American Beauty.
Réalisation : Sam Mendes.
Scénario : Alan Ball.
Production : Bruce Cohen et Dan Jinks.
Musique : Thomas Newman.
Société de production : Dreamworks Pictures et Jinks/Cohen Company.
Distributeur : DreamWorks Distribution.
Date de sortie USA : 1er octobre 1999.
Date de sortie française : 2 février 2000.
Titre original : American Beauty.
Durée : 2h02.
Budget : 15 millions de dollars.
Box-office mondial : 356,3 millions de dollars.
Box-office USA : 130 millions de dollars.
Entrées françaises : 3 001 844 entrées.
Résumé.
Lorsqu’il rencontre la meilleure amie de sa fille, Lester est attirée par elle. Il fait sa crise de la quarantaine dont il cherche à s’en défaire.
Casting de American Beauty.
Lester Burnham : Kevin Spacey (VF : Bernard Métraux).
Carolyn Burnham : Annette Bening (VF : Josiane Pinson).
Jane Burnham : Thora Birch (VF : Véronique Desmadryl).
Ricky Fitts : Wes Bentley (VF : Damien Boisseau).
Angela Hayes : Mena Suvari (VF : Sybille Tureau).
Buddy Kane : Peter Gallagher (VF : Emmanuel Jacomy).
Frank Fitts : Chris Cooper (VF : Patrick Floersheim).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet commence dans les débuts des années 1990 sous forme d’une pièce de théâtre.
Kevin Costner, Jeff Daniels, Woody Harrelson, Tom Hanks, John Travolta et Bruce Willis ont été envisagés pour le rôle de Lester Burnham ; Kirsten Dunst, Sarah Michelle Gellar, Alyson Hannigan, Brittany Murphy, Katie Holmes et Kate Hudson pour celui d’Angela ; Jessica Biel pour celui de Jane Burnham ; Jake Gyllenhaal pour celui de Ricky Fitts ; Kim Basinger, Holly Hunter et Helen Hunt pour celui de Carolyn Burnham.
Dans la scène où Lester se masturbe et est surpris par sa femme, Kevin Spacey a improvisé les métaphores en donnant une trentaine de variantes.
Le tournage s’est déroulé du 14 décembre 1998 au 25 février 1999 en Californie.
Notre critique de American Beauty.
Désir et interdit, cap dans une vie, des thématiques intéressantes.
L’intérêt est donc effectivement bien présent car on va y suivre continuellement une évolution des personnages où chacun vit en réalité sur les apparences. C’est justement ce qui est la dénonciation du film : le pouvoir de l’image. Que ce soit l’image de la famille parfaite, du couple idéal, du physique désirable… on a de tout et ça reste en plus un sujet d’actualité.
On va y voir ainsi les travers que cela peut engendrer à l’instar de la pression familiale, des relations conflictuelles, du manque de confiance en soi, le poids de devoir respecter les standards au risque de se mentir à soi-même. Le scénario se veut captivant sans jamais tomber dans l’excès. Tout est parfaitement crédible et on en ressort avec plein de réflexions sur sa propre façon de vivre. L’histoire manque néanmoins d’au moins une séquence percutante.
Lester est un quarantenaire qui vit mal son mariage, n’a plus de lien avec sa fille et qui va flasher sur une adolescente jusqu’à fantasmer sur elle. Il va changer son mode de vie afin de ne plus vivre dans une routine qui lui mine le moral. Sa fille est quelqu’un de très renfermée qui va s’ouvrir petit à petit, voulant faire ses propres choix et sortir de sa prison. Elle sera aidée par le voisin, un adolescent mal dans sa peau qui ne supporte pas l’autorité maladive de son père et qui voit le monde à travers sa caméra.
La femme de Lester ne supporte plus non plus son couple mais ne veut plus communiquer, vivant dans l’infidélité pour maintenir la façade d’une famille unie. Quant à Angela, c’est une adolescente qui couche avec tout le monde car elle n’a aucune estime d’elle-même et mise tout sur son apparence pour compenser. Ils vont tous évoluer au fil du temps et ça se ressent même dans des petits détails comme les adolescentes qui vont modifier leur maquillage, l’une devenant moins maquillée pour être plus simple et l’autre plus maquillée pour séduire.
La réalisation mise sur un rythme régulier pour mieux nous faire ressentir le malaise de chacun. Même si tout est très classique dans la mise en scène, il y a un détail récurrent dans les décors : le rouge et le blanc. Couleur du désir et de l’interdit, couleur de la pureté et de la perfection, toute deux représentent bien la dualité du film. On aurait aimé que ce soit davantage poussé tant l’idée est excellente. La bande originale est savoureuse, maniant habilement les musiques douces à celle de chansons plus rythmées, symbolisant le craquage mental des protagonistes.
American Beauty est une vraie beauté d’écriture qui marque les esprits par les messages porteurs qu’elle propose.







