Thunderbolts*.

Réalisation : Jake Schreier.
Scénario : Lee Sung-jin, Eric Pearson et Joanna Calo.
Production : Kevin Feige.
Musique : Son Lux.
Société de production : Marvel Studios.
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Date de sortie USA : 2 mai 2025.
Date de sortie française : 30 avril 2025.
Titre original : Thunderbolts*.
Durée : 2h06.
Budget : 180 millions de dollars.
Box-office mondial : 382,4 millions de dollars.
Box-office USA : 190,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 112 514 entrées.
Résumé de Thunderbolts*.
Valentina de Fontaine veut effacer les traces d’un projet en éliminant ses mercenaires. Ils vont pourtant s’entraider pour survivre en devant affronter une menace qu’ils ont accidentellement sauvé : Sentry.
Casting de Thunderbolts*.
Yelena Belova : Florence Pugh (VF : Kelly Marot).
James « Bucky » Barnes / Soldat de l’hiver : Sebastian Stan (VF : Axel Kiener).
Alexei Shostakov / le Red Guardian : David Harbour (VF : Gilles Morvan).
John Walker / U.S. Agent : Wyatt Russell (VF : Mario Bastelica).
Ava Starr / le Fantôme : Hannah John-Kamen (VF : Marie Tirmont).
Valentina de Fontaine : Julia Louis-Dreyfus (VF : Véronique Augereau).
Robert « Bob » Reynolds / Sentry : Lewis Pullman (VF : Martin Faliu).
Mel : Geraldine Viswanathan (VF : Camille TImmerman).
Antonia Dreykov / Taskmaster : Olga Kurylenko (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Thunderbolts* est annoncé lors de la Comic Con 2022. Il est tiré des comics du même nom de 1997.

Le film devait initialement sortir le 26 juillet 2024 puis le 20 décembre 2024 et le 25 juillet 2025.
Le tournage s’est déroulé du 26 février au 19 juin 2024 en Malaisie, Utah et Georgie.
Notre critique de Thunderbolts*.
Un film avec une nouvelle équipe au sein de Marvel qui regroupe des « méchants », voilà un bon concept.


On n’avait pas une grande attente pour ce film tout en étant quand même intrigué. Nous dirigeons-nous vers un film inutile comique ou quelque chose de sérieux ? Et bien curieusement, c’est la seconde catégorie qui prime. Le scénario va en effet aborder quelque chose d’intéressant qui est assez bien traité même si on aurait aimé que ce soit encore plus fort : les regrets, la dépression, les conséquences des actes, la culpabilité…
Là où on avait toujours eu des super-héros plein de valeurs positives et même s’ils avaient quelques failles, ici ce sont les failles qui vont faire leur force. On ainsi droit à quelques scènes touchantes en explorant comme une part sombre en soi peut nous définir et comment ça torture.
Il y a aussi cette facette du poids de la solitude, de l’esprit qui peut vriller et ronger de l’intérieur. Le film traite ainsi des démons intérieurs d’une manière originale. Concernant l’intrigue, elle est bien construite et évolutive avec en parallèle la création d’une équipe de solitaires et de malfrats, de l’autre l’essor d’un projet qui va devenir hors de contrôle à vouloir voir trop grand. Comme on a l’habitude avec Marvel, l’humour est présent mais là où c’est plaisant, c’est qu’il est minimisé pour juste apporter une certaine légèreté sans faire de fausses notes. Bon point pour le scénario.
Autre bon point sur les personnages qui sont tous des mercenaires. Yelena va être celle qui sera le plus développée. Tueuse aguerrie, elle subit la solitude, la perte de sa sœur, l’éloignement de son père, se rendre compte qu’elle est une sorte de monstre qui obéit aux ordres. Elle craque, doute et ne sait plus où aller. Walker a aussi son passif bien marqué : père de famille et époux mais dans un mariage difficile, vivant dans l’ombre de Captain America, voulant garder des valeurs mais étant dans le déni de ce qu’il fait réellement.
Le Fantôme est moins approfondie mais sa capacité à se déplacer la rend imprévisible. Red Guardian est nostalgique de son passé de héros et il se morfond à ne rien faire tout en devant assumer son rôle de père qu’il a négligé. Bémol sur le fait qu’il soit un peu trop comique et dénature l’ambiance générale. Bucky est devenu politicien pour faire changer les choses mais ne renonce pas à se battre quand il le faut.
Quant aux antagonistes, Valentina dirige d’une main de fer des opérations interdites et a vraiment un cœur de pierre, manipulant tout le monde. Enfin, Sentry va être le méchant en construction. Débutant comme un homme sans confiance en lui, de se faire trafiquer aussi bien psychologiquement que physiquement va lui donner tellement d’audace et de certitude qu’il échappe à sa créatrice pour devenir une menace redoutable impressionnante. Là où c’est fort, c’est qu’on compatit pour lui et ça donne un antagoniste mystérieux qui va marquer les esprits.


Autre habitude de Marvel : les effet spéciaux. Il y avait déjà eu du mieux sur le film précédent du MCU mais ici, il n’y a rien à redire, c’est propre. Et pour cause, il n’y en a pas tant que ça dans ce métrage, de quoi leur donner bien plus de qualité. On sent aussi qu’il y a beaucoup d’effets pratiques et ça contribue à une meilleure immersion. On apprécie également les chorégraphies des combats. Pour couronner le tout, la réalisation est très bonne. Elle manie aussi bien l’action que les moments plus intimistes, plus dramatiques et de plus, elle ne va jamais dans une surenchère. La bande originale est sur cette même lignée qualitative.
Thunderbolts* nous surprend par une telle qualité de Marvel aussi bien sur l’histoire touchante et sérieuse servie par une réalisation maîtrisée.

