L’invasion des profanateurs.
Réalisation : Philip Kaufman.
Scénario : W. D. Richter.
Production : Robert H. Solo.
Musique : Denny Zeitlin.
Société de production : Solofilm.
Distributeur : United Artists.
Première mondiale : 21 décembre 1978 (San Francisco).
Date de sortie USA : 22 décembre 1978.
Date de sortie française : 7 février 1979.
Titre original : Invasion of the Body Snatchers.
Durée : 1h56.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 25 millions de dollars.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Après des soupçons, Elizabeth demande l’aide à son collègue Matthew sur l’agissement étrange des gens. Ils découvrent qu’une plante créée des doubles avant de faire disparaître les originaux.
Casting.
Matthew Bennell : Donald Sutherland (VF : Pierre Santini).
Elizabeth Driscoll : Brooke Adams (VF : Michèle André).
Jack Bellicec : Jeff Goldblum (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Nancy Bellicec : Veronica Cartwright (VF : Michèle Bardollet).
David Kibner : Leonard Nimoy (VF : Denis Savignat).
Geoffrey Howell : Art Hindle (VF : Michel Paulin).
Katherine Hendley : Lelia Goldoni (VF : Julia Dancourt).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’invasion des profanateurs est l’adaptation du roman du même nom de Jack Finney publié en 1955.

Le tournage s’est déroulé du 19 février au 29 avril 1978 en Californie.
Notre critique de L’invasion des profanateurs.
Une invasion alien, ça sent le déjà-vu.
C’est ainsi que l’originalité fait parfois parler d’elle pour apporter une nouvelle approche au genre. Ici, pas d’aliens, pas de vaisseaux spatiaux, pas de haute technologie. Place… aux plantes. On bascule ici à la fois dans la science-fiction mais aussi dans l’horreur. Débutant avec un premier acte mêlant le mystère aux questionnements, le second acte nous entraîne plutôt dans une paranoïa de quelques individus et on nage en pleine confusion (grâce à une bonne écriture) de savoir où est la vérité. Puis le dernier acte est plus intense, laissant la menace de plus en plus visible et l’ambiance est oppressante.
Là où le scénario est intéressant est qu’il ne va pas nous mettre dans une confrontation directe armée. On reste avec de simples gens sans grandes compétences pour ce genre de situation et ça donne quelque chose de plus crédible. On ne saura pas non plus grand chose sur la volonté de ces « aliens » et c’est dommage de ne pas avoir creusé un peu plus cette thématique car leur méthode est ingénieuse.
Petit bémol aussi sur le développement des personnages qui ne sont pas particulièrement réussis. Non pas qu’ils soient mauvais mais on a du mal à s’attacher à eux. Ils n’ont pas de passifs, pas de profondeurs et n’ont pas de personnalité propre. Matthew est très froid, distant, intransigeant et il se trouve face à une situation qu’il ne peut contrôler. Elizabeth est plus apeurée mais elle est surtout la plus perspicace et elle doute d’elle-même quand personne ne veut la croire. Jack est plus « foufou » et n’arrive pas vraiment à s’imposer dans l’intrigue, de même que sa compagne Nancy.
On apprécie beaucoup la réalisation qui arrive à mettre mal à l’aise. Même si elle n’use pas de beaucoup d’effets de style, la gestion de son rythme, de certains angles de caméras… permettent de faire un étau qui se resserre progressivement tout le long du film. On passe aussi beaucoup de temps de nuit, rappelant ainsi le cadre des films d’épouvante. L’effet est réussi car en plus de réduire la visibilité, c’est surtout qu’on doit se méfier de tout le monde du peu qu’on les voit.
Les rares effets spéciaux sont convaincants et c’est particulièrement plaisant de rester dans une simplicité. Le gros point fort du film est sa bande originale avec une musique prenante à base de battements de cœur, rajoutant à la tension déjà bien palpable.
L’invasion des profanateurs est un bon film de science-fiction horrifique qui propose une histoire originale.






