Martyrs.
Réalisation : Pascal Laugier.
Scénario : Pascal Laugier.
Production : Frédéric Doniguian, Richard Grandpierre et Simon Trottier.
Musique : Alex Cortés et Willie Cortés.
Société de production : Eskwad, Wild Bunch, TCB Film, Canal Horizons, Canal+ et CinéCinéma.
Distributeur : Wild Bunch Distribution.
Date de sortie USA : 28 avril 2009.
Date de sortie française : 3 septembre 2008.
Titre original : Martyrs.
Durée : 1h39.
Budget : 2,8 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 91 236 entrées.
Résumé.
Lucie est une survivante de tortures qu’elle a subit étant enfant. Devenue adulte, elle est blessée psychologiquement et veut se venger de ceux qui lui ont fait du mal. Elle sera aidée par son amie Anna.
Achats.

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Casting.
Anna : Morjana Alaoui.
Lucie : Mylène Jampanoï.
Mademoiselle : Catherine Bégin.
Père : Robert Toupin.
Mère : Patricia Tulasne.
Marie : Juliette Gosselin.
Antoine : Xavier Dolan.
Lucie (enfant) : Jessie Pham.
Anna (enfant) : Erika Scott.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le film a échappé de peu à une classification « interdit aux moins de 18 ans ».
Le tournage s’est déroulé au Canada.
Notre critique de Martyrs.
Une histoire de vengeance, ça semble bien classique.
Allons-y sans détour, c’est quoi ce scénario ? Violence, violence, violence et… violence. Du pur gore mais si au moins il y avait un intérêt derrière. En effet, alors que tout semble partir d’une séquestration et d’une torture durant l’enfance qui a causé des dommages psychologiques importants, créant alors un potentiel fort, l’histoire va se réduire à quelque chose de vraiment ridicule et surtout sans grande réflexion. On ne voit vraiment pas où le scénario veut nous conduire si ce n’est choquer à l’outrance.
On enchaîne ainsi des scènes choquantes jusqu’à son final tout aussi glauque et horrible. Il est dommage de voir un naufrage alors qu’il y avait tellement mieux à faire via le plan psychologique, de la détresse mais aussi de la folie malsaine de certains. La première partie du film est pourtant moins stupide que sa seconde qui vire au grand n’importe quoi. Pourtant, le fait de traiter du statut de martyr méritait mieux pour comprendre ce qui le créé et ce qui le nourrit.
On va dire que le casting est convaincant car il n’est pas évidemment de passer son temps à hurler de peur, colère, douleur… pendant quasi tout le film. Si au moins les personnages avaient eu droit à un meilleur traitement… Lucie lance l’intrigue et on voit qu’elle a des dégâts psychologiques, revivant par flash son enfance horrible faite de sévices corporels en tout genre. C’est une survivante qui n’a eu aucun suivi pour se reconstruire et qui est motivée par la vengeance.
Son amie Anna l’aide depuis l’enfance et elle couvre ses arrières. Sauf que là encore, elle n’a pas de profondeur suffisante pour être marquante. Elle va pourtant lutter pour sa vie mais on espérait mieux pour la développer.
On reconnait, le réalisateur parvient à donner une ambiance oppressante et particulièrement malsaine. Et pour cause, il va user et abuser de la violence sanglante, parfois même gratuite, pour vraiment révulser et nous mettre au plus proche des sévices et de la torture. Mais à force de trop en faire, ça finit par nuire au récit car tout le film repose là-dessus. Heureusement, le maquillage n’est pas mauvais et ça évite le caractère « kitch ». Le montage se veut aussi rapide, permettant de donner une tension supplémentaire. Là où curieusement la bande originale peine à se faire une place.
Martyrs avait un bon sujet à développer mais préfère se contenter de mettre la violence physique en avant au détriment de la psychologie.







