L’homme sans visage.
Réalisation : Mel Gibson.
Scénario : Malcolm MacRury.
Production : Bruce Davey et Dalisa Cohen.
Musique : James Horner.
Société de production : Icon Entertainment International et Icon Productions.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 25 août 1993.
Date de sortie française : 26 janvier 1994.
Titre original : The Man Without a Face.
Durée : 1h55.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 24,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 257 155 entrées.
Résumé.
Lors de l’été 1968, Chuck est un enfant qui veut entrer dans une école militaire mais il n’est pas très doué à l’école. Il va se lier d’affection avec Justin McLeod, un ancien instituteur au visage défiguré vivant en solitaire avec un passé trouble.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting de L’homme sans visage.
Justin McLeod : Mel Gibson (VF : Jacques Frantz).
Charles E. « Chuck » Norstadt : Nick Stahl (VF : Christophe Lemoine).
Catherine Palin : Margaret Whitton (VF : Sylvie Moreau).
Gloria Norstadt : Fay Masterson (VF : Brigitte Bergès).
Megan Norstadt : Gaby Hoffmann (VF : Inconnue).
Wayne Stark : Geoffrey Lewis (VF : Jean-Jacques Moreau).
Carl Hartley : Richard Masur (VF : Michel Papineschi).
Douglas Hall : Michael DeLuise (VF : Emmanuel Curtil).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’homme sans visage est l’adaptation du roman du même nom d’Isabelle Holland publié en 1972.
Mel Gibson réalise ici son premier film.
Harrison Ford, Kevin Costner, Dennis Quaid, Tom Hanks, Robin Williams, William Hurt, Jeff Bridges, Michael Keaton, Andy Garcia, Alec Baldwin, Ray Liotta, Sean Penn et Kurt Russell ont été envisagés pour le rôle de Justin McLeod.
Le tournage s’est déroulé du 3 août au 9 octobre 1992 au Maine.
Notre critique de L’homme sans visage.
Mais qui est cet homme ? Quel est son passé ? Voilà qui donne de quoi cogiter.
La part de mystère est ce qui va être intéressant une partie du film jusqu’à sa révélation. Pour cette première moitié, on voit vraiment l’évolution d’une relation qui reste secrète. D’un côté, un enfant qui va enfin trouver une source de motivation pour s’améliorer à l’école et une méthode qui fonctionne, de l’autre un homme isolé qui va enseigner et reprendre goût à la vie sociale.
Lorsqu’on découvre un élément du passé du professeur, on regrette juste que c’est amené de manière très banal et sans grandes émotions (alors que le potentiel était là). La seconde moitié du scénario va montrer un rapprochement. L’enfant y voit une stabilité et une figure paternelle qu’il n’a pas, un modèle. L’adulte va se sentir comme un parent d’une famille qu’il n’aura jamais.
L’histoire est touchante même si ça manque vraiment d’émotion supplémentaire, de scènes plus dramatiques ou touchantes. Le film va également parler du regard des autres, des traumatismes, de l’isolement, de la détresse psychologique… mais il aurait fallu que ce soit vraiment plus approfondi pour être marquant. En fait, tout ça arrive finalement quasi à la fin du film et c’est ce qu’on aurait aimé avoir tout au long du scénario.
Deux héros pour une relation particulière. Chuck est un jeune garçon qui rêve d’intégrer une école militaire pour faire comme son père qu’il n’a jamais connu mais qu’il idolâtre. Il se sent souvent perdu, même perdu dans ses pensées, ne trouvant pas de stabilité mais qui veut atteindre son objectif. D’abord turbulent, il va devenir petit à petit plus respectueux et instruit. On voit l’enfant grandir spirituellement. Il doit cette évolution à Justin.
Cet homme vit seul et de nombreuses rumeurs court à son sujet à cause de son apparence (la moitié de son visage est brûlé). Il préfère s’exclure mais on sent que son passé le pèse et que c’est ce qui l’a forgé. C’est un enseignant compétent et patient. Mais on se doute qu’il y a encore autre chose dans son passif. Pour la famille recomposée de Chuck, la mère n’est pas très à son écoute, sa grande demi-soeur est une peste et sa petite demi-soeur est toute gentille.
Pour une première réalisation, Mel Gibson fait bien le travail. On regrette juste qu’il n’ait pas osé allé plus loin dans l’audace pour jouer sur cette dualité de son visage avec des effets de style sur l’image, de même que sur l’éclairage. Joué en effet sur la honte, ce qu’on cache aux autres… mais la mise en scène est bien gérée quand même. Pareil pour le rythme car on ne voit pas le temps défiler vu qu’on a envie constamment de découvrir la suite. Déception sur la bande originale sans âme alors que ça aurait pu contribuer à toucher davantage. Beau travail néanmoins sur les maquilleurs pour le visage de Justin.
L’homme sans visage est touchant vu son sujet et sa bonne gestion du mystère.







