Rocky III : l’œil du tigre.
Réalisation : Sylvester Stallone.
Scénario : Sylvester Stallone.
Production : Irwin Winkler et Robert Chartoff.
Musique : Bill Conti.
Société de production : Chartoff-Winkler Productions et United Artists.
Distributeur : MGM/UA Entertainment Company.
Date de sortie USA : 28 mai 1982.
Date de sortie française : 12 janvier 1983.
Titre original : Rocky III.
Durée : 1h40.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : 270 millions de dollars.
Box-office USA : 125 millions de dollars.
Entrées françaises : 3 053 584 entrées.
Résumé.
Rocky Balbo mène une vie aisée et enchaîne les titres de champions. Il est mis au défi par Clubber Lang, un boxeur motivé pour lui prendre son titre.
Achats.

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Casting de Rocky III : l’œil du tigre.
Robert « Rocky » Balboa : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Adrian Balboa : Talia Shire (VF : Béatrice Delfe).
Clubber Lang : Mister T. (VF : Pierre Garin).
Apollo Creed : Carl Weathers (VF : Med Hondo).
Paulie Pennino : Burt Young (VF : Serge Sauvion).
Mickey Goldmill : Burgess Meredith (VF : Jacques Dynam).
Duke : Tony Burton (VF : Georges Atlas).
Lèvres de Feu : Hulk Hogan (VF : Jacques Richard).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Rocky III : l’œil du tigre est la suite de Rocky et Rocky II : la revanche.
La statue de Rocky présente dans le film est toujours exposée au Philadelphie Muséum of Art.
Le tournage s’est déroulé de mars à juin 1981 en Pennsylvanie et Californie.
Notre critique de Rocky III : l’œil du tigre.
Troisième film de la saga, le risque de l’essoufflement ou du renouveau se fait sentir.
Il y a un peu des deux. Déjà, changement majeur, la vie privée de Rocky est à peine montrée. Tout ce qu’on y voit est qu’il a obtenu beaucoup de succès, beaucoup de titres, beaucoup de popularité et de richesses. Ensuite, tout le film est centré sur la boxe. C’est là qu’on va retrouver un schéma déjà vu dans les films de sport où le champion perd de sa superbe et va devoir relever la barre après un entraînement intensif.
Cela montre que ce n’est pas parce qu’on a atteint le sommet qu’il faut se reposer sur ses lauriers. Le scénario cependant n’arrive pas à être suffisamment prenant. À part deux scènes qui se veulent émouvantes, on retombe trop dans l’entraînement puis les combats et on tourne un peu en rond. Encore une fois, on sent qu’il y a des tentatives d’apporter du sérieux et des thématiques intéressantes mais ce n’est pas suffisamment développé.
Rocky vit dans sa zone de confort avec sa vie luxueuse et ses trophées. Là où son développement vaut le détour est qu’il est devenu ce qu’était Creed dans le premier film : trop sûr de lui. Alors forcément, une défaite et c’est la chute libre. Il va se mettre à douter, à se rendre compte qu’il n’est plus à la hauteur, que tout peut s’effondrer si on ne se bat pas assez pour maintenir ce qu’on a.
Adrian va aussi surprendre. Fini la femme timide et réservée et voilà l’épouse et mère bien plus libre de parler. Elle va être la voix de la conscience de Rocky et le remettre à sa place quand il faut. Autre surprise, le retour de Creed mais sous une forme plus humaine. Il a admis sa défaite et il voit en Balboa ce qu’il était. Il va l’entraîner, lui remonter le moral, en faire une bête de ring. Leur relation a tellement évolué qu’elle est presque touchante. Quant au nouvel adversaire, dommage de rester toujours dans la caricature de la grande gueule prétentieuse qui veut tout détruire sur son passage.
Pas grand chose de particulier sur la réalisation. On reste toujours dans quelque chose de simple et c’est regrettable que la saga n’obtienne pas sa propre identité de mise en scène. Le film dispose de bien plus de scènes de combat sur le ring mais aucune ne marque vraiment les esprits. Même les séquences d’entraînement n’ont pas cette plus-value qu’avaient les deux premiers métrages. Tout ce qu’on retient surtout est la nouvelle chanson du film qui va rester culte par la suite et qui colle parfaitement avec l’image.
Rocky III : l’œil du tigre commence à vaciller avec un petit essoufflement pour se renouveler.







