Mother!
Réalisation : Darren Aronofsky.
Scénario : Darren Aronofsky.
Production : Darren Aronofsky, Scott Franklin et Ari Handel.
Musique : Jóhann Jóhannsson.
Société de production : Paramount Pictures et Protozoa Pictures.
Distributeur : Paramount Pictures.
Première mondiale : 5 septembre 2017 (Venise).
Date de sortie USA : 15 septembre 2017.
Date de sortie française : 13 septembre 2017.
Titre original : Mother!.
Durée : 2h01.
Budget : 30 millions de dollars.
Box-office mondial : 44,5 millions de dollars.
Box-office USA : 17,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 349 555 entrées.
Résumé.
Un couple vit dans une maison qu’elle rénove tandis que lui cherche à écrire. Lorsqu’un autre couple débarque à l’improviste, c’est le début du chaos.
Achats.

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Casting.
Mère : Jennifer Lawrence (VF : Kelly Marot).
Lui : Javier Bardem (VF : Jérémie Covillault).
L’homme : Ed Harris (VF : Georges Claisse).
La femme : Michelle Pfeiffer (VF : Emmanuelle Bondeville).
Le fils aîné : Domhnall Gleeson (VF : Bertrand Suàrez-Pazos).
Le fils cadet : Brian Gleeson (VF : Jean Rieffel).
Le fanatique : Stephen McHattie (VF : Emmanuel Karsen).
Le héraut : Kristen Wiig (VF : Marie Giraudon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le scénario a été écrit en cinq jours.
Le tournage s’est déroulé de juin à août 2016 au Canada sous le titre Day 6 (« Jour 6 »).
Notre critique de Mother!.
Dit comme ça, le résumé ne fait pas rêver mais vu le réalisateur, on sait qu’il ne faut pas se fier aux apparences.
Clairement, c’est un scénario qui ne peut laisser indifférent car il est malaisant et surtout libre à interprétation. En effet, le début est plutôt « correct » même si on commence à y déceler quelques messages et plus l’intrigue avance et plus ça va s’amplifier jusqu’à aller vraiment loin. Trop loin ? Pas nécessairement. On est obligé de spoiler un peu.
L’histoire semble à la fois être une représentation biblique sur la première partie avant d’être une allégorie de l’humanité, de la planète… et de montrer tous les travers que ça peut avoir tout en ayant toujours cette dimension religieuse. Tout s’emmêle et on peut ainsi interpréter le film de plusieurs façons. Ce n’est pas du tout un film qui donne le sourire car l’ambiance est lourde et presque angoissante. On voit ainsi la destruction de la planète, la descente aux enfers de l’humanité…
Casting épatant et en particulier Jennifer Lawrence. Cette dernière est bricoleuse et rénove toute la maison. Elle va être l’observatrice du film en se trouvant totalement désemparée par tout ce qui va se passer. Elle perd pied de plus en plus, passant de l’amour au désespoir, par la colère et la folie. On comprend qu’elle incarne, comme le titre du film l’indique, la « Mère » et en particulier Mère Nature. Elle va sombrer comme la planète.
Elle est en couple avec un écrivain en panne d’inspiration qui va retrouver le pouvoir d’écrire tout en cherchant à ouvrir son cœur à tout le monde, aidant les gens et prenant plaisir à être vénéré par ses fans. C’est un créateur et même LE Créateur. On voit ainsi l’opposition naître entre la femme et l’homme et donc entre Dieu et la Nature, l’un cherchant la gloire pour son ego et l’autre cherchant à sauver le monde. Les différents personnages qui sont de passage ont soit une dimension biblique (la première famille qu’on voit rappelle la Genèse) tandis que les autres servent à montrer les différentes facettes de l’humanité.
Avec un tel réalisateur, on se doutait que la mise en scène allait être fort. Le film va en effet crescendo en intensité. On pourrait dire qu’on fait l’histoire de l’humanité récapitulée en deux heures. Le film est donc de plus en plus rythmé. C’est ce qui va contribuer à cette ambiance pesante en plus d’avoir une colorimétrie sombre (car les rares vues lumineuses et colorées du jardin sont vues de loin). L’autre élément important du film est la maison. Simple d’apparence, elle va symboliser ainsi la reconstruction mais aussi la destruction. Elle est à l’image de l’histoire.
Mother! va en déstabiliser plus d’un à travers une œuvre très particulière qui est une allégorie de beaucoup de choses.







