A bigger splash.

Réalisation : Luca Guadagnino.
Scénario : David Kajganich.
Production : Michael Costigan, Luca Guadagnino et Sonya Lunsford.
Musique : Inconnu.
Société de production : Frenesy Film Company, Cota Film, StudioCanal, Ministero dei Beni e delle Attività Culturali e del Turismo, Regione Siciliana, Sicilia Film Commission etSensi Contemporanei Cinema e Audiovisivo.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 6 septembre 2015 (Venise).
Sortie italienne : 6 avril 2016.
Date de sortie USA : 13 mai 2016.
Date de sortie française : 6 avril 2016.
Titre original : A bigger splash.
Durée : 2h04.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 7,5 millions de dollars..
Box-office USA : 2 millions de dollars.
Entrées françaises : 28 686 entrées.
Résumé.
Marianne et Paul passent des sur une île italienne. L’arrivée d’un ami, Harry, et de sa fille Penelope, va semer le trouble.
Casting.
Harry : Ralph Fiennes (VF : Bernard Gabay).
Marianne : Tilda Swinton (VF : Catherine Wilkening).
Paul : Matthias Schoenaerts (VF : Mathieu Delarive).
Penelope : Dakota Johnson (VF : Delphine Rivière).
Mireille : Aurore Clément (VF : elle-même).
Maresciallo Carabinieri : Corrado Guzzanti (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
A bigger splash est le remake du film français La Piscine de Jacques Deray de 1969.
Margot Robbie a été envisagée pour le rôle de Penelope ; Cate Blanchett pour celui de Marianne.

La scène de concert de Marianne Lane a été filmée à Milan, au stade San Siro, devant 70 000 personnes lors du concert de Lorenzo Jovanotti.
Le tournage s’est déroule de juillet à septembre 2014 en Italie et à New York.
Notre critique de A bigger splash.
On semble s’orienter vers un thriller et on en ressort rarement vraiment déçu.


Sauf qu’il faut bien tomber sur une rareté et ce film en fait partie. Le scénario manque de péripéties et s’attardent longuement sur des scènes sans intérêt qui n’apportent vraiment rien à l’intrigue principale. Cette même intrigue qu’on a du mal à comprendre. On ne sait pas trop vers quoi on veut nous mener, si c’est dans une sorte d’adultère généralisé, de manipulation sans fondement, de tentation hasardeuse… L’ennui est plus que présent et on n’a rien à se mettre sous la dent. Les enjeux ne sont pas expliqués et la mise en place des bases est bien trop bancale pour être captivante. Les flash-back, parfois utiles pour une meilleure compréhension d’une intrigue, sont ici comme le reste, très inutiles. Enfin, la dernière partie du film part encore plus en n’importe quoi et nous fait davantage décrocher jusqu’à sa conclusion bâclée.
Quatre protagonistes occupent l’affiche. Tout d’abord Harry, quelqu’un de très excentrique sans gêne. Il est de plus en plus agaçant et il n’est là que pour reconquérir son ex femme. Un comble vu que c’est lui qui a repoussé sa femme dans les bras de son nouveau compagnon (un ami à lui en plus). Paul donc, qui est bien trop effacé et au passé trouble et qui semble ne pas trop savoir ce qu’il fait là, se sentant gêné de la présence de son ami car il ne peut plus coucher avec sa femme. Ce même Paul qui doit résister au flirt que fait la fille d’Harry, à savoir Penelope. Cette dernière qui n’a pas vraiment de raison d’être et on ne comprend pas trop ce qu’elle a en tête. De plus, la relation entre Penelope et son père est douteuse par moment. Enfin, on termine avec Marianne, rock star du passé et aphone tout le long du film. Le seul point intéressant est qu’elle s’exprime plus par les gestes que par la voix. Mais elle est aussi inintéressante.


Avec un scénario aussi peu palpitant, on pouvait espérer que la réalisation réhausserait le niveau. C’est tout le contraire, plombant encore plus le rythme avec beaucoup de lenteurs et de plans qui durent et durent mais sans effet artistique, sans compter des scènes qui semblent être là pour faire bouche-trou. Il y a même parfois des moments étranges quand un acteur fait un face regard caméra mais c’est tellement succinct que ça dénote avec le reste. Le charme de l’Italie est peu mis en avant et sert juste pour mettre des corps dénudés. La bande originale n’est guère plus reluisante et parfois complètement en décalage.
A bigger splash est sans intérêt.

