Creed II.
Réalisation : Steven Caple Jr..
Scénario : Juel Taylor et Sylvester Stallone.
Production : Irwin Winkler, Charles Winkler, David Winkler, Sylvester Stallone, William Chartoff et Kevin King Templeton.
Musique : Ludwig Göransson.
Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer, Warner Bros., New Line Cinema et Chartoff-Winkler Productions.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Première mondiale : 14 novembre 2018 (New York).
Date de sortie USA : 21 novembre 2018.
Date de sortie française : 9 janvier 2019.
Titre original : Creed II.
Durée : 2h10.
Budget : 50 millions de dollars.
Box-office mondial : 214,2 millions de dollars.
Box-office USA : 115,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 733 124 entrées.
Résumé.
Dans sa vie personnelle, Adonis Creed va être père. Sur le ring, il va avoir pour adversaire Viktor Drago, le fils d’Ivan Drago qui a tué son père Apollo Creed.
Casting de Creed II.
Adonis Johnson Creed : Michael B. Jordan (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Robert « Rocky » Balboa, Sr. : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Bianca Taylor : Tessa Thompson (VF : Fily Keita).
Ivan Drago : Dolph Lundgren (VF : Jacques Frantz).
Viktor Drago : Florian Munteanu (VF : Jochen Hägele).
Tony « Little Duke » Evers : Wood Harris (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Mary Anne Creed : Phylicia Rashād (VF : Maïk Darah).
Ludmila Drago : Brigitte Nielsen (VF : Inconnue).
Robert Balboa Jr. : Milo Ventimiglia (VF : Alexis Tomassian).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Creed II est la suite de Creed : l’héritage de Rocky Balboa.
Le projet débute en 2016.
Le tournage s’est déroulé du 15 mars au 8 juin 2018 en Pennsylvanie et Nouveau Mexique.
Notre critique de Creed II.
Le retour d’un autre ancien de la saga pour cette nouvelle suite, est-ce une bonne idée ?
On pensait que la saga allait vraiment partir sur de nouvelles bases mais elle flirte encore avec la nostalgie des anciens opus. Dans un sens, l’idée est logique pour un potentiel d’écriture mais on trouve que ça reste trop facile en apparence. Par chance, le scénario se veut vraiment touchant car il va y avoir l’aspect personnel vraiment mis en avant au lieu de la boxe à proprement parlé. On y voit la vie personnelle d’Adonis mais que ça va jouer à la fois sur son mental et sur sa profession.
Les valeurs familiales sont en compétition avec le sport et l’équilibre est bien gérée dans l’histoire. On arrive à trouver également de la tension car on n’est pas dans quelque chose de si prévisible. Ou en tout cas, on nous sème le doute. On alterne efficacement entre famille, entraînement, matchs… pour construire quelque chose. Là où on aurait pu craindre une simple vengeance, c’est plus mesuré et plus crédible dans le cheminement.
Adonis va avoir un plus grand développement que dans le film précédent. Il se fiance avec Bianca, il devient père… tout un chamboulement dans sa vie qui lui font revoir ses priorités mais qui font aussi ressortir ses craintes. Il ne joue plus que pour lui-même mais aussi pour sa nouvelle famille. On le disait, il n’est pas motivé uniquement par la vengeance. Il va douter, avoir des failles, se remettre en question tout en se battant toujours.
Rocky Balboa commence à prendre du retrait en devenant davantage coach mental que de boxe. Il fait vraiment office de vieux saga. Sa propre histoire est bien plus effacée par contre. Bianca est évidemment présente en étant devenue mère. La crainte de son handicap envers son enfant donne une sensibilité supplémentaire au personnage. Concernant les Drago, que ce soit père comme fils, ce sont juste de gros bras qui veulent en découdre. Il est vraiment dommage que les adversaires ne soient toujours pas mieux écrits.
Nouveau réalisateur pour ce film et c’est vraiment bon comme rendu même si à nouveau, il n’y a pas un style propre à cette nouvelle saga. En fait, tout reste très sobre dans la mise en scène et ça ne prend que de l’ampleur lorsqu’on est sur le ring. On n’aura que deux rencontres mais le fait d’avoir ici des vues embarquées dans les yeux du boxeur sont enrichissantes et plus immersives. C’est impressionnant et on s’accroche à notre siège tant c’est rythmé et donnant de l’intensité. C’est du beau spectacle à ces moments là. On aurait apprécié une bande originale plus belle car elle est trop discrète pour être mémorable.
Creed II passe le flambeau et confirme une qualité de nouveau souffle à la franchise.







