Amelia.

Réalisation : Mira Nair.
Scénario : Ronald Bass et Anna Hamilton Phelan.
Production : Lydia Dean Pilcher, Kevin Hyman et Ted Waitt.
Musique : Gabriel Yared.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Avalon Pictures et AE Electra Productions.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Date de sortie USA : 23 octobre 2009.
Date de sortie française : 14 avril 2010.
Titre original : Amelia.
Durée : 1h51.
Budget : 40 millions de dollars.
Box-office mondial : 19,6 millions de dollars.
Box-office USA : 14,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 435 entrées.
Résumé.
Dans les années 1920, Amelia Earhart, aviatrice passionnée, se fait un nom dans le milieu. Elle décide de voler en solitaire au dessus de l’Atlantique.
Casting.
Amelia Earhart : Hilary Swank (VFB : Fanny Roy).
George Putnam : Richard Gere (VFB : Benoît Grimmiaux).
Gene Vidal : Ewan McGregor (VFB : Maxime Donnay).
Dorothy Binney Putnam : Virginia Madsen (VFB : Inconnue).
Elinor Smith : Mia Wasikowska (VFB : Inconnue).
Fred Noonan : Christopher Eccleston (VFB : Franck Dacquin).
Bill Stultz : Joe Anderson (VFB : Michelangelo Marchese).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Amelia est un biopic retraçant la vie de l’aviatrice Amelia Earhart (1897 – inconnue), connue pour être la première femme à traverser en solo l’Océan Atlantique. Elle disparait lors d’un vol au dessus du Pacifique en 1937. Son corps n’a jamais été retrouvée.

Le tournage s’est déroulé d’avril à août 2008 au Canada.
Notre critique de Amelia.
Un biopic sur une aviatrice célèbre, on espère qu’on va s’envoler loin !


Dur de dire que le scénario est captivant. En effet, il n’y a rien qui sorte vraiment de l’ordinaire. Même les exploits magnifiques de l’aviatrice sont vite expédiés, ne montrant pas trop les enjeux non plus qu’il y avait à cette époque. En fait, le vrai souci est qu’on passe pas beaucoup de temps dans les avions et beaucoup sur le sol pour… des romances. C’est vraiment là que le vol devient chaotique tant ça devient lassant et surtout inintéressant en réalité. Amelia a sa relation officielle et une relation ambigüe qui, même si c’est dans sa vie, prend trop le pas sur le reste. On aurait aimé aussi voir la condition de la femme à cette époque et là encore, c’est survolé. Alors qu’elle se veut une porte-parole et une image médiatique, on voit mal l’impact qu’elle a donné dans le monde. Enfin, il y a un manque cruel d’émotions et d’intensité. Même son ultime vol manque de panache. Il y a un sentiment de temps perdu dans la globalité du long-métrage malgré un fort potentiel.
Hilary Swank campe l’aviatrice. Elle livre une bonne prestation mais rien de suffisamment transcendant. Elle n’arrive pas à crever l’écran comme elle peut le faire dans d’autres films. Malgré une aura du personnage, ça ne se ressent pas non plus ici. Amelia manque de profondeur car on n’en apprend pas assez sur elle. Il aurait été judicieux de creuser davantage sur son passé et la naissance de sa passion tout en montrant aussi le poids énorme qu’elle a sur les épaules et la pression médiatique. Tout semble très facile pour elle. Les autres rôles ne sont pas plus travaillés que ça non plus. Son mari sert juste à faire l’image de marque tandis que le financier fait des apparitions sporadiques sans grand intérêt. Les techniciens travaillant avec Amelia sont aussi trop effacés alors qu’il était possible d’en faire quelque chose tant ils ont aussi une importance dans les prouesses qu’elle fait.


L’avantage des biopics est qu’on peut tenter des choses artistiques. Malheureusement, la mise en scène est très simple dans l’ensemble. La seule petite trouvaille réussie est l’intégration d’images d’archives et de coupures de presse pour créer des transitions. Mais cela ne rattrape pas la sobriété du reste. Même les scènes aériennes ne sont pas mirobolantes sans qu’on ressente vraiment l’immensité du ciel et les dangers. De plus, le film a vraiment un rythme très lent. La bande originale ne parvient pas non plus à apporter quelque chose, se faisant tellement discrète qu’elle en devient inaudible et ne donnant donc pas une ambiance nécessaire.
Amelia avait de quoi faire un vol excellent mais au final fait un petit surplace sans jamais décoller.

