Los Angeles 2013.
Réalisation : John Carpenter.
Scénario : John Carpenter, Debra Hill et Kurt Russell.
Production : Debra Hill et Kurt Russell.
Musique : John Carpenter et Shirley Walker.
Société de production : Paramount Pictures et Rysher Entertainment.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 9 août 1996.
Date de sortie française : 13 novembre 1996.
Titre original : John Carpenter’s Escape from L.A..
Durée : 1h41.
Budget : 50 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 25,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 287 256 entrées.
Résumé.
En 2013, Los Angeles est une ville coupée du reste du pays où l’État ne règne plus. Snake Plissken, prisonnier, est envoyé sur place pour retrouver une valise classée secret défense. En échange, il aura l’immunité et la liberté.
Casting.
Snake Plissken : Kurt Russell (VF : Philippe Vincent).
Utopia : Allison Joy Langer (VF : Inconnue).
Eddie : Steve Buscemi (VF : Philippe Peythieu).
Cuervo Jones : Georges Corraface (VF : lui-même).
Malloy : Stacy Keach (VF : Pascal Racan).
Brazen : Michelle Forbes (VF : Laure Sabardin).
Hershe Las Palmas : Pam Grier (VF : Thierry Desroses).
Président Adam : Cliff Robertson (VF : Jean Négroni).
Taslima : Valeria Golino (VF : Natacha Muller).
Pipeline : Peter Fonda (VF : Hervé Bellon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Los Angeles 2013 est la suite de New York 1997.
Kate Hudson a été envisagée pour le rôle d’Utopia.
Le tournage s’est déroulé du 11 décembre 1995 au 20 mars 1996 au Texas et Californie.
Notre critique de Los Angeles 2013.
Alors que le premier film se suffisait à lui-même sans non plus une très haute qualité, l’idée d’une suite nous paraît bancale.
C’est même la pente descendante. Non pas que c’est une pure catastrophe, c’est juste que c’est exactement le scénario du premier opus sans aucune réelle nouveauté. Encore une mission avec un compte à rebours, encore une ville isolée, encore la loi du plus fort, encore des morts en pagaille, encore un État qui se moque de tout… Bref, du réchauffé. Si au moins le scénario tendait à développer cet univers dystopique, à faire passer des messages sur la société américaine en dérive.
Malheureusement, on s’ennuie ferme du début à la fin et ça ressemble plus à une histoire écrite par des amateurs qui pensent pondre un chef d’oeuvre. La faute aussi à une écriture des dialogues pas très fine. Déception complète donc sur l’intrigue qui ne décolle jamais, qui ne propose pas de grosses péripéties, qui n’insuffle aucune émotion et qui tourne en rond. Pire, certaines scènes sont vraiment ridicules et donnent presque envie de rire si ça ne voulait pas se prendre au sérieux à la base.
Snake n’a pas changé d’un iota entre les deux films. Toujours grincheux, renfermé, sans état d’âme, brutal, violent… Et bien entendu, encore une fois empoisonné et il n’a pas le choix que d’obéir sans prendre de pincettes pour avancer dans sa mission. En général les suites permettent au moins de développer un peu plus le personnage mais ce ne sera pas le cas ici. L’antagoniste autoritaire est une caricature sans cervelle qui règne par les armes et qui organise des « jeux du cirque » pour distraire la foule toute aussi folle que lui. Les autres rôles ne sont pas plus à la hauteur et sont la plupart du temps juste de passage sans donner de plus-value à l’histoire.
Techniquement, ce n’est pas une grande réussite. Si on commence par ce qui fâche, l’arrivée du trucage numérique sans aucune maîtrise. Les scènes en images de synthèse sont laides et grossières mais surtout, sans intérêt. C’est vraiment histoire de donner de la surenchère et de jouer avec de nouveaux outils. Heureusement, la reconstitution d’une ville en ruine est convaincante mais elle rappelle encore bien trop le premier film. Il n’y a pas d’audace pour présenter autre chose. Quant à la bande originale, elle cherche à donner une immersion à chaque séquence entre science-fiction, western, funky… Mais ce n’est guère probant.
Los Angeles 2013 n’aurait jamais du voir le jour car en plus d’être du recyclage, il n’est pas si beau à voir.







