Night Watch.

Réalisation : Timour Bekmambetov.
Scénario : Timour Bekmambetov et Laeta Kalogridis.
Production : Konstantin Ernst, Anatoli Maksimov, Varvara Avdiouchko et Alekseï Koublitski.
Musique : Pleymo et Iouri Poteïenko.
Société de production : Bazelevs Production, Channel One Russia et TABBAK.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Sortie russe : 8 juillet 2004.
Date de sortie USA : 17 février 2006.
Date de sortie française : 28 septembre 2005.
Titre original : Ночной дозор.
Durée : 1h55.
Budget : 4,2 millions de dollars.
Box-office mondial : 50,3 millions de dollars.
Box-office USA : 1,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 174 375 entrées.
Résumé.
Après des siècles de paix, les Autres, divisés entre les forces de la Lumière et de l’Ombre surveillés chacun par des Gardiens, vont voir leur équilibre menacé.
Casting.
Anton Gorodetsky : Constantin Khabenski (VF : Philippe Vincent).
Geser : Vladimir Menchov (VF : Michel Fortin).
Le père de Kostya : Valery Zolotoukhine (VF : Jean Lescot).
Svetlana : Maria Porochina (VF : Catherine Cyler).
Olga : Galina Tiounina (VF : Diane Valsonne).
Kostya : Alexeï Tchadov (VF : Bernard Gabay).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Night Watch est l’adaptation du roman Night Watch : Les Sentinelles de la Nuit de Sergueï Loukianenko publié en 1998.
Le projet débute en 2000. Ce devait être une mini-série destinée à la télévision.
Seize studios d’effets visuels ont travaillé sur ce film.

La version internationale du film (donc la française) est différente de la version russe avec des modifications de scènes, des suppressions de personnages, des changements de répliques…
Le long-métrage a cartonné en Russie, dépassant le box-office locale de Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau.
Le tournage s’est déroulé en Russie.
Notre critique de Night Watch.
L’éternel film fantastique du bien contre le mal. Sauf que là, c’est un film russe.


Le sujet a été mainte fois traité au cinéma qu’on en connait tous les rouages. Parfois ça passe très bien, d’autres fois c’est mitigé et pour le reste, c’est une catastrophe. Ce film en fait partie. Après une séquence d’ouverture nanardesque répondant à tous les stéréotypes du genre, le reste du scénario est très brouillon et même chaotique qu’on finit par ne plus comprendre grand chose. C’est d’un ennui terrible avec des péripéties sans queue ni tête et une absence complète d’émotions. Le pire c’est que ça dure deux heures sans jamais rien proposer à part tous les clichés. Le bien gentil, le méchant vampire, la guerre, les prophéties, l’élu… et tout ça dans un monde moderne. On vire dans le grand n’importe quoi et l’intrigue ne se réveille jamais.
Comme le scénario, les personnages ne sont pas des plus travaillés à tel point qu’on s’en moque complet. Ils sont superficiels, sans aucun charisme ni même au moins une personnalité. Même ce qui semble être le protagoniste principal ne crève pas l’écran et son importance est confuse. On ne saisit pas bien non plus ce qui est le bien du mal car les motivations sont floues. Le casting est d’ailleurs assez mauvais où chacun semble se demander ce qu’il fait, ne proposant aucune intensité dans leur jeu.


Jamais deux sans trois dit l’expression, la réalisation est aussi une calamité. Les effets artistiques semblent être fait par un réalisateur sous LSD à travers des séquences digne d’un clip épileptique. Sans oublier évidemment des effets visuels du niveau d’un téléfilm diffusé un après-midi. C’est grotesque de bout en bout tant on tombe dans la surenchère sans aucun intérêt. Les scènes d’actions sont d’ailleurs une misère… Enfin, la bande originale serait presque l’élément le moins pire du film à l’exception des musiques explosives à s’en péter les tympans qui ne collent absolument pas à l’image.
Night Watch est une catastrophe.

