Un parfait inconnu.
Réalisation : James Mangold.
Scénario : Jay Cocks et James Mangold.
Production : Michael Bederman, Fred Berger, Bob Bookman, Timothée Chalamet, Alan Gasmer, Alex Heineman, Peter Jaysen, Brian Kavanaugh-Jones, James Mangold, Andrew Rona et Jeff Rosen.
Musique : Inconnu.
Société de production : Veritas Entertainment, The Picture Company, Searchlight Pictures, Automatik Entertainment et The Picture Company.
Distributeur : Searchlight Pictures.
Date de sortie USA : 25 décembre 2024.
Date de sortie française : 29 janvier 2025.
Titre original : A Complete Unknown.
Durée : 2h20.
Budget : 70 millions de dollars.
Box-office mondial : 140,5 millions de dollars.
Box-office USA : 75 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 012 606 entrées.
Résumé de Un parfait inconnu.
Dans les années 1960, Bob Dylan, de son vrai nom Robert Zimmerman, se rend à New York et commence à se produire sur scène. Il va apporter un vent de fraîcheur aussi bien dans la folk que dans la musique américaine.
Casting de Un parfait inconnu.
Bob Dylan : Timothée Chalamet (VF : Gauthier Battoue).
Joan Baez : Monica Barbaro (VF : Laëtitia Coryn).
Sylvie Russo : Elle Fanning (VF : Rebecca Benhamour).
Pete Seeger : Edward Norton (VF : Damien Boisseau).
Johnny Cash : Boyd Holbrook (VF : Stéphane Pouplard).
Alan Lomax : Nick Offerman (VF : Frédéric Souterelle).
Harold Leventhal : P. J. Byrne (VF : Philippe Bozo).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Un parfait inconnu est l’adaptation du livre Dylan Goes Electric d’Elijah Wald. Le film est un biopic sur Bob Dylan.
Le projet débute en 2020 sous le titre Going Electric.
Christian Bale et Benedict Cumberbatch ont été envisagés pour le rôle de Pete Seeger.
Le tournage s’est déroulé dans le New Jersey et New York.
Notre critique de Un parfait inconnu.
Nouveau biopic sur un grand nom de la chanson américaine, prenons un siège pour voir le spectacle.
On va effectivement assister à une prestation musicale qui va démarrer fortement. Ce sont les débuts, c’est prenant, c’est le chanteur inconnu qui se lance et on y trouve les traces de l’inspiration à travers les différents mouvements qui traversent le monde, que ce soit sur la politique que sur le sociétale. Le scénario arrive à être captivant tout en proposant quelques belles séquences même si peu versées sur l’émotionnel (ce qui sera un des points faibles de l’histoire). Puis quand la gloire est atteinte, le film va basculer dans quelque chose de moins haletant et dans du déjà-vu avec les inconvénients de la célébrité et le fait de prendre la grosse tête.
C’est dommage que le scénario n’arrive plus trop à apporter quelque chose. Car avec du recul, on n’apprendra pas grand chose de la vie de Bob Dylan et même sur sa vie personnelle qui reste assez floue. De plus, on va rester sur ses premières années uniquement. On reviendra aussi un peu plus bas sur un autre « défaut » du métrage. Autre petite déception, le manque de visibilité sur l’impact de ses chansons sur la société américaine et même sur le monde. On est trop centré sur le chanteur sans voir son aura. Même le passage à la musique électrique est mal amenée alors que c’était quelque chose de marquant pour la musique américaine.
Bon casting pour l’ensemble et Chalamet s’en sort bien dans le rôle. Dylan est montré ici comme quelqu’un d’assez renfermé, loin de l’exubérance des stars, qui a une facilité déconcertante à écrire des chansons en tout genre. Si la première moitié le rend attachant, la seconde partie du film le montre sous un autre jour. En effet, si dans un sens on voit qu’il gère mal la célébrité en public, de l’autre il va aussi se montrer plus exigeant et mal considéré ceux qui l’entourent.
Justement son entourage, Sylvie est sa compagne qu’il aime au début avant de commencer à la mettre de côté. Elle est de plus en plus blessée avec le temps alors qu’elle aimait un homme qui devient quelqu’un d’autre. Joan sera son autre amour en relation interdite mais comme elle a aussi une forte tête et qu’elle a déjà une notoriété confirmée, elle lui tient plus facilement tête. Son rôle est très intéressant. Dommage que Pete, qui a lancé sa carrière, soit si peu présent dans le film tant il garde la tête sur les épaules et a la voix de la sagesse.
Sur le plan technique, si on commence par le positif, la réalisation est belle et on apprécie vraiment la qualité de l’image, un peu granuleuse, un peu désaturée, donnant une impression des années 1960. Même constat avec les décors et les costumes, on se sent immergé à cette époque. Bien évidemment, comme c’est un biopic sur un chanteur, les chansons sont fortement présentes et si c’est un régal pour les oreilles (si vous aimez la folk), c’est aussi ce qui sera un des défauts. Il y en a beaucoup trop au point que par moment, on a le sentiment de juste écouter l’album.
Si au moins elles étaient mises en arrière-plan pendant que l’image montre autre chose mais à part de rares occasions, on voit l’intégralité des prestations et ça casse par moment le rythme, ne permettant pas de mettre plus en avant la vie de l’interprète. Il y a aussi quelques ellipses temporelles peu explicites qu’on est parfois confus sur l’année où se situe l’action.
Un parfait inconnu est un beau biopic sur Bob Dylan mais qui a quelques fausses notes pour atteindre le chef d’œuvre.







