Tigerland.

Réalisation : Joel Schumacher.
Scénario : Ross Klavan et Michael McGruther.
Production : Beau Flynn, Steven Haft et Arnon Milchan.
Musique : Nathan Larson.
Société de production : Haft Entertainment, New Regency Productions et KirchMedia.
Distributeur : 20th Century Fox.
Date de sortie USA : 6 octobre 2000.
Date de sortie française : 30 mai 2001.
Titre original : Tigerland.
Durée : 1h37.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : 148 701 dollars.
Box-office USA : 139 692 dollars.
Entrées françaises : 33 172 entrées.
Résumé.
Tigerland est le camp d’entraînement avant de partir pour la guerre au Vietnam. Roland Bozz est un trublion qui refuse l’autorité mais aussi la guerre.
Casting.
Roland Bozz : Colin Farrell (VF : Boris Rehlinger).
Jim Paxton : Matthew Davis (VF : Didier Cherbuy).
Miter : Clifton Collins Jr. (VF : Damien Witecka).
Cantwell : Tom Guiry (VF : Taric Mehani).
Wilson : Shea Whigham (VF : Éric Herson-Macarel).
Johnson : Russell Richardson (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Capitaine Saunders : Nick Searcy (VF : Philippe Catoire).
Sergent Ezra Landers : Afemo Omilami (VF : Saïd Amadis).
Sergent Thomas : James MacDonald (VF : Bruno Dubernat).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Tigerland est le nom d’un vrai camp d’entraînement situé à Fort Polk en Louisiane. Il a servi entre autres dans les années 1960 e t1970 pour former les soldats à la guerre du Vietnam.
Le scénariste s’est inspiré de son propre entraînement militaire pour écrire l’histoire du film.

Afin de mieux traversé ce qu’ils ont vécu, les acteurs ne disposaient d’aucun confort lors du tournage (ni caravane, ni maquilleurs, ni chaise…).
Le tournage s’est déroulé de janvier à mars 2000 en Floride.
Notre critique de Tigerland.
La guerre du Vietnam aura marqué toute une génération américaine de même que tout le pays pour lancer un grand mouvement pacifique. Mais là, on va s’attarder à ce qui est avant.


L’entraînement militaire est souvent un sujet traité en tant que film de guerre et celui-ci n’échappe pas à cette règle. Il faut avouer qu’il ne révolutionne pas le genre et qu’on a beaucoup de sentiment de déjà-vu. Pourtant, il y a des éléments intéressants car on n’est pas là pour créer des surhommes. Le fait que Bozz voit tout ça autrement rend le scénario plus intéressant. Il n’est pas juste là pour faire le rebelle mais pour apporter une autre vision. Le film évite donc le cliché de la grande camaraderie pour quelque chose de plus touchant et louable. Néanmoins, le long-métrage manque d’émotions et c’est sa principale faiblesse. On regrette aussi l’écriture des dialogues qui sont très fleuries au point que ça en devient trop exagéré. Un point qui reste quand même intéressant repose sur la psychologie des soldats, où on voit comment leur esprit peut dérailler sous la pression.
On le disait, tout le film tourne autour de Bozz. C’est la grande force du long-métrage justement. Il n’est pas le simple rebelle se foutant de tout et qui veut faire son intéressant. Il a des valeurs et plus le film avance, plus on s’attache à lien car on comprend son point de vue. Il évite ainsi la case de la caricature pour en faire un protagoniste bien plus profond qui mérite le détour. Il veut faire changer les choses mais n’y arrive pas pour autant. Il veut fuir quelque chose et c’est ça qui le motive. Il aide comme il peut ses collègues pour qu’ils échappent au conflit. Les autres personnages sont là justement pour l’étoffer, plusieurs commençant à douter de ce qu’ils font, en opposition à certains qui sont obnubilés par la guerre et la mort. Dommage quand même que les instructeurs soient montrés comme des brutes sanguinaires sans cerveaux.


La réalisation est confiée à Joel Schumacher et il a son style bien à lui en terme de mise en scène. Ça se ressent ici. Il a choisi le style documentaire avec un aspect très granuleux de l’image qui font presque parfois images d’archives. Il y a même un effet vieux de donné avec la colorimétrie et une netteté approximative. Puis par une caméra qui ne cesse de bouger pour coller au plus près de l’action. Si par moment l’effet rend bien, sur certains plans ça donnent vraiment le mal de mer sans pour autant apporter vraiment quelque chose. Techniquement, c’est plus la bande originale qui déçoit un peu car elle n’apporte pas une vraie immersion, si ce n’est à certaines séquences où les consonnances sont plus asiatiques pour nous plonger dans ce qui sera plus tard l’enfer de la guerre.
Tigerland est un film de guerre somme toute intéressant.

