L’étrange créature du lac noir.
Réalisation : Jack Arnold.
Scénario : Harry Essex et Arthur A. Ross.
Production : William Alland.
Musique : Henry Mancini, Hans J. Salter et Herman Stein.
Société de production : Universal International Pictures.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 5 mars 1954.
Date de sortie française : 13 avril 1955.
Titre original : Creature from the Black Lagoon.
Durée : 1h19.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 1,3 million de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Un paléontologue monte une expédition afin de retrouver l’origine d’un fossile de main d’une espèce inconnue qu’il a trouvé. Sur place, le groupe découvre la présence d’une créature étrange vivant dans les eaux sombres.
Casting de L’étrange créature du lac noir.
Le film a connu deux doublages français.
David Reed : Richard Carlson (VF : Jacques Thebault / Nicolas Marié).
Kay Lawrence : Julia Adams (VF : Therese Rigaut / Céline Mauge).
Mark Williams : Richard Denning (VF : Jean-Claude Michel / Guy Chapelier).
Carl Maia : Antonio Moreno (VF : Raymond Rognoni / Michel Modo).
Lucas : Nestor Paiva (VF : Camille Guerini / Jean-Michel Farcy).
Edwin Thompson : Whit Bissell (VF : Gérard Férat / Régis Reuilhac).
La créature : Ricou Browning et Ben Chapman.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Deux acteurs incarnent la créature. Ricou Browning pour les scènes aquatiques et Ben Chapman pour les scènes terrestres. Le masque qu’ils portaient ne leur donnait qu’une visibilité très réduite.
Le film a été tourné en relief, regardable avec des lunettes spéciales.
Le tournage s’est déroulé du 13 octobre au 15 novembre 1953 en Floride et Californie.
Notre critique de L’étrange créature du lac noir.
Universal continue avec ses monstres mais cette fois-ci aquatique.
Les scénaristes ne se sont pas trop creusés les méninges pour écrire l’histoire. Cette dernière est très classique et dispose d’une structure simpliste. La découverte suivie de l’expédition, les premières morts, la traque, et le combat final. Il n’y a donc pas de grandes surprises et il est même dommage de ne pas avoir creusé davantage sur l’aspect scientifique et humain, comme la réaction des membres du groupe face à une créature inconnue, sur ce qui marque la différence, sur la place de l’Homme dans la nature…
On est plus dans un film d’épouvante bas de gamme, se contentant juste de mettre un prédateur et des proies. On ne ressent pas beaucoup de tensions et c’était clairement inutile de glisser une sorte de romance assez cliché pour l’époque. Il y a aussi trop un caractère manichéen avec les personnages.
On se retrouve avec le scientifique qui veut étudier la bête et révolutionner la paléontologie, de l’autre un meneur d’expédition plus adepte de la chasse et du trophée, avec entre les deux une autre scientifique qui tente de faire le lien entre eux. Ils n’ont pas un réel développement mais ne manque pas pour autant de charisme.
Le casting s’en sort bien même si on ne s’attache pas suffisamment à eux alors quand certains membres deviennent des victimes, ça nous laisse indifférent. Concernant la créature, elle défend son territoire mais on comprend vite aussi qu’elle est attirée par Kay. À nouveau on retrouve la bête amoureuse de la belle. Elle se veut en tout cas intelligente, isolant ses proies et créant des pièges pour parvenir à ses fins.
Histoire simple et réalisation simple. En revanche, elle n’est pas mauvaise. Elle n’use pas de codes caricaturaux de l’épouvante. On reste en plein jour et « l’angoisse » est plus centrée sur les décors. Avec ce lagon mystérieux, cette jungle, cette eau sombre… c’est plus la peur des profondeurs et de l’inconnu qui permet de jouer sur l’horreur. Les scènes aquatiques sont bien gérées et elles occupent une partie non négligeable du film. On salue aussi le travail des artistes sur la conception du costume de la créature, la rendant convaincante. Pour les oreilles, la bande originale est typique des années 1950 pour ce genre de métrage, pas de grandes surprises donc.
L’étrange créature du lac noir se laisse regarder agréablement même si elle n’a rien de très percutant. Un bon film pour l’époque.







