Mystère à Venise.

Réalisation : Kenneth Branagh.
Scénario : Michael Green.
Production : Judy Hofflund et Mark Gordon.
Musique : Hildur Guðnadóttir.
Société de production : 20th Century Studios.
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Date de sortie USA : 15 septembre 2023.
Date de sortie française : 13 septembre 2023.
Titre original : A haunting in Venice.
Durée : 1h44.
Budget : 60 millions de dollars.
Box-office mondial : 122,3 millions de dollars.
Box-office USA : 42,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 756 736 entrées.
Résumé.
Hercule Poirot a pris sa retraite à Venise. Son amie Ariadne l’invite à une soirée de spiritisme dans une villa où une fille est morte quelque temps auparavant. Le détective va commencer à s’interroger sur le monde du paranormal pour résoudre une nouvelle enquête.
Casting.
Hercule Poirot : Kenneth Branagh (VF : Bernard Lanneau).
Ariadne Oliver : Tina Fey (VF : Stéphanie Lafforgue).
Rowena Drake : Kelly Reilly (VF : France Renard).
Maxime Gerard : Kyle Allen (VF : Gauthier Battoue).
Olga Seminoff : Camille Cottin (VF : elle-même).
Leslie Ferrier : Jamie Dornan (VF : Valentin Merlet).
Leopold Ferrier : Jude Hill (VF : Noé Henri Rouillard).
Nicholas Holland : Ali Khan (VF : Philippe Vanasse-Paquet).
Desdemona Holland : Emma Laird (VF : Chloé Renaud).
Vitale Portfoglio : Riccardo Scamarcio (VF : Sylvain Agaësse).
Joyce Reynolds : Michelle Yeoh (VF : Yumi Fujimori).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Mystère à Venise est l’adaptation du roman La fête du potiron d’Agatha Christie publié en 1969.
C’est la suite de Le crime de l’Orient-Express (2017) et sa suite Mort sur le Nil (2022).

Le tournage s’est déroulé en Italie et en Angleterre.
Notre critique de Mystère à Venise.
Après deux opus, ce troisième nous oriente vers quelque chose de plus horrifique et ça a de quoi plaire en apparence.


Même joueur pour nouvelle enquête. On sent clairement un copier/coller du concept même si ça ne fait que reproduire les romans d’Agatha Christie. En effet, plusieurs suspects dans un lieu clos, des interrogatoires… Après un premier acte centré sur le meurtre, toute la suite ne repose que sur chaque protagoniste qui va témoigner face à Poirot. Malheureusement, l’enquête est bien trop simpliste. On sent quand même une faiblesse dans l’écriture et ne donne ainsi pas une histoire clairement mémorable. Pourtant, il y a de bonnes idées comme le fait que Poirot n’a pas son intellect habituel. On va ainsi flirter entre réel et paranormal, même si on sait qu’il y a forcément une explication logique. De plus, il va trop y avoir cet effet angoissant pour nous interroger mais ça en devient trop fréquent et ça nuit à l’objectif visé. Même le moment de la révélation manque d’envergure. Par chance, on aura droit à une unique surprise sur la fin du film qu’on n’avait pas vu venir.
En revanche, Hercule Poirot gagne en intérêt. On l’avait connu brillant et à l’esprit vif mais ici, il est plutôt en faiblesse. Il veut mener l’enquête mais comme tout son environnement le perturbe, il se demande si les fantômes peuvent exister. Il a des hallucinations, des visions visuelles et sonores. Du côté des suspects, on a de tout et ça donne plusieurs pistes car chacun peut avoir une motivation pour tuer. On n’arrive pas à s’attacher à qui que ce soit pour autant car justement il y a trop de personnages pour les développer correctement. Surtout qu’au final, tous semblent un peu lié à l’affaire et coupable à la fois, comme pour les précédents métrages d’Hercule Poirot. Quant à l’assistance de Poirot, elle en fait malheureusement trop. Voulant profiter de la situation pour un scoop afin d’écrire un roman, elle se veut trop présente.


Cependant, tout n’est pas mauvais et c’est la réalisation qui est plutôt plaisante. Le réalisateur a décidé d’amplifier le scénario en jouant sur le cadrage. Ce dernier se veut souvent en contre-plongée, comme si c’était un fantôme qui observait la scène. On retrouve aussi une image parfois excentrée, cassant le réglage idéal, afin de donner un sentiment de malaise. Le lieu aussi joue beaucoup mais parfois trop. Voulant tenter le film d’épouvante, les bruits sourds, les sursauts, les coups de tonnerre… sont monnaie courante ici. Cela tranche avec le reste de la saga et ça passe plutôt bien. Il est aussi un peu cliché de commencer et finir le film dans le jour tandis que toute l’enquête se déroule la nuit par temps d’orage. Dommage juste que la bande originale ne suive pas la même lignée pour donner un peu plus de tension.
Mystère à Venise a tenté l’originalité avec l’épouvante mais donne un air de déjà-vu pour une enquête peu passionnante.

