir davantage cette organisation criminelle avec cette fois-ci de nouveaux codes jusqu’au fameux duel fatidique. Néanmoins, le scénario n’offre aucune tension, aucun enjeu et pire, n’offre rien en réalité. On doit se contenter de séquences de tueries, de fusillades… en quasi non stop, comme s’il n’y avait rien d’autre à proposer.
Cela va même créer une certaine lassitude car à force de trop en faire, le manque de crédibilité se fait également sentir mais on y reviendra. Ce film aurait pu être justement l’occasion de montrer un tueur en fin de parcours, qui n’a plus rien à perdre sauf que ce n’est même pas abordé tout court.
John Wick a perdu encore en charisme comparé aux précédents opus. Tout d’abord car sa motivation est cernée par la vengeance (encore) mais de manière ridicule de vouloir déjouer une entreprise mondiale juste avec ses petits bras musclés. Ensuite car en plus de son costume pare-balle qui en fait une armure étrange, il survit à beaucoup trop de choses sans aucune égratignure. Que ce soit des percussions en voiture, des chutes de grande hauteur… l’assassin devient trop surhumain pour être attachant. On retrouve toujours Winston qui ne sert plus à grand chose dans l’intrigue, de même que d’autres rôles de la saga.
Parmi les nouveaux, le grand antagoniste (le Marquis) est mystérieux, semble avoir plein de pouvoirs décisionnaires mais sans être un assassin en lui-même (vu qu’on ne verra rien). Le Traqueur est tout aussi étrange dans ses motivations mais le fait qu’il change souvent d’avis le rend imprévisible. Enfin, Caine est sans doute le personnage le plus improbable qui soit. C’est une sorte de Daredevil. En effet, il est aveugle mais semble voir tout, est un tueur hors pair capable de viser avec une grande précision et de deviner beaucoup de chose dans son environnement.
Une heure de plus que les films précédents, une heure de plus pour rajouter encore plus d’action à ne plus savoir qu’en faire. Les séquences de conflits sont bien trop longues et ce qui faisait la force de la saga, à savoir de la diversité et de la mise en scène, ne semble pas tout à fait présente ici. On le disait, trop en faire n’est pas toujours une bonne chose. On sent ici que les combats sont trop chorégraphiés, avec des « temps de pause » pour préparer le coup suivant tant attendu. Ou encore la surenchère comme la fameuse descente des escaliers où on sent le cascadeur redonner de l’impulsion pour aller encore plus loin.
Pire encore, on peut faire des fusillades en pleine capitale ou organiser des rencontres avec des meubles dans des espaces publics sans que ça ne surprennent les autorités. On voyage un peu moins dans cet opus mais ça permet à Paris d’être au cœur du film. Malheureusement, le réalisateur a décidé d’user davantage du numérique pour offrir un style visuel envoûtant mais raté. La bande originale maintient en revanche sa qualité.
John Wick : Chapitre 4 est le film de trop, trop d’actions inutiles, trop de vide dans le scénario.







