Astérix chez les Bretons.
Réalisation : Pino Van Lamsweerde.
Scénario : Pierre Tchernia.
Production : Yannick Piel et Philippe Grimond.
Musique : Vladimir Cosma.
Société de production : Gaumont International, Dargaud Films et Gutenberghus.
Distributeur : Gaumont International.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 3 décembre 1986.
Titre original : Astérix chez les Bretons.
Durée : 1h19.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 724 770 entrées.
Résumé.
César veut conquérir la Bretagne. Jolitorax se rend en Gaule pour demander de l’aide à son cousin Astérix. Avec Obélix, ils se rendent en Bretagne avec un tonneau de potion magique.
Casting.
Astérix : Roger Carel.
Obélix : Pierre Tornade.
Jolitorax : Graham Bushnell.
Cétinlapsus : Pierre Mondy.
Châteaupétrus : Maurice Risch.
Stratocumulus : Roger Lumont.
Motus : Nicolas Silberg.
Gaulix : Michel Elias.
Epidemaïs : Albert Augier.
Facederax : Gérard Croce.
Bidax : Alain Doutey.
Barbe-Rouge : Michel Gatineau.
Panoramix : Henri Labussière.
Jules César : Serge Sauvion.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Astérix chez les Bretons est l’adaptation de la bande dessinée du même nom de René Goscinny et Albert Uderzo publiée en 1966.
Notre critique de Astérix chez les Bretons.
Direction outre-Manche pour une nouvelle aventure de nos célèbres gaulois.
Forcément, on est ici pour jouer sur toutes les caricatures des anglais avec leur accent, leurs coutumes, leurs nourritures… Cela fonctionne plutôt bien et on s’en amuse car ça reste gentillet. Pour l’intrigue en elle-même, c’est autre chose. On va vivre un long périple de l’Armorique jusqu’au village britannique avec son lot de péripéties. Malheureusement, elles ne sont pas exceptionnelles. On n’est pas loin de s’ennuyer par moment et on trouve le temps long. La magie du précédent film ne parvient pas à se retrouver dans cet opus. C’est aussi un scénario où on va passer beaucoup de temps du côté des romains. Ce qui aurait pu être bénéfique est plutôt un poids dans l’histoire car ça n’apporte rien.
Astérix est toujours pleins de positivités et d’entraides mais curieusement, ça ne marche plus suffisamment bien. On a fait le tour du personnage qui n’a plus rien à offrir. Même Obélix déçoit davantage. Il reste toujours aussi bagarreur mais on le voit aussi encore plus goinfre et même buveur au point d’en faire trop. Il n’a plus ce petit côté attachant qui le caractérise.
C’est plus le nouveau protagoniste breton qui vaut le détour. Il a le flegme anglais, parle à sa façon (cliché du parlé anglais) et apporte beaucoup au film. Il y a également plusieurs autres seconds rôles aussi bien chez les anglais que chez les romains. Ce sont plus ces derniers qui sont plutôt insupportables que ça n’en est même plus drôle.
Ce qui va surprendre beaucoup sur ce film est la qualité de ses dessins. Ils sont plus grossiers, moins aboutis sur certains plans et ça fait perdre de son charme. Il faut dire que le précédent volume de la saga avait mis la barre très haut. Cela se ressent aussi dans les décors moins détaillés et moins vivants. Pareil avec l’animation qui manque de fluidité. Petite régression visuelle et c’est regrettable. La réalisation a aussi quelques soucis avec le rythme, faisant durer des plans inutilement que ça casse l’intérêt. La bande originale n’a rien d’extraordinaire même si on prend plaisir à entendre à nouveau le thème principale de la saga.
Astérix chez les Bretons laisse un goût amer en se voulant moins beau et avec une histoire moins captivante malgré son potentiel.







