Rocky.
Réalisation : John G. Avildsen.
Scénario : Sylvester Stallone.
Production : Irwin Winkler et Robert Chartoff.
Musique : Bill Conti.
Société de production : Chartoff-Winkler Productions.
Distributeur : United Artists.
Première mondiale : 20 novembre 1976 (New York).
Date de sortie USA : 3 décembre 1976.
Date de sortie française : 25 mars 1977.
Titre original : Rocky.
Durée : 1h59.
Budget : 1 million de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 117,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 664 966 entrées.
Résumé.
Rocky Balbo, surnommé l’étalon italien, est un petit boxeur de quartier. Le champion expérimenté Apollo Creed veut le défier sur un ring et le gagnant sera déclaré nouveau champion du monde.
Achats.

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Casting.
Robert « Rocky » Balboa : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Adrianna « Adrian » Pennino : Talia Shire (VF : Béatrice Delfe).
Paulie Pennino : Burt Young (VF : Serge Sauvion).
Apollo Creed : Carl Weathers (VF : Med Hondo).
Mickey Goldmill : Burgess Meredith (VF : Maurice Chevit).
Monsieur Jergens : Thayer David (VF : Jean-Henri Chambois).
Tony Gazzo : Joe Spinell (VF : Marc de Georgi).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Sylvester Stallone a eu l’idée de ce film suite au combat de boxe entre Chuck Wepner et le champion en titre Mohamed Ali le 24 mars 1975.
Sylvester Stallone a écrit le scénario en trois jours.
Robert Redford, Burt Reynolds et Nick Nolte ont été envisagés pour le rôle de Rocky Balboa. Stallone s’est battu pour avoir le rôle, ce à quoi les studios ont décidé de réduire le budget de moitié pour limiter les risques financiers.
Susan Sarandon, Cher et Bette Midler ont été envisagées pour le rôle d’Adrian.
Le budget restreint a contraint les techniciens à s’adapter. Les scènes de jogging de Rocky ont été tourné sans autorisation dans les rues de Philadelphie. On peut voir les passants non pas regarder Rocky mais bien des gens curieux de voir un homme courir se faire filmer. L’un des commerçants lancent même un fruit à Stallone, ce qui n’était pas prévu dans le scénario. De même, la scène de la patinoire devait avoir bien plus de figurants mais la production n’avait pas les moyens. C’est pourquoi Rocky et Adrian sont seuls.
Les deux tortues présentes dans le film ont été gardées par Sylvester Stallone.
Le tournage s’est déroulé du 9 janvier au 5 mars 1976 en Pennsylvanie et Californie.
Notre critique de Rocky.
Film sur de la boxe, on espère un scénario qui tiendra la route et qui échappera aux clichés.
On est plutôt mitigé sur le rendu du scénario. D’un côté, il y a de bonnes choses comme le rêve américain de la réussite, le petit boxeur qui aimerait une vie meilleure, la misère sociale de l’époque, l’espoir d’obtenir mieux mais qui sera un grand défi… et un peu le parallèle avec la vie personnelle de Stallone qui est un jeune acteur qui veut percer. Le tout est assez bon mais ça ne va pas assez en profondeur. Dommage car il y avait matière à faire pour rehausser l’histoire.
De l’autre, la structure du film est assez prévisible avec le « avant » pour poser les bases, puis l’entraînement de Rocky qui se veut assez surprenant et enfin le grand combat tant attendu. Pas de grosses surprises jusqu’à la romance qui n’apporte pas réellement quelque chose au film. On regrette aussi que l’intrigue ne soit pas plus émouvante de voir un gars d’en bas grimper les échelons.
Stallone livre une performance correcte. Rocky est ainsi un boxeur qui se démène pour gagner sa vie jusqu’à faire des à-côtés peu reluisants pour boucler les fins de mois. Il est un peu simple et ça reflète ainsi le citoyen classique. Il rêve de plus grand et il va prendre l’occasion qui se présente à lui. Pour autant, il ne va pas prendre la grosse tête. Son personnage est en effet attachant car la vie n’est pas facile mais ça ne le démoralise pas pleinement. On voit ses doutes et ses failles mais aussi sa rage de réussir.
Adrian en revanche n’a pas un développement prenant. Elle vit dans l’ombre de son frère (qui se veut plutôt insupportable) et est un peu renfermée sur elle-même. Elle n’est là que pour l’intrigue amoureuse alors qu’elle pouvait apporter plus dans la vie de Rocky. Quant à Creed, lui a l’ego du champion qui étale sa richesse et veut se faire un petit boxeur pour s’amuser. On ne le voit pas assez néanmoins dans le film.
Nous ne sommes pas face à une réalisation mémorable. C’est sobre, pas de folie particulière mais dans un sens, ça reflète aussi l’ambiance qui se dégage du métrage. On est dans quelque chose d’assez triste. C’est comme si tout était fait pour symboliser le désespoir et ça fonctionne bien pour ça. La séquence finale du combat offre du rythme même si la tension n’est pas suffisamment présente vu les enjeux. La bande originale n’est marquante que lors de la scène du jogging qui va en faire une musique devenue culte, pour le reste, elle se veut trop discrète.
Rocky est un film plutôt correct mais qui reste trop en surface malgré les sujets qu’il traite.







