Minecraft, le film.
Réalisation : Jared Hess.
Scénario : Chris Bowman et Hubbel Palmer.
Production : Jon Berg, Vu Bui, Roy Lee, Jill Sobel Messick, Jason Momoa, Mary Parent et Torfi Frans Ólafsson.
Musique : Mark Mothersbaugh.
Société de production : Warner Bros., Legendary Entertainment, Vertigo Entertainment, On The Roam, Mojang AB et Mojäng Aktiebola.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 4 avril 2025.
Date de sortie française : 2 avril 2025.
Titre original : A Minecraft Movie.
Durée : 1h41.
Budget : 150 millions de dollars.
Box-office mondial : 954 millions de dollars.
Box-office USA : 423,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 613 303 entrées.
Résumé.
Garret, Henry, Natalie et Dawn traversent un portail qui les conduit à Overworld où le monde entier se veut cubique où tout est possible en création. Afin de retourner chez eux, ils vont devoir maîtriser l’environnement en compagnie de Steve, un expert en fabrication.
Casting.
Steve : Jack Black (VF : Christophe Lemoine).
Garett Garrison : Jason Momoa (VF : Xavier Fagnon).
Henry : Sebastian Eugene Hansen (VF : Tom Trouffier).
Natalie : Emma Myers (VF : Lisa Caruso).
Dawn : Danielle Brooks (VF : Corinne Wellong et au chant Beehan).
Marlène : Jennifer Coolidge (VF : Martine Irzenski).
Malgosha : Rachel House (VF : Laura Felpin).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Minecraft, le film est tiré du jeu vidéo Minecraft créé en 2011.
Le projet débute en 2014.
Shawn Levy a été approché pour le poste de réalisateur.
Le film devait initialement sortir le 24 mai 2019 mais fut repoussé suite au COVID et à la grève à Hollywood.
le tournage s’est déroulé en Nouvelle-Zélande et Canada.
Notre critique de Minecraft, le film.
Phénomène du jeu vidéo pour les plus créatifs, faire un film est une idée vraiment bancale.
S’il n’y avait que l’idée… Le scénario est vraiment catastrophique. D’une part, car le jeu ne permettait pas de réellement créer toute une histoire autour, surtout en conciliant personnages humains avec l’univers des cubes. Il y a énormément de facilités scénaristiques qui n’ont pas d’explications, c’est comme ça et puis c’est tout. De ce fait, les non connaisseurs de ce jeu vont se retrouver largués tant le fan service est au rendez-vous. D’autre part, car l’intrigue en elle-même est vraiment minimaliste.
On est dans un film d’aventure alors on va enchaîner les péripéties en tout genre, plus ou moins palpitantes, le tout saupoudré d’humour. Bien trop d’humour justement que ce sont des gags grotesques et des dialogues tout aussi ridicules. Enfin, ne vous attendez pas à quelques messages porteurs car même le fait d’être un « loser » qui veut s’en sortir n’est jamais exploité. La seconde intrigue dans le monde réel est tellement bête et inutile que ça gâche encore plus le gâchis existant.
Steve est l’expert des lieux mais Jack Black en fait des tonnes pour rendre son personnage amusant. On peut dire la même chose de Jason Momoa qui semble être là par pur délire. Pourtant son personnage avait un peu de potentiel en étant un ancien champion de jeu vidéo avec son style bien à lui et qui va tout perdre s’il rate cette quête. Henry est un petit génie créatif et c’est le plus normal de la bande, se trouvant enfin à sa place sans être moqué par les autres. Dommage là aussi que ce ne soit pas plus exploité.
Sa sœur fait du mieux qu’elle peut pour remplacer leur défunte mère mais on ne la voit pas assez. De même pour l’agente immobilière qui n’a aucun intérêt dans le film. Du côté du monde cubique, aucun personnage ne sort clairement du lot et même l’antagoniste reste clichée.
Un monde cubique, ça on le reconnait bien. Les artistes se sont amusés à recréer tout un univers et le résultat est vraiment sympathique à voir. On a droit à différents biomes, différents villages et autres cultures. C’est bien la seule réussite avec la qualité des effets visuels. En effet, on est à la fois dans un environnement numérique mais aussi concret et ça permet d’être plus dans l’immersion. Bémol par moment quand même avec la présence de fonds verts trop flagrants.
En fait, tout passe quand c’est 100% virtuel mais dès qu’un acteur est devant une vaste étendue ou devant de grosses séquences, c’est trop flagrant. En revanche, la réalisation veut toujours trop en faire que ça finit par nuire. Trop d’action, trop de rythme, trop d’explosion… ça n’en finit jamais. On regrette même que tout le côté créatif improvisé ne soit pas plus mis en avant. Quant à la bande originale, elle est correcte mais les rares chansons écrites pour le film sont pathétiques.
Minecraft, le film est plus proche de la destruction généralisée que d’une pure réussite créative. Ce n’était clairement pas le jeu vidéo qui méritait une adaptation cinématographique.







