Le meilleur.

Réalisation : Roshan Sethi.
Scénario : Utkarsh Ambudkar et Jamie King.
Production : Utkarsh Ambudkar , Thomas Kail et Kate Sullivan.
Musique : Jongnic Bontemps et Raashi Kulkarni.
Société de production : Walt Disney Pictures.
Distributeur : Disney+.
Date de sortie USA : 23 juin 2023.
Date de sortie française : 23 juin 2023.
Titre original : World’s best.
Durée : 1h41.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Prem Patel, 12 ans, est un génie des mathématiques. Après le décès de son père, il découvre que ce dernier était une ancienne star du rap. Il décide de maintenir cet héritage pour devenir rappeur également, assisté par le fantôme de son père.
Casting.
Prem : Manny Magnus (VF : Alexis Kokobali).
Suresh : Utkarsh Ambudkar (VF : Fabian Finkels).
Priya : Punam Patel (VF : Muriel Bersy).
Claire : Piper Wallace (VF : Inconnue).
Mercedes : Kayla Njeri (VF : Estelle Strypstein).
Jerome : Max Malas (VF : Tiago Zapico).
Monsieur Oh : Jake Choi (VF : Olivier Premel).
Gabe : Dorian Giordano (VF : Maxym Anciaux).
Brooklyn : Chris River (VF : Mattéo Marchese).
Naomi : Noah Lamanna (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé en Californie et au Canada.

Notre critique de Le meilleur.
Des sujets bien classiques en apparence mais qui peuvent fonctionner.


Pour être honnête, et bien non ça ne fonctionne pas. Si on passe le côté déjà-vu, il y a surtout un manque et pas des moindres pour un métrage de ce genre : les émotions. En effet, alors que le scénario traite du deuil, d’un enfant qui n’a que très peu connu son père, qu’il veut maintenir son passé en mémoire en suivant ses traces, on n’a strictement rien qui va en ce sens. Tout manque de profondeur et ça en devient même inintéressant. L’histoire ne parvient jamais à se sublimer et se contente juste de rester en surface. Les péripéties sont faibles et l’unique « gros » rebondissement est assez ridicule. De plus, on reste trop dans les clichés de « l’intello rejeté » et les morales qui tentent d’être glissées dans l’intrigue ne sont pas suffisamment exploitées pour être justifiées.
Le casting n’est pas mauvais mais rien de bien sensationnel. À l’image du scénario, les personnages ne sont pas bien gérés. Prem souffre de l’absence de son père, souffre à l’école d’être « le petit génie », souffre avec sa mère qui refuse d’avancer… Il mise alors tout sur le passé de son père en tant que rappeur. Il revit, certes, mais c’est trop brutal et on est trop dans les extrêmes du gamin isolé binoclard au petit gilet et aimant les maths à un enfant qui veut en découdre, sans lunettes et arborant la tenue de hip hop et sa chaîne en or. Sa mère avait un potentiel mais elle fait trop du surplace et met du temps à évoluer pour accepter la vérité. Les deux nouveaux amis de Prem sont juste là pour compenser l’ex meilleur ami qui a retourné sa veste pour se faire une image. Claire est l’autre cliché de la fille décalée et intello aux goûts étranges pour les autres, une nouvelle déception d’écriture des personnages. Quant aux antagonistes ridicules, on a tout dit avec un simple mot. Enfin, la présence du père en tant que fantôme ne sert à rien et est plus une projection de l’esprit de Prem qui veut s’auto-convaincre de ce qu’il fait.


Globalement, la réalisation reste très simpliste et n’a rien de bien particulier, si ce n’est par moment des incrustations graphiques des pensées du jeune héros. On est aussi dans un film musical et les passages de rap semblent plus là pour le réalisateur de se faire plaisir en voulant faire des petits clips mais sans grandes inspirations. On pouvait donc se rattraper avec la bande originale car c’est aussi un des fondements du métrage. Les chansons ne sont pas bien mémorables et d’autres productions ont fait mieux dans le même genre. De plus, les paroles sont assez classiques sans vraiment de messages porteurs.
Le meilleur porte très mal son titre car « Le à peine passable » était plus pertinent.

