Suzume.
Réalisation : Makoto Shinkai.
Scénario : Makoto Shinkai.
Production : Genki Kawamura et Kôichirô Itô.
Musique : Radwimps et Kazuma Jinnouchi.
Société de production : Aniplex, CoMix Wave Films, East Japan Marketing & Communications Inc., Lawson Entertainment, Kadokawa, Nova Media, Story , Toho et Voque Ting.
Distributeur : Toho.
Date de sortie japonaise : 11 novembre 2022.
Date de sortie USA : 14 avril 2023.
Date de sortie française : 12 avril 2023.
Titre original : Suzume no tojimari.
Durée : 2h02.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 285 millions de dollars.
Box-office USA : 10,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 543 466 entrées.
Résumé.
Suzume, 17 ans, fait la rencontre de Sōta, un voyageur qui ferme les portes donnant sur un autre monde où se trouve une menace. Elle décide de l’aider dans sa quête en sillonnant le pays à la recherche des portes.
Achats.

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Casting.
Suzume Iwato : Nanoka Hara (VF : Lévanah Solomon).
Sōta Munakata : Hokuto Matsumura (VF : Benjamin Jungers).
Daijin : Ann Yamane (VF : Césarée Genêt-Bonnet).
Tamaki Iwato : Eri Fukatsu (VF : Marie Giraudon).
Tsubame Iwato : Kana Hanazawa (VF : Inconnue).
Suzume (enfant) : Akari Miura (VF : Diane Darrasse).
Chika Amabe : Kotone Hanase (VF : Lana Ropion).
Hitsujirō Munakata : Matsumoto Hakuō II (VF : Igor de Savitch).
Rumi Ninomiya : Sairi Itō (VF : Marie Bouvier).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2020.
Notre critique de Suzume.
Monde parallèle, mysticisme, quête… on a un peu de tout sur le menu.
On n’est pas vraiment dans un « road trip » comme on pourrait l’entendre. Même si on va traverser le Japon, croiser plusieurs personnages… il va y avoir plus messages qui vont être véhiculés au-delà du fait de sauver le monde. Il y a celui du deuil et de la reconstruction personnelle, étant touchant par moment car ça permet de s’identifier facilement. Puis il y a celui de l’acceptation, des choix difficiles, de le responsabilité… Certes, c’est une quête avec des tâches à accomplir mais on n’est pas dans quelque chose de si classique que ça. C’est écrit de manière assez métaphoriques avec beaucoup de symboles.
On regretterait juste qu’à un moment l’intrigue s’essouffle un peu trop et s’éparpille un peu avec la tante qui veut à tout prix retrouver sa nièce ou autres intrigues secondaires. Il est intéressant que le scénario mette en avant les lieux abandonnés mais que ça ne soit pas davantage exploité de manière plus profonde pour faire prendre conscience de l’historique de ces endroits.
Suzume a perdu sa mère et n’arrive pas vraiment à faire son deuil. Elle s’accroche à des éléments comme une petite chaise en bois afin de maintenir un lien. Vu que c’est le genre du film, plus on avance et plus l’adolescente va gagner en courage, maturité et à avancer psychologiquement. Elle va beaucoup s’attacher à Sōta qui va être incarner… en chaise. Une double symbolique pour la jeune femme. C’est une idée très curieuse mais on s’y fait vite. Il a une grande responsabilité sur ses épaules (ou sur son dossier pourrait-on dire).
Daijin est un chat très mystérieux qui semble en savoir beaucoup trop et qui va narguer les deux protagonistes. Les autres personnages sont plus ou moins développés en fonction des circonstances mais aucun ne marque vraiment les esprits. Dommage que la tante ne soit pas davantage approfondie car ce n’est que tardivement qu’elle prend plus d’ampleur à travers un discours poignant.
On ne va pas se mentir, si le graphisme des personnages n’a rien d’extraordinaire, on est subjugué par la qualité des décors. C’est visuellement impressionnant jusqu’à se demander parfois i on ne regarde pas une photo. Tout est très détaillé, même les simples accessoires qu’on voit à peine, avec un énorme travail sur l’éclairage. Ce point est d’ailleurs très utilisé et ça donne un résultat fantastique. La réalisation offre aussi de beaux mouvements de caméra pour amplifier la mise en scène.
On est juste un peu plus déçu que le film dispose de quelques passages en animation par ordinateur alors que l’animation traditionnelle était sensationnelle. Même constat avec la bande originale qui n’offre pas de mélodies suffisamment envoûtantes avant le dernier acte qui vire épique d’une fort belle manière.
Suzume est un très beau film pour les yeux avec un scénario sympathique mais qui aurait pu être davantage porteur et émouvant.







