Live !
Réalisation : Bill Guttentag.
Scénario : Bill Guttentag.
Production : Alex Gartner, William Green, Charles Roven et Randy Sosin.
Musique : Phil Marshall.
Société de production : Atlas Entertainment et Mosaic.
Distributeur : Pretty Pictures.
Première mondiale : 28 avril 2007 (Tribeca).
Date de sortie USA : 1er décembre 2009 (directement en DVD).
Date de sortie française : 23 janvier 2008.
Titre original : Live !.
Durée : 1h37.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 2,2 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 130 207 entrées.
Résumé.
Katy Courbet est productrice d’émissions télévisées en quête d’audience et de sensationnalisme. Elle a alors pour projet de produire une émission en direct, Live !, dont le concept est basé sur la roulette russe.
Achats.

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Casting.
Katy Courbet : Eva Mendes (VF : Sandrine Versele).
Rex : David Krumholtz (VF : Inconnue).
Brad : Eric Lively (VF : Bruno Mullenaerts).
Rick : Jeffrey Dean Morgan (VF : Inconnue).
Jewel : Katie Cassidy (VF : Mélanie Dermont).
Byron : Rob Brown (VF : Inconnue).
Pablo : Jay Hernandez (VF : Inconnue).
Abalone : Monet Mazur (VF : Marie Van R).
Don : Andre Braugher (VF : Martin Spinhayer).
Krista : Beau Garrett (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de Live !.
Les coulisses de la télévision qui arrivent sur grand écran tout en dénonçant un sujet, c’est prometteur.
On est vraiment face à un scénario en deux actes bien distincts. La première partie se concentre sur la création d’un projet et tout le cheminement nécessaire, non pas sur la construction du jeu (qui se veut minimaliste) mais bien son parcours avec le juridique, le politique et l’éthique. C’est là que le film est fort car il est une satyre de la société et surtout du voyeurisme, du malsain et de l’argent.
En effet, voir quelqu’un se tuer en direct pour de l’argent créé un engouement glauque envers les spectateurs mais aussi avec les publicitaires qui s’en moquent de leur image tant que ça rapporte. On voit aussi à quel point le puritanisme américain supplante la cervelle qui s’explose en direct. Sans oublier bien sûr le désespoir des candidats ou leur envie de gloire, risquant leur vie pour gagner.
La seconde moitié du scénario est le jeu télévisé en lui-même. Et là on le reconnait, la tension grimpe fortement car même si on sait qu’on regarde un film, cela reflète aussi une réalité où on a un regard captif pour quelque chose de vraiment honteux. Tout est en plus tellement convaincant qu’on se dit que ce type de jeu pourrait réellement exister tôt ou tard.
Katy est une productrice aux dents longues qui repousse toujours plus loin les limites non pas pour le bien-être des spectateurs mais juste pour elle. Elle est égoïste et s’en moque de jouer avec la vie des autres tant qu’elle obtient sa propre gloire. On reconnait qu’elle est combattive, ingénieuse et qu’elle fait tout pour que son projet puisse naître jusqu’au coup de feu final.
D’ailleurs, on verra une évolution en elle car lorsque le vrai jeu démarre, c’est presque une autre facette d’elle-même qu’on voit car elle se rend compte qu’elle créé un monstre. Le réalisateur qui la suit tente d’apporter une autre vision et on regrette juste que ce ne soit pas davantage exploité. Quant aux candidats, on a beaucoup de clichés mais ça permet de démontrer les caricatures recherchées par la télévision pour l’audimat.
La réalisation du film est aussi prenante car elle va bien jouer avec les codes du genre. En effet, la première partie du métrage est tourné comme un documentaire en caméra portée. De cette façon, on est déjà dans le voyeurisme et ça colle parfaitement avec ce que le film veut critiquer. Il y a de bons subterfuges pour justifier que tout est filmé et ça apporte du dynamisme et un sentiment de proximité.
Quant au second acte, le jeu en lui-même, la mise en scène reprend les codes des émissions de divertissement et l’intensité est crescendo. On trouve juste dommage que les décors ne soient pas davantage travaillés. Point fort aussi sur la bande originale qui créée une ambiance oppressante.
Live ! dénonce les dérives du voyeurisme et du jeu télévisé, favorisant l’audience et jouant sur la vie des candidats. Une réalisation prenante sur un scénario captivant et malsain.







