M3GAN.
Réalisation : Gerard Johnstone.
Scénario : Akela Cooper.
Production : Jason Blum, Michael Clear, Couper Samuelson et James Wan.
Musique : Anthony Willis.
Société de production : Atomic Monster, Blumhouse Productions, Divide/Conquer, New Zealand Film Commission et Universal Pictures.
Distributeur : Universal Pictures.
Première mondiale : 7 décembre 2022 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 6 janvier 2023.
Date de sortie française : 28 décembre 2022.
Titre original : M3GAN.
Durée : 1h42.
Budget : 12 millions de dollars.
Box-office mondial : 180 millions de dollars.
Box-office USA : 95,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 480 447 entrées.
Résumé.
Gemma est conceptrice de jouets de haute technologie. Accueillant sa nièce après la mort des parents, elle fabrique M3GAN, une androïde avec une intelligence artificielle. Le jouet apprend vite et va tout faire pour protéger son utilisatrice.
Casting.
Gemma James : Allison Williams (VF : Julia Kaye).
Cady James : Violet McGraw (VF : Marie Braam).
M3GAN : Amie Donald et Jenna Davis (voix) (VF : Sofia Abouatmane).
Cole : Brian Jordan Alvarez (VF : Benjamin Thomas).
Tess : Jen Van Epps (VF : Célia Torrens).
David : Ronny Chieng (VF : Maxime Donnay).
Kurt : Stephane Garneau-Monten (VF : Jonathan Simon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le titre de travail du film était Don’t Meet M3gan.
M3GAN est incarnée par une actrice et danseuse de dix ans lors des scènes en mouvement. Pour les gros plans, un animatronique a été utilisé.
Le tournage s’est déroulé du 10 avril au 19 juin 2021 en Nouvelle-Zélande.
Notre critique de M3GAN.
Le cinéma et les jouets tueurs, pas très novateur.
La nouveauté ici vient du fait qu’on est dans une époque technologique et par conséquent, le jouet l’est également. Le scénario va donc nous présenter une bonne partie du film la conception du projet. Robot perfectionné, interaction réaliste, intelligence artificielle développée, apprentissage en continu pour s’améliorer… Le film va ainsi présenter deux visions de cette technologie. La première sur le côté bénéfique avec le moyen pour un enfant de jouer différemment, d’apprendre mieux, une nouvelle interaction sociale, un réconfort thérapeutique… puis bien sûr, la seconde plus néfaste.
Des directives de protection qui vont loin, une évolution lente mais permanente, tout en montrant aussi la trop forte addiction, l’instabilité émotionnelle d’un enfant avec un tel produit… Le scénario veut donc aussi montrer le besoin important d’un vrai lien entre humain, que la technologie ne peut pas tout remplacer. Chacun se fera donc sa propre opinion. Curieusement, l’horreur n’est donc pas si présente et ce n’est pas une mauvaise chose, permettant d’apporter une bouffée de fraîcheur dans le genre. En revanche, comme souvent, le dernier acte passe la cinquième et gâche un peu tout le travail effectué jusque là.
Gemma est une acharnée de travail qui, à force d’être dans la technologie, en oubliant aussi l’aspect humain. Elle ne sait pas communiquer avec sa nièce, n’est pas assez présente pour elle et plus elle avance sur son produit, plus elle se rend compte de la dérivé du robot. Elle n’est pas une mauvaise personne car elle voit en M3GAN un moyen d’entrer en contact avec l’enfant tout en montrant ses propres soucis. Cady est la nièce traumatisée par la mort de ses parents qui s’est renfermée.
En présence du robot, elle retrouve la joie de vivre mais elle a perdu toute notion de la « réalité ». Elle voit la machine comme une réelle personne au point d’en être obsédée. Son absence la rend malade. Puis évidemment nous avons M3GAN. Débutant comme serviable et docile, elle va outrepasser ses directives et devenir néfaste à force d’apprendre. On voit clairement son évolution jusqu’à sa prise de conscience d’elle-même. Sa jeune actrice la rend très inquiétant car même si ce n’est pas son vrai visage, sa façon de se déplacer est inquiétante.
Film d’horreur et pourtant, la réalisation ne va pas user des stratagèmes habituels. Pas d’ambiance oppressante, pas de sursauts ridicules… C’est même surprenant car ça marche tout autant. En effet, l’horreur est plus quelque chose de psychologique avec la limite en réel et virtuel. Il est donc en effet dommage que les morts, qui arrivent finalement tardivement dans le métrage, se veulent aussi sanglantes et brutales, presque pour faire plaisir à un certain type de public. On salue principalement le travail des techniciens autour de M3GAN avec l’animatronique très convaincant. Déception par contre sur la bande originale qui n’apporte pas de musiques satisfaisantes.
M3GAN est intéressant par son approche de la robotique et de la perte des repères humains, le tout saupoudré d’épouvante étrangement dosé.







