Souviens-toi… l’été dernier.
Réalisation : Jim Gillespie.
Scénario : Kevin Williamson.
Production : Stokely Chaffin, Erik Feig et Neal H. Moritz.
Musique : John Debney.
Société de production : Mandalay Entertainment, Original Film et Summer Knowledge LLC.
Distributeur : Columbia Pictures.
Date de sortie USA : 17 octobre 1997.
Date de sortie française : 28 janvier 1998.
Titre original : I Know What You Did Last Summer.
Durée : 1h41.
Budget : 17 millions de dollars.
Box-office mondial : 125,6 millions de dollars.
Box-office USA : 72,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 274 890 entrées.
Résumé.
Une nuit d’été, Julie, Helen, Barry et Ray percutent un homme sur la route. Sous la panique, ils dissimulent le corps après l’avoir achevé. Un an plus tard, quelqu’un leur rappelle leur crime.
Casting de Souviens-toi… l’été dernier.
Julie James : Jennifer Love Hewitt (VF : Magali Barney).
Helen Shivers : Sarah Michelle Gellar (VF : Valérie Siclay).
Barry William Cox : Ryan Phillippe (VF : David Krüger).
Ray Bronson : Freddie Prinze Jr. (VF : Pierre Tessier).
Elsa Shivers : Bridgette Wilson (VF : Marjorie Frantz).
Max Neurick : Johnny Galecki (VF : Lionel Melet).
Melissa « Missy » Egan : Anne Heche (VF : Sophie Arthuys).
Benjamin « Ben » Willis : Muse Watson (VF : Georges Poujouly).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Souviens-toi… l’été dernier est l’adaptation libre du roman Comme en un mauvais rêve de Lois Duncan publié en 1973.
L’auteur s’est opposé au film à cause de toute la modification de l’intrigue et qu’il en soit fait un slasher.
Le tournage s’est déroulé de mars à juin 1997 en en Californie et Caroline du Nord.
Notre critique de Souviens-toi… l’été dernier.
Film d’horreur avec de jeunes adultes, des meurtres, du mystère… une recette éculée.
La structure est bien classique mais elle va aussi donner une forme d’intérêt pour démêler la vérité. Après une introduction classique, vient alors la séquence « choc » de l’accident et des décisions stupides faites sous la pression. Saut dans le temps et la vie s’est refaite jusqu’au premier message. C’est là qu’on va avoir comme seule envie de déterminer qui est le tueur. Les quatre amis sont traqués mais pas pour être tués mais plus pour leur faire faire un faux pas. C’est de la pression, jouer avec leurs nerfs…
Néanmoins, à part déterminer l’identité du traqueur, le scénario ne décolle pas vraiment. On ne ressent pas d’oppression, de tension. Par chance, ça ne donne pas envie de rire dans la stupidité des situations. Il y a une forme de sérieux dans l’écriture. On aurait apprécié que ça joue davantage encore sur la psychologie car il y avait un bon potentiel de jouer avec les remords.
Quatre amis et quatre personnalités. Julie est ce qu’on pourrait qualifier d’héroïne principale. Elle est la plus posée, la plus intelligente pour trouver les informations et la plus raisonnable dans ses actes. Helen est sur l’image en ayant des prix et la popularité mais elle est celle qui panique le plus facilement. Barry est plus impulsif, plus irréfléchi et plus prompt à la violence plutôt qu’à l’intelligence. Quant à Ray, on le voit moins et malgré sa responsabilité en ayant conduit la voiture, il ne semble pas plus traumatisé que ça.
Ils sont assez clichés mais le tueur l’est d’autant plus. Si sa tenue vestimentaire de pêcheur est originale et son arme surprenante (un crochet), il a la caricature de la force, de la rapidité extrême pour bouger d’un lieu à un autre et ses traques se font en marchant tranquillement, laissant le temps à ses proies de s’échapper.
On reste dans une mise en scène somme toute bien classique mais pas forcément efficace. Le genre slasher signe son retour à cette époque et reste donc dans la zone de confort de ses ancêtres. Beaucoup de séquences de nuit, un rythme qui tente de mettre de la tension en s’accélérant lors des traques, quelques plans visuellement réussis lorsque le tueur se montre mais pour le reste, rien de bien exceptionnel. La bande originale est aussi du déjà-vu, ou plutôt déjà-entendu, propice à un film d’horreur. On apprécie néanmoins que le film ne mise pas sur la violence, montrant très peu de sang et de blessures.
Souviens-toi… l’été dernier est tout juste passable et ne propose rien de bien novateur.







