A.I. Intelligence artificielle.
Réalisation : Steven Spielberg.
Scénario : Steven Spielberg.
Production : Bonnie Curtis, Kathleen Kennedy et Steven Spielberg.
Musique : John Williams.
Société de production : Warner Bros., Dreamworks Pictures et Stanley Kubrick Productions.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 29 juin 2001.
Date de sortie française : 24 octobre 2001.
Titre original : Artificial Intelligence: A.I..
Durée : 2h26.
Budget : 100 millions de dollars.
Box-office mondial : 236 millions de dollars.
Box-office USA : 78,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 572 461 entrées.
Résumé.
Dans le futur, les robots sont partout. David est l’un d’eux, un « enfant mécanique » dont l’objectif est d’apprendre à aimer. Son rêve : devenir un vrai petit garçon.
Casting.
David Swinton : Haley Joel Osment (VF : Brice Ournac).
Gigolo Joe : Jude Law (VF : Jean-Pierre Michaël).
Monica Swinton : Frances O’Connor (VF : Laurence Breheret).
Teddy : Jack Angel (VF : Benoît Allemane).
Henry Swinton : Sam Robards (VF : Patrice Baudrier).
Martin Swinton : Jake Thomas (VF : Kelyan Blanc).
Allen Hobby : William Hurt (VF : Féodor Atkine).
Johnson-Johnson : Brendan Gleeson (VF : Patrick Messe).
Docteur Sais-Tout : Robin Williams (VF : Michel Papineschi).
Fée Bleue : Meryl Streep (VF : Monique Thierry).
Spécialiste : Ben Kingsley (VF : Jean Négroni).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
A.I. Intelligence artificielle est l’adaptation du roman Les Supertoys durent tout l’été de Brian Aldiss publié en 1969.
Le projet débute dans les années 1970 avec Stanley Kubrick qui souhaite produire le film et confier la réalisation à Steven Spielberg.
Julianne Moore et Gwyneth Paltrow ont été envisagées pour le rôle de Monica.
L’ours en peluche Teddy est un animatronique. Stan Winston, spécialiste des effets spéciaux, a travaillé sur le film.
La pilosité de Haley Joel Osment était rasée chaque jour pour lui donner un effet « plastique ».
Le tournage s’est déroulé du 17 août au 18 novembre 2000 en Californie.
Notre critique de A.I. Intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle et la robotique dans une société futuriste où c’est monnaie courante, plongeons-nous là-dedans.
Ainsi, on nous propose de revisiter le conte de Pinocchio mais version robot. Une idée intéressante surtout à l’ère de la technologie. Les thèmes de qu’est-ce qui fait qu’on aime, qui fait qu’on a une âme, qu’est-ce qui créé en nous cette part d’humanité… sont abordés mais malheureusement jamais pleinement approfondis. C’est dommage car c’était l’occasion de créer un parallèle entre la vie humaine et la vie artificielle.
Il n’y a pas non plus de réflexions marquantes sur l’essor du numérique où l’humanité cohabite avec des robots réalistes qui ont tous des fonctions prédéfinies. Le film manque cruellement d’émotions et on se dit que le potentiel était là. En fait, toute l’intrigue manque d’originalité car on suit clairement la structure du conte d’origine. Il n’y a donc pas de surprises. Alors certes, on ne s’ennuie pas devant ce film mais on se dit qu’il y avait mieux à faire côté scénario pour mieux marquer les esprits.
Forcément, les personnages vont être à l’image du conte. David est Pinocchio. Ce robot sophistiqué est programmé pour aimer mais il veut aller plus loin encore et devenir un vrai petit garçon. Sa quête va donc le conduire en plusieurs lieux pour obtenir des réponses et de quoi réaliser son souhait. Le jeune acteur est très bon et son personnage peut être attachant selon les séquences (comme lorsqu’il a peur de « mourir », le rendant vraiment paradoxal et on voit une part d’humanité en lui.
Jiminy Cricket sera ici Gigolo Joe. Il est le guide de David malgré qu’ici ce soit un robot destiné au « plaisir », misant sur la séduction et plus. Il est toujours enjoué mais il va aussi se mettre à réfléchir sur sa propre existence. Quant à Geppetto, c’est le concepteur de David qui voit en sa création plus qu’un robot à vendre mais bien avoir quelqu’un à qui donner de l’amour. On comprend sa motivation mais il est trop peu présent dans le film.
Ce qu’on ne peut pas reprocher au film est bien son visuel. L’univers futuriste est très immersif avec une civilisation qui a complètement évolué. Cela se ressent par les costumes, les véhicules, les décors… et la société actuelle est devenue une ruine d’un ancien temps. Spielberg offre une belle mise en scène, jouant aussi beaucoup sur les reflets (pour symboliser l’image qu’on renvoie ?). Mention spéciale pour les effets spéciaux et numériques, tous de très bonne qualité que ça peut en être perturbant. La bande originale est qualitative mais manque d’un thème vraiment percutant.
A.I. Intelligence artificielle est une version futuriste de Pinocchio, un bel écrin mais un contenu bien classique.







