Misery.
Réalisation : Rob Reiner.
Scénario : William Goldman.
Production : Rob Reiner et Andrew Scheinman.
Musique : Marc Shaiman.
Société de production : Castle Rock Entertainment et Nelson Entertainment.
Distributeur : Columbia Pictures.
Date de sortie USA : 30 novembre 1990.
Date de sortie française : 13 février 1991.
Titre original : Misery.
Durée : 1h48.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 61,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 357 837 entrées.
Résumé.
Paul Sheldon est un écrivain à succès avec ses romans Misery. Suite à un accident de voiture, il est recueilli par Annie Wilkes, une très grande fan. Lorsqu’elle découvre que l’auteur a tué son personnage favori, elle le séquestre et lui demande d’écrire un nouveau roman.
Achats.

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Casting.
Paul Sheldon : James Caan (VF : Bernard Tiphaine).
Annie Wilkes : Kathy Bates (VF : Denise Metmer).
Buster : Richard Farnsworth (VF : Henri Labussière).
Virginia : Frances Sternhagen (VF : Nadia Barentin).
Marcia Sindell : Lauren Bacall (VF : Nadine Alari).
Libby : Graham Jarvis (VF : Antoine Marin).
Pete : Jerry Potter (VF : Yves Barsacq).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Misery est l’adaptation du roman du même nom de Stephen King publié en 1987.
Jessica Lange, Anjelica Huston, Bette Midler et Barbra Streisand ont été envisagées pour le rôle d’Annie Wilkes ; Dustin Hoffman, Robert DeNiro, Jack Nicholson, Gene Hackman, Warren Beatty, Jeff Daniels et Ed Harris pour celui de Paul Sheldon.
Le tournage s’est déroulé du 20 février au 31 mai 1990 Nevada et Californie.
Notre critique de Misery.
Une histoire de séquestration, rien de bien folichon vu que c’est assez classique.
C’est pour ça qu’il faut que le fond soit mieux travaillé et c’est chose faite ici. Ce n’est pas un simple enfermement car ça va aller au-delà avec l’obsession d’une fan. On assiste alors à un jeu de dupe entre la passionnée maladie et l’auteur qui va tout faire pour s’en sortir. C’est un scénario qui mise donc beaucoup sur le psychologique et qui ne cherche pas à choquer (même si une scène restera culte pour son intensité brutale).
L’histoire va également aborder ce que l’isolement peut provoquer chez une personne déjà fragile mentalement mais également que la créativité est ici malmenée car c’est un produit de commande plus qu’une envie. On a hâte de voir comment l’intrigue peut se conclure car on n’est pas dans de la survie physique mais plus une lutte mentale. Il est juste dommage que l’intrigue sur le shérif qui enquête ne soit pas davantage exploitée.
Car le vrai atout du film est le traitement de ses personnages. Paul est un écrivain qui veut en finir avec son personnage pour partir sur autre chose. Blessé, coincé dans son lit, il ne doit sa vie qu’à son imagination pour écrire un nouveau roman. Il est obligé de mentir, séduire, amadouer… et on compatit pour lui. Le grand talent réside en Kathy Bates qui incarne Annie.
Elle est magistrale tant son rôle ne cesse de passer d’un extrême à l’autre. Par moment elle est tendre, attentionnée, douce… sur d’autres, elle se veut irritable, colérique, impulsive et même violente. On ne sait jamais quelle facette d’elle-même elle va présenter et ça le rend dangereuse. Son obsession pour le personnage de Misery est parce qu’elle s’incarne en elle et elle voit en l’auteur une façon de s’offrir une vie plus heureuse.
La mise en scène est sobre et même un peu trop à notre goût. Même si l’ambiance est pesante sur certaines scènes, il n’y a pas beaucoup d’effets de style pour marquer davantage l’emprisonnement, l’isolement, la folie… On regrette car c’est un fort potentiel qui aurait pu démarquer clairement le film du lot. Il n’y a pas non plus vraiment de tension malgré l’histoire lugubre. Même la bande originale est trop discrète et n’a rien de bien particulier à offrir.
Misery est un thriller efficace par son histoire et surtout ses personnages mais qui aurait mérité mieux dans la réalisation.







