Autant en emporte le vent.
Réalisation : Victor Fleming.
Scénario : Sidney Howard.
Production : David O. Selznick.
Musique : Max Steiner et Lou Forbes.
Société de production : Selznick International Pictures et Metro-Goldwyn-Mayer.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Date de sortie USA : 15 décembre 1939.
Date de sortie française : 20 mai 1950.
Titre original : Gone with the Wind.
Durée : 3h53.
Budget : 3,9 millions de dollars.
Box-office mondial : 402,4 millions de dollars.
Box-office USA : 200,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 14 563 937 entrées.
Résumé.
En 1861, Scarlett O’Hara est amoureuse d’Ashley mais il va épouser quelqu’un d’autre. Elle fait la rencontre de Rhett Butler, un richissime homme d’affaires qui s’est épris d’elle. La guerre de Sécession éclate.
Achats.

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Casting de Autant en emporte le vent.
Scarlett O’Hara : Vivien Leigh (VF : Claire Guibert).
Rhett Butler : Clark Gable (VF : Robert Dalban).
Ashley Wilkes : Leslie Howard (VF : Pierre Asso).
Melanie Hamilton : Olivia de Havilland (VF : Nelly Benedetti).
Gérald O’Hara : Thomas Mitchell (VF : Serge Nadaud).
Ellen Robillard O’Hara : Barbara O’Neil (VF : Jacqueline Morane).
Suellen O’Hara : Evelyn Keyes (VF : Rolande Forest).
Carreen O’Hara : Ann Rutherford (VF : Nicole Riche).
Stuart Tarleton : George Reeves (VF : Michel André).
Brent Tarleton : Fred Crane (VF : Yves Furet).
Mamma : Hattie McDaniel (VF : Mona Dol).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Autant en emporte le vent est l’adaptation du roman du même nom de Margaret Mitchell publié en 1936. Les droits d’adaptation ont couté 50 000 dollars.
Katharine Hepburn a été envisagée pour le rôle de Scarlett O’Hara ; Gary Cooper pour celui de Rhett Butler.
La ségrégation raciale était en cours à cette époque aux États-Unis. Hattie McDaniel, qui incarne Mamma, n’était donc pas conviée à l’avant-première du film. Néanmoins, elle remporta l’Oscar du meilleur second rôle féminin, faisant d’elle la première afro-américaine à remporter ce prix.
Le film a remporté dix Oscars sur treize nominations : huit en compétition et deux spéciaux pour les innovations technologiques.
Le tournage s’est déroulé du 10 décembre 1938 au 11 novembre 1939 en Californie.
Notre critique de Autant en emporte le vent.
Une sorte de triangle amoureux qui aura marqué l’Histoire du Cinéma, détour mérité ?
En le découvrant à l’époque de sa sortie, sans doute. En le regardant de nos jours, le scénario n’a rien de bien novateur et surtout, il est vraiment très long. Remplir environ quatre heures de film doit donner une intrigue captivante, pleine de rebondissements mais c’est loin d’être le cas. Certes, ce n’est pas mauvais mais le film a clairement deux parties (séparées par son entracte).
La première moitié est assez intéressante, créant les intrigues amoureuses bien classiques mais aussi l’arrivée de la guerre entre les États du Nord et du Sud, les craintes de partir au combat, les peurs des épouses laissées derrière, l’esclavagisme qui règne (ne vous attendez pas à y voir de mauvaises conditions mais ne regardons pas la partie historique avec les yeux de nos jours).
Tout allait plutôt bien puis la seconde moitié s’enlise et ne semble plus savoir quoi raconter. On voit mal les conséquences de cette guerre, les romances vont et viennent que ça en devient autant redondant que lassant. Le film manque cruellement d’émotions et pour une histoire qui se veut romantique, c’est vraiment regrettable.
Si les acteurs et actrices livrent des prestations correctes, les personnages, vu la durée du métrage, méritaient mieux en développement. Scarlett est une femme indépendante, qui n’a pas la langue dans sa poche, qui est énergique et qui veut prendre les choses en main. Elle est courtisée par beaucoup d’hommes mais elle n’a d’yeux que pour un qui la refuse. Entre les deux moitiés d’Autant en emporte le vent, on passe d’une femme aimante et aimée à une femme d’affaires qui ne sait plus qui aimer. On a du mal à s’attacher pleinement à elle.
Rhett est le beau gosse de service séducteur et qui veut un peu trop avoir le contrôle même si on ne doute pas de l’amour qu’il porte envers Scarlett. On est trop dans un cliché. Puis lui aussi va basculer sur une autre facette détestable et hautement critiquable. Le triangle se termine avec Ashley qui méritait mieux avec son amour, sa passion, son départ pour la guerre et son retour où il n’est plus tout à fait le même, sauf qu’il n’est pas exploité pleinement.
Concernant les autres nombreux seconds rôles, ils ne sont pas tous logés à la même enseigne et on s’y perd un peu à force.
Pour l’époque, on reconnait qu’il y a une grande ampleur dans la mise en scène. Les décors sont nombreux, variés entre les intérieurs et les extérieurs, de même que les costumes qui permettent une bonne immersion dans ces temps lointains. Malgré les quatre heures, la réalisation n’a pas de fausses notes même si le rythme se veut trop régulier et qu’on n’aurait pas refusé quelques raccourcis. Il y a aussi un souci dans le déroulé des événements car on fait des bons dans le temps assez brutaux.
On souligne même quelques plans bien travaillés concernant l’éclairage mais on regrette que la seconde moitié ne bénéficie pas d’une telle audace visuelle. Quant à la bande originale, elle occupe une grande part du long-métrage mais sans donner de mélodies mémorables ou envoûtantes.
Autant en emporte le vent se laisse regarder pour avoir marquer le 7ème art mais qui finit quand même par s’envoler une fois vu.







