Casino.
Réalisation : Martin Scorsese.
Scénario : Martin Scorsese et Nicholas Pileggi.
Production : Barbara De Fina et Joseph P. Reidy.
Musique : divers artistes.
Société de production : Universal Pictures, Syalis DA, Légende Entreprises, De Fina-Cappa et GGG.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 22 novembre 1995.
Date de sortie française : 13 mars 1996.
Titre original : Casino.
Durée : 2h58.
Budget : 50 millions de dollars.
Box-office mondial : 116,1 millions de dollars.
Box-office USA : 42,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 657 908 entrées.
Résumé.
À Las Vegas, Ace Rothstein dirige le casino Tangiers d’une main de maître et de fer en compagnie de son ami d’enfance Nicky qui a des méthodes brutales pour se faire respecter. Un monde qui va tourner mal à partir du moment où il rencontre Ginger, une arnaqueuse.
Casting.
Sam « Ace » Rothstein : Robert De Niro (VF : Jacques Frantz).
Ginger McKenna/Rothstein : Sharon Stone (VF : Béatrice Agenin).
Nicky Santoro : Joe Pesci (VF : Michel Mella).
Lester Diamond : James Woods (VF : Joël Zaffarano).
Billy Sherbert : Don Rickles (VF : André Chaumeau).
Andy Stone : Alan King (VF : Henri Lambert).
Phillip Green : Kevin Pollak (VF : José Luccioni).
Remo Gaggi : Pasquale Cajano (VF : Inconnue).
Pat Webb : L.Q. Jones (VF : Jacques Richard).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Casino est l’adaptation du livre Casino : amour et honneur à Las Vegas de Nicholas Pileggi publié en 1995.
Nicole Kidman, Michelle Pfeiffer, Kim Basinger, Rene Russo, Cameron Diaz, Uma Thurman, Melanie Griffith et Madonna ont été envisagées pour le rôle de Ginger.
Robert De Niro et Joe Pesci ont improvisées la plupart de leurs répliques.
Robert De Niro avait 70 costumes différents pour le film et Sharon Stone en avait 40. Ils ont été autorisés à conserver leurs costumes après le tournage.
Les scènes du casino ont été tournées au Riviera entre 1h et 4h du matin afin d’impacter le moins possible la clientèle.
Le tournage s’est déroulé du 14 septembre 1994 au 25 janvier 1995 au Nevada.
Notre critique de Casino.
Direction Las Vegas pour les coulisses des lieux emblématiques de la ville : les casinos.
En général quand le cinéma va dans ces bâtiments, c’est pour des braquages risqués. Ici, on va plutôt y découvrir leur fonctionnement mais façon mafia, violences, magouilles, trafic… Là où l’idée aurait pu être prenante, on reconnait qu’on s’ennuie très rapidement. En effet, on ne peut pas dire qu’il y a un vrai fil conducteur. Certes, on peut dire que c’est le début, l’ascension puis la chute, une structure déjà-vu plusieurs fois mais c’est soit captivant, soit lassant.
On est dans ce second cas de figure tant on a l’impression de tourner en rond, de toujours voir les mêmes situations… Pire, il n’y a pas de rebondissements, pas d’émotions… et progressivement le casino en lui-même passe à l’arrière-plan. On ne comprend pas où on veut nous mener et même l’intrigue personnelle d’une relation de couple oscillante n’apporte au final pas grand chose.
Malheureusement, avec un scénario peu probant, les personnages ne bénéficient pas d’une écriture relevée. Ace est un entrepreneur qui veut tout contrôler, s’enrichir, écraser les autres, devenir le meilleur en ne respectant rien… C’est le cliché du directeur froid, manipulateur et brutal qui n’a aucune pitié. On pouvait espérer que se marier allait l’adoucir mais au final il reste juste le même : imbuvable et encore plus possessif.
Même quand il devient père, rien ne change et il est dommage que l’enfant ne soit pas davantage exploitée dans l’intrigue. Ginger est déjà plus intéressante car elle va entrer dans une prison dorée qui finit par la tourmenter et dont elle veut s’enfuir. Là encore, cette intrigue est mal équilibrée dans le film. Quant à Nicky, on reste aussi dans les caricatures de l’homme insupportable et violent qui est un accro des casinos à en devenir maladif mais rien qui permette de le rendre plus consistant.
Trois heures d’une histoire longue mais la réalisation peut réussir à redresser le niveau mais c’est peine perdue. On est face à quelque chose de très classique, peu recherché dans la mise en scène et sans approche artistique malgré l’environnement des casinos. Le rythme est lent et ça n’aide en rien car même les scènes plus « intenses » sur le papier sont bien fades à l’écran. Même la bande originale reste dans les clichés du genre. Si on reste du côté des oreilles, le film regorge de narration de différents personnages. Sauf qu’ici, c’est rébarbatif.
Casino dispose d’un scénario aussi poussif que sa mise en scène. Trois heures ennuyeuses qui ne mènent à rien.







