Bone Collector.
Réalisation : Phillip Noyce.
Scénario : Jeremy Iacone.
Production : Michael Bregman, Martin Bregman et Louis A. Stroller.
Musique : Craig Armstrong.
Société de production : Columbia Pictures et Universal Pictures.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 5 novembre 1999.
Date de sortie française : 26 janvier 2000.
Titre original : The Bone Collector.
Durée : 1h58.
Budget : 48 millions de dollars.
Box-office mondial : 151,5 millions de dollars.
Box-office USA : 66,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 452 495 entrées.
Résumé.
Lincoln est spécialisé dans la criminologie mais est tétraplégique. Il va s’associer à Amelia, une jeune recrue, qui va agir sur le terrain à sa place pour traquer un tueur en série qui laisse des indices sur ses futurs meurtres.
Casting.
Lincoln Rhyme : Denzel Washington (VF : Emmanuel Jacomy).
Amelia Donaghy : Angelina Jolie (VF : Annie Milon).
Thelma : Queen Latifah (VF : Cyliane Guy).
Paulie Sellitto : Ed O’Neill (VF : François Siener).
Howard Cheney : Michael Rooker (VF : Bernard-Pierre Donnadieu).
Kenny Solomon : Mike McGlone (VF : Gabriel Le Doze).
Eddie Ortiz : Luis Guzmán (VQ : Manuel Tadros).
Richard Thompson : Leland Orser (VQ : Antoine Durand).
Barry Lehman : John Benjamin Hickey (VF : Luc Mitéran).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Bone Collector est l’adaptation du roman Le Désosseur de Jeffery Deaver publié en 1997.
Al Pacino, Harrison Ford et Sean Connery ont été envisagés pour le rôle de Lincoln Rhyme ; Demi Moore et Nicole Kidman pour celui d’Amelia Donaghy.
Denzel Washington a rencontré plusieurs personnes tétraplégiques pour se préparer pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé du 21 septembre au 11 décembre 1998 au Canada et New York.
Notre critique de Bone Collector.
Nouvelle traque d’un tueur en série, c’est le genre de film qui est soit marquant soit oubliable.
Qui dit traque dit tension et le scénario parvient à en fournir. L’ambiance est pesante car on est à la fois dans la chasse d’un tueur dont on ne sait rien mais aussi une course contre la montre à élucider le puzzle. C’est ça qui est prenant car on va s’amuser de voir le héros jouer de son esprit pour faire les rapprochements. Alors certes, on pourrait reprocher que son sens de la déduction est bien trop rapide mais les indices sont bien ficelés dans leur construction.
On pourrait presque regretter de ne voir que peu de meurtres car on ne s’en lasse pas (en plus de l’ingéniosité des meurtres) et on a envie de savoir qui est ce tueur mystérieux. La révélation finale n’est pas mauvaise et bien amenée, ce qui est important dans ce genre d’histoire. Pas d’humour, pas de violence, que du sérieux et de la gravité. On aurait en revanche aimé que le lien entre Lincoln et Amélia soit plus appuyé, l’un étant prisonnier de son corps et l’autre qui est devenue sa « marionnette ».
Lincoln est le petit génie. Malgré son état physique (uniquement sa tête et un doigt sont en état de fonctionner) et qu’il souffre d’épilepsie, il a une forte mentalité. Il se fie de son corps tant son cerveau est opérationnel et vif. Rapide, grande mémoire, sens de la déduction, c’est une sorte de Sherlock Holmes des temps modernes. Il sera aidé par Amélia. Jeune recrue de la police mais qui a du cran, osant se dépasser, elle n’est pas une caricature de respectueuse des règles ou de tout braver. Elle prend un certain plaisir à œuvrer dans ce domaine. Elle est certes les bras et les jambes sur le terrain mais elle a aussi son esprit de réflexion.
Les différents seconds rôles ne sont pas inintéressants, entre l’infirmière Thelma très attentionnée, le commissaire très autoritaire, les enquêteurs qui sont compréhensifs par rapport au talent de Lincoln… Quant au tueur, il est méthodique, ne laisse rien au hasard, est sadique dans sa façon de faire et surtout il laisse toujours un morceau d’os avec des indices sur ses futures victimes.
Très bonne réalisation et c’est ce qu’on attendait. La tension est parfaitement dosée, le rythme maintient en haleine et il y a quelques bonnes idées dans la mise en scène. Le fait que Lincoln soit coincé dans son lit permet au cadrage de se placer à son point de vue et de voir la caméra s’incliner comme son regard. Concernant les scènes de crime, malgré les cadavres qu’on voit, elles ne versent pas dans le gore et c’est juste ce qu’il faut pour être sordide sans être révulsant. Une des grandes qualités du film est sa bande originale, angoissante comme il faut.
Bone Collector est un très bon thriller sur un tueur en série et un scénario prenant.







