La planète des singes : le nouveau royaume.
Réalisation : Wes Ball.
Scénario : Josh Friedman, Rick Jaffa, Amanda Silver et Patrick Aison.
Production : Joe Hartwick Jr., Jaffa, Silver, Jason Reed, Peter Chernin et Jenno Topping.
Musique : John Paesano.
Société de production : 20th Century Studios.
Distributeur : 20th Century Studios.
Date de sortie USA : 10 mai 2024.
Date de sortie française : 8 mai 2024.
Titre original : Kingdom of the planet of the apes.
Durée : 2h25.
Budget : 160 millions de dollars.
Box-office mondial : 397,4 millions de dollars.
Box-office USA : 171,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 487 931 entrées.
Résumé.
Les singes ont conquis la planète tandis que les humains ont régressé à l’étage sauvage. Proximus César cherche à étendre sa domination alors que Noa s’interroge sur leurs origines et sur les humains lorsqu’il fait la rencontre de Nova, une jeune femme.
Achats.

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Casting.
Noa : Owen Teague (VF : Aurélien Raynal).
Nova : Freya Allan (VF : Emmylou Homs).
Proximus César : Kevin Durand (VF : Gilles Morvan).
Raka : Peter Macon (VF : Thierry Desroses).
Anaya : Travis Jeffery (VF : Antoine Ferey).
Soona : Lydia Peckham (VF : Jaynélia Coadou).
Koro : Neil Sandilands (VF : Éric Herson-Macarel).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La planète des singes : le nouveau royaume est la suite de La planète des singes : les origines, La planète des singes : l’affrontement et La planète des singes : suprématie.
Notre critique de La planète des singes : le nouveau royaume.
Après plusieurs films à la qualité discutable mais à la franchise devenue culte, la dernière trilogie a permis de repartir sur de nouvelles bases et a mis tout le monde d’accord. Voilà qu’on part dorénavant sur une nouvelle histoire.
On avait effectivement laissé César mort mais avec un héritage colossal avec la suprématie des singes tandis que l’humanité régressait. Nous voilà à présent dans le futur. L’occasion d’élargir l’univers et surtout de voir ce que devient la planète Terre avec une nouvelle espèce dominante. Le scénario de La planète des singes : le nouveau royaume se veut très intéressant tant par son originalité que dans son parallèle avec quelques sujets contemporains, à l’instar de la domination sur les espèces plus faibles, sur la réécriture de l’Histoire, sur l’interprétation des écrits de l’époque…
Mais on aurait quand même apprécié que ce soit davantage approfondi, que ça soulève de vrais réflexions comme avait pu le faire la trilogie car c’est ce qui manque ici. Pour autant, on ne décroche pas du métrage. On a un premier acte de découverte de ce nouveau monde, de cette civilisation émergente suivi d’un second acte où certains mystères commencent à se lever quand d’autres se posent et un dernier acte bien plus combattif.
Sans trop en dire, on aurait également aimé avoir quelques explications supplémentaires sur certaines « évolutions » car on reste un peu sur notre faim. La conclusion du film laisse en tout cas clairement sous-entendre qu’une suite va voir le jour en montant encore d’un cran dans ce futur simiesque.
Comme on a fait un bond dans le temps, forcément on découvre de nouveaux personnages et on va se concentrer sur quelques uns. Noa tout d’abord, le protagoniste principal. On s’attache très rapidement à lui tant il veut être la fierté de son père, faire honneur à son clan et qu’il se batte pour protéger les siens. Là où César était porteur d’un message, avait une vision, un objectif… Noa est plus dans l’exploration, le questionnement, l’apprentissage. Il sait l’héritage laissé par César et il veut respecter les origines de sa propre civilisation.
Nova est l’humaine de La planète des singes : le nouveau royaume. Elle aussi possède du mystère qu’on découvrira progressivement. Son rôle soulève quand même certaines questions qui restent sans réponses. Elle est motivée par le désir de sauver l’espèce humaine. Enfin, Proximus n’est pas un antagoniste en soi. Il veut l’unité des singes et ses méthodes sont discutables. Il est loin d’être bête, se réclamant l’héritier de César sans pour autant partager la même vision. Son fond n’est donc pas à déplorer et ses méthodes ne sont pas trop discutables car il est prêt à beaucoup pour protéger ses semblables.
La trilogie avait marqué les esprits par sa qualité technique irréprochable et les mauvaises langues craignaient que Disney, suite au rachat de la Fox, ne massacre ça et… ils avaient tort. En effet, c’est visuellement toujours aussi magnifique. Les primates sont extrêmement réalistes que ça en est perturbant même si on s’y est habitué. Que ce soit la modélisation ainsi que l’animation, c’est propre jusque dans les moindres détails, ce que la caméra ne manque pas de nous dévoiler. Car oui, on ne va pas s’arrêter qu’à des créatures poilues tant les décors sont tout aussi saisissants.
En revanche, la trilogie étant ancrée à notre époque, ici, le monde post-apocalyptique use forcément de bien plus du numérique pour bâtir cette nouvelle Terre où la nature a repris ses droits sur des vestiges de la civilisation humaine.
La mise en scène est travaillée pour à la fois apporter des images fortes par rapport au scénario mais aussi quelques plans « cartes postales ». On ne voit absolument pas les 2h25 passer grâce à un rythme bien géré, aussi bien dans l’action que les séquences plus intimistes. La bande originale suit cette lignée et même si certaines mélodies ne restent pas entêtantes, elles posent clairement une ambiance.
La planète des singes : le nouveau royaume offre un nouveau souffle à la franchise et on a hâte de voyager encore plus dans cet univers qui lance de nouvelles bases.









