La Légende de Baahubali – 1ère partie.
Réalisation : S. S. Rajamouli.
Scénario : S. S. Rajamouli et K. V. Vijayendra Prasad.
Production : Prasad Devineni et Shobu Yarlagadda.
Musique : M.M. Keeravani.
Société de production : Arka Mediaworks.
Distributeur : Sri Thenandal Films.
Date de sortie indienne : 10 juillet 2015.
Date de sortie USA : 9 juillet 2015.
Date de sortie française : 8 juin 2016.
Titre original : Bāhubali.
Titre anglais : Baahubali: The Beginning.
Durée : 2h39.
Budget : 1,8 milliard de roupies (20 millions de dollars).
Box-office mondial : 77 millions de dollars.
Box-office USA : 6,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 538 entrées.
Résumé.
Shivudu est sauvé des eaux par des villageois et grandit au pied d’une cascade. Des années plus tard, il rencontre Avantika, une guerrière et il va l’aider dans son combat pour libérer le royaume du Mahilmati du joug de Bhallaldeva qui détient la reine en prison.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting de La Légende de Baahubali – 1ère partie.
Sivudu / Mahendra Baahubali : Prabhas Raju Uppalapati.
Bhallaladeva : Rana Daggubati.
Avanthika : Tamannaah Bhatia.
Devasena : Anushka Shetty.
Sivagami : Ramya Krishnan.
Kattappa : Satyaraj. esclave
Bijjaladeva : Nassar.
Sanga : Rohini.
Swamiji : Tanikella Bharani.
Bhadra : Adivi Sesh.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Lors de sa sortie, c’était le film indien le plus cher à produire. Il est tourné en quatre langues : télougou, tamoul, malayalam et hindi.
Plus de 200 jours ont été requis pour construire les différents décors du film.
Lors des scènes avec des animaux, la mention « CGI » apparait sur un coin de l’image. C’est une règle imposée par la commission de censure indienne.
Le tournage s’est déroulé de juillet 2013 à mars 2015 en Inde et en Bulgarie.
Notre critique de La Légende de Baahubali – 1ère partie.
Histoire épique du cinéma indien, partons à l’aventure démesurée.
Peu importe le pays ou la culture, les histoires épiques ont souvent la même structure. Ici, c’est un héros recueilli par d’autres, qui deviendra le grand combattant, luttant contre un dirigeant tyrannique et tout ça avec bien sûr l’intrigue amoureuse. Il n’y aura donc pas de réelles surprises à travers l’intrigue vu que c’est assez prévisible dans les péripéties. Mais on ressent aussi la touche du cinéma indien avec ce qui pourrait être amusant pour un regard occidental. En effet, il y a un style bien à eux avec les passages comédies musicales, les combats misant sur le côté loufoque impressionnant et les lois de la physique absolument pas respectées.
C’est le charme de ce cinéma et honnêtement, même si ça fait sourire, ça ne fait pas si ridicule car l’ambiance est là pour contrebalancée. On pourrait quand même regretter quelques longueurs et que parfois on a tendance à se perdre entre passage réel et passages fantasmés. On note aussi que le scénario n’apporte aucune émotion et c’est dommageable de rester dans une telle légèreté malgré les enjeux.
Le grand héros est Sivudu. Alors là, on ne peut pas dire que ce soit la plus grande des réussites. C’est un peu une caricature sur jambes en étant à la fois extrêmement fort, séducteur très poussé, grand stratège, un courage hors norme… bref, tous les clichés qui font qu’on ne s’attache pas du tout à lui. C’est trop exagéré pour être prenant. Le souci aussi est de mettre le même acteur pour jouer deux rôles, créant encore plus de confusion dans les temporalités alors qu’un autre acteur aurait pu jouer le second rôle.
Avanthika est en revanche mieux construite en étant une guerrière redoutable mais avec des motivations crédibles. Dommage qu’elle ne soit pas mieux exploitée dans l’intégralité du film. L’antagoniste est lui aussi très stéréotypé en étant autoritaire, sans pitié et conquérant. Rien de bien fameux. Quant aux différents protagonistes secondaires, ils sont très nombreux et par conséquent, pas des mieux ajustés qu’on a tendance à vite les oublier ou à comprendre véritablement leur rôle.
La réalisation indienne a sa marque de fabrique et ça a son charme. Déjà tout est démesuré et on sent ici que ça va loin en ambition. Les décors sont gigantesques, la bataille finale est d’envergure et il y a vraiment un côté spectaculaire dans l’ensemble. Pourtant, ce qui nous aura vraiment marqué les esprits n’est pas les combats mais bien les scènes « fantasmées », en particulier les scènes de danse. Elles sont poétiques, parfaitement mises en scène et sont même plus impressionnantes que les scènes d’action.
Le film se veut aussi très coloré en usant aussi bien de la nature que de l’architecture et des costumes. On notera aussi de nombreux trucages numériques et là en revanche, on va du passage à « ça pique les yeux ». Parfois trop en faire n’est pas gage de qualité. On termine sur une très bonne note avec la bande originale magnifique et envoûtante.
La Légende de Baahubali – 1ère partie est une aventure épique indienne qui ne renouvelle pas le genre mais qui mérite le détour pour sa forme propre à ce cinéma.







