A United Kingdom.

Réalisation : Amma Asante.
Scénario : Guy Hibbert.
Production : Brunson Green, Peter Heslop, Charlie Mason, Rick McCallum, Justin Moore-Lewy et David Oyelowo.
Musique : Patrick Doyle.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Pathe UK, Pathé, BBC Films, Ingenious Media, British Film Institute, Canal+, Ciné+, Yoruba Saxon Productions, Harbinger Pictures, Perfect Weekend, Film United et Advantage Entertainment.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 9 septembre 2016 (Toronto).
Sortie anglaise : 25 novembre 2016.
Date de sortie USA : 10 février 2017.
Date de sortie française : 29 mars 2017.
Titre original : A United Kingdom.
Durée : 1h50.
Budget : 14 millions de dollars.
Box-office mondial : 14,5 millions de dollars.
Box-office USA : 3,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 27 738 entrées.
Résumé.
Seretse, un noir héritier du trône du Bechuanaland, épouse Ruth, une blanche anglaise. Une union qui passe mal aux yeux des deux pays mais un amour qui veut défier un empire.
Casting.
Seretse Khama : David Oyelowo (VF : Inconnue).
Ruth Williams Khama : Rosamund Pike (VF : Inconnue).
Rufus Lancaster : Tom Felton (VF : Inconnue).
Sir Alistair Canning : Jack Davenport (VF : Inconnue).
Muriel Williams-Sanderson : Laura Carmichael (VF : Inconnue).
Naledi Khama : Terry Pheto (VF : Inconnue).
Lady Lilly Canning : Jessica Oyelowo (VF : Inconnue).
Tshekedi Khama : Vusi Kunene (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
A United Kingdom est l’adaptation du roman Colour Bar de Susan Williams publié en 2006. Lui-même tiré d’un fait réel.
La maison de Ruth et Seretse dans le film est la vraie maison de Ruth et Seretse.

Le tournage s’est déroulé au Botswana et en Angleterre.
Notre critique de A United Kingdom.
L’histoire d’un amour au-delà des frontières et de la bien-pensance de l’époque.


Les scénarios de romance sont légions, ceux sur la ségrégation aussi, sur la création d’un pays pas autant, mais un mélange des trois a de quoi attiré. On suit ainsi évidemment un amour interdit entre une blanche et un noir à l’époque où l’Apartheid s’installe et où le racisme est fortement ancré. On voit ainsi la force des sentiments pour aller au-delà des clivages et montrer une union envers et contre tous. C’est prenant mais cela n’est pas la force du scénario. En effet, c’est à travers la géopolitique que le film prend tout son sens. L’empire britannique est fort et a la main mise sur le Bechuanaland. Désapprouvant le mariage mixte, tout n’est que jeu de pressions pour prendre le contrôle. Un sujet délicat car il faut pouvoir gérer deux peuples aux intérêts contradictoires. On a droit à quelques passages émouvant mais le film manque quand même de plus forts sentiments. Tout reste assez peu approfondi malgré les enjeux. Certes, l’écriture du scénario est réussie mais on s’attendait à plus intense encore tant il y avait un énorme potentiel pour en faire une merveille. Tout va même un peu trop vite sur la fin.
On note un sans fautes pour le casting. Sans livrer des prestations exceptionnelles, chacun fait le job très correctement. Seretse est montré comme quelqu’un de très combattif sur la première partie du film, voulant le bien de son peuple mais aussi de son couple. Il a un énorme poids sur les épaules qu’il assume et il sait le clivage qui peut s’engendrer. Avec les menaces britanniques, on voit alors un homme sombrer et perdre espoir. Le bémol sera que malgré la carrière qu’il va avoir par la suite, on insiste trop sur la romance qu’il a avec Ruth. Cette dernière est peu développée alors que là encore, il y avait de quoi faire. Séparée de son époux par la distance et par les lois, on voit mal sa souffrance et son combat. Du côté des membres anglais, il y a un peu de tout mais ils sont montrés comme les méchants. C’est trop manichéen et plus de nuances n’auraient pas été de refus afin de comprendre davantage leur point de vue sur cette situation.


Vu l’ampleur d’une telle intrigue sur le papier, on pouvait espérer une réalisation grandiose. Loin d’être imparfaite, on aurait apprécié plus d’approche épique ou romanesque. On alterne entre deux pays, deux cultures, deux visions du monde mais à part jouer sur la colorimétrie (froid en Angleterre, chaud en Afrique), cela s’arrête là. Malgré ce manque d’audace artistique, la mise en scène tient bien la route. Dommage quand même de ne pas plus profiter du Bechuanaland pour en apprendre davantage sur ce pays. La bande originale ne parvient pas non plus à donner une immersion musicale forte malgré la culture africaine qui a des mélodies qui auraient pu porter quelque chose (à l’exception d’un chant dans le film).
A United Kingdom s’en sort avec les honneurs.

