L’arme fatale.

Réalisation : Richard Donner.
Scénario : Shane Black.
Production : Joel Silver et Richard Donner.
Musique : Eric Clapton et Michael Kamen.
Société de production : Warner Bros. et Silver Pictures.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 6 mars 1987.
Date de sortie française : 5 août 1987.
Titre original : Lethal Weapon.
Durée : 1h50.
Budget : 15 millions de dollars.
Box-office mondial : 120,2 millions de dollars.
Box-office USA : 65,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 857 521 entrées.
Résumé.
Roger Murtaugh, un policier de 50 ans, se trouve à devoir faire équipe avec Martin Riggs, un policier jeune et tête brûlée. Ils enquêtent sur un meurtre qui les conduit à un trafic de drogues.
Casting.
Martin Riggs : Mel Gibson (VF : Jacques Frantz).
Roger Murtaugh : Danny Glover (VF : Richard Darbois).
Monsieur Joshua : Gary Busey (VF : Thierry Ragueneau).
Peter McAllister : Mitch Ryan (VF : Pierre Hatet).
Michael Hunsaker : Tom Atkins (VF : Marc de Georgi).
Trish Murtaugh : Darlene Love (VF : Thamila Mesbah).
Rianne Murtaugh : Traci Wolfe (VF : Brigitte Berges).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 1985.
Ridley Scott et Leonard Nimoy ont été approché pour le poste de réalisateur.

Bruce Willis, Christopher Reeve, Jeff Goldblum, Michael Douglas, Kurt Russell, Sylvester Stallone et Patrick Swayze ont été envisagés pour le rôle de Martin Riggs ; Willem Dafoe et Christopher Walken pour celui de Monsieur Joshua.
Le tournage s’est déroulé du 6 août à 14 novembre 1986 en Californie.
Notre critique de L’arme fatale.
L’éternelle confrontation de deux policiers, rien de bien folichon.


Il ne faut évidemment pas s’attendre à une merveille du genre. Le scénario est assez minimaliste, sans grands moments marquants et se contenant d’aligner des éléments clichés à savoir trahison, fusillade, drogue, retournements de situations prévisibles… C’est dommage qu’on reste dans du très classique alors que l’espace d’un instant, on avait de quoi approfondir avec Riggs et son traumatisme passé qui aurait pu servir de fil conducteur. L’enquête policière en elle-même n’est pas originale. On retiendra plus une ambiance assez légère avec quelques petites touches comiques mais point trop n’en faut. C’est plus ce qui va démarquer le film du lot pour en faire un polar familial.
Deux policiers que tout oppose. D’un côté Roger, enquêteur sage et respectueux des règles, qui mène une petite vie tranquille et qui veut profiter de sa famille. Il est expérimenté et tient à rester en vie. De l’autre, c’est le contraire. Martin est tout feu tout flamme, préférant l’action et tirer à tout va, ne faisant pas dans la dentelle et la conversation. Pourtant, on le disait, il avait un gros potentiel avec la perte de sa femme qui le rend suicidaire. Cela explique ainsi son comportement de n’avoir plus peur de rien et prenant tous les risques. Leur binôme fonctionne bien car au final, ils s’entendent très vite au lieu de jouer à l’opposition frontale. Quant à l’antagoniste, rien de bien mémorable, juste le grand méchant sans cœur.


Pas de quoi être émerveillé par une réalisation sobre qui n’a rien à offrir. On pouvait alors espérer que les séquences d’action soient percutantes mais c’est raté. Les fusillades sont parfois incohérentes (ces fameuses balles qui ne touchent jamais leurs cibles) et les quelques cascades sont simples. Heureusement, on n’en est pas au stade de s’ennuyer mais certaines scènes tirent un peu en longueur. Concernant les oreilles, elles ne seront pas pleinement satisfaites à cause d’une bande originale oubliable qui ne procurent pas d’ambiance.
L’arme fatale est un polar divertissant mais rien de bien transcendant.

