Troie.
Réalisation : Wolfgang Petersen.
Scénario : David Benioff.
Production : Wolfgang Petersen, Colin Wilson et Diana Rathbun.
Musique : James Horner.
Société de production : Warner Bros., Helena Productions, Radiant Productions, Plan B Entertainment et Nimar Studios.
Distributeur : Warner Bros..
Première mondiale : 9 mai 2004 (Berlin).
Date de sortie USA : 14 mai 2004.
Date de sortie française : 13 mai 2004.
Titre original : Troy.
Durée : 2h43 (3h16 en version longue).
Budget : 175 millions de dollars.
Box-office mondial : 497 millions de dollars.
Box-office USA : 133,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 774 740 entrées.
Résumé.
Dans la Grèce Antique, Paris, le prince de Troie, enlève Hélène, la reine de Sparte, par amour mutuel. Afin de la récupérer, toutes les armées grecques sont réunies pour envahir Troie. L’issue du conflit sera liée à Achille, un grand guerrier qui ne pense qu’à lui-même.
Casting.
Achille : Brad Pitt (VF : Jean-Pierre Michaël).
Hector : Eric Bana (VF : Franck Capillery).
Pâris : Orlando Bloom (VF : Denis Laustriat).
Hélène : Diane Kruger (VF : elle-même).
Agamemnon : Brian Cox (VF : Philippe Catoire).
Ulysse : Sean Bean (VF : Jean-Pol Brissart).
Ménélas : Brendan Gleeson (VF : Patrick Messe).
Thétis : Julie Christie (VF : Évelyne Séléna).
Priam : Peter O’Toole (VF : Jean Négroni).
Andromaque : Saffron Burrows (VF : Ivana Coppola).
Briséis : Rose Byrne (VF : Caroline Pascal).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Troie est l’adaptation de Iliade d’Homère écrit au VIIIe siècle avant Jésus Christ.
Christopher Nolan et Terry Gilliam ont été approchés pour le poste de réalisateur.
Brad Pitt a suivi un entraînement durant six mois.
Halle Berry, Keira Knightley, Sophie Marceau, Connie Nielsen et Catherine Zeta-Jones ont été envisagées pour le rôle d’Hélène.
Le tournage s’est déroulé d’avril à décembre 2003 à Malte, Mexique, Maroc et Angleterre.
Notre critique de Troie.
Grande épopée de la littérature, il était logique qu’elle arrive aussi au cinéma. À noter que cette critique se base sur la version longue du film.
Ici, on sera donc plus dans l’histoire « terre à terre », s’éloignant de toute la mythologie en tant que telle avec la présence des dieux. Les scénaristes ont donc opté pour l’aspect historique. Curieusement, on a du mal à entrer pleinement dans l’histoire. Partant d’une relation amoureuse interdite, s’ensuit alors de nombreux conflits armées ou de duels afin de mettre un terme aux différents. Malheureusement, aucune émotion n’arrive à se dégager de tout ça.
C’est assez plat, il n’y a pas de dimension épique malgré les enjeux et ce n’est pas vraiment politique. En effet, c’est plus une guerre d’ego et d’honneur. Alors oui, ça pose aussi des bases pour la suite tant l’œuvre littéraire a joué mais de nos jours, ça a du mal à passer vu qu’on reste dans une certaine simplicité. La seule chose de vraiment intéressant est cette marque de respect mutuel entre ennemis, respectant un code d’honneur.
Achille est un soldat émérite qui arrive à galvaniser les troupes par sa seule présence. Il est cependant quelqu’un de froid, presque sans cœur, tuant plus pour lui même que pour une noble cause. Coureur de jupon également, il a tout un peu de la caricature. Il fau attendre un (trop) long moment pour voir que ce qu’il est le ronge de l’intérieur. Au contraire d’Hector qui a des valeurs qui le maintiennent en vie. Il le fait pour son Roi, son pays, sa femme… Lui aussi est un bon soldat qui sait manier la lame sur le terrain.
Les deux hommes sont à la fois différents et complémentaires où l’ego les dirige également car ça devient au bout d’un moment très personnel. Le film dispose aussi de nombreux autres rôles, pas tous traités équitablement. Hélène, qui est la « source » de la guerre, est à peine exploitée, de même que son nouveau compagnon trop effacé. Quant aux rois, ils sont nombreux et se ressemblent un peu tous en terme de personnalité.
Avec un tel péplum, on veut en prendre plein les yeux. Force est de constater que ce n’est pas tout à fait le cas. Que ce soit les décors ou les costumes, on n’est pas emballé ni même ébahi. Même si la réalisation est bonne, elle n’arrive pas à se surpasser pour donner quelque chose de bien plus grandiose. Même les scènes de bataille ne marqueront pas les esprits. Elles sont classiques dans la mise en scène et elles n’arrivent pas à reproduire l’immensité des foules de guerriers qu’on voyait à l’écran.
Dommage aussi pour la bande originale trop sobre et qui ne parvient pas à donner quelque chose de plus immersif pour mieux nous plonger dans la Grèce Antique.
Troie est un péplum simple mais qui pouvait faire tellement mieux qu’on en sort frustré.







