Demolition.

Réalisation : Jean-Marc Vallée.
Scénario : Bryan Sipe.
Production : Lianne Halfon, Sidney Kimmel, Thad Luckinbill, Trent Luckinbill, John Malkovich, Molly Smith, Russell Smith et Jean-Marc Vallée.
Musique : Inconnu.
Société de production : Black Label Media, Mr. Mudd, Right of Way Films et Sidney Kimmel Entertainment.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 10 septembre 2015 (Toronto).
Date de sortie USA : 8 avril 2016.
Date de sortie française : 6 avril 2016.
Titre original : Demolition.
Durée : 1h41.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : 4,4 millions de dollars.
Box-office USA : 2 millions de dollars.
Entrées françaises : 107 248 entrées.
Résumé.
Après avoir perdu sa femme et cherchant à comprendre pourquoi il ne ressent rien, Davis se met à envoyer des lettres à Karen, employée d’un service client. Il lui vient envie de tout démonter autour de lui.
Casting.
Davis Mitchell : Jake Gyllenhaal (VF : Rémi Bichet).
Karen Moreno : Naomi Watts (VF : Hélène Bizot).
Phil : Chris Cooper (VF : François-Éric Gendron).
Chris : Judah Lewis (VF : Tom Trouffier).
Carl : C. J. Wilson (VF : Serge Biavan).
Margot : Polly Draper (VF : Ariane Deviègue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé à New York.

Notre critique de Demolition.
Un sujet qui semble bien intéressant sur le deuil avec un beau casting, de quoi être emballé.


Alors que ça semblait partir en ce sens, plus on avance dans l’histoire et plus on se demande vers où on se dirige et ce qu’on doit en retenir. Le manque d’émotions du personnage principal avait un potentiel monstre pour en comprendre la cause mais finalement cela reflète le film en lui-même : on ne ressent rien. Il y a des séquences quasi inutiles, n’ayant pas de grandes cohérences et si c’est censé représenter un esprit chaotique, c’est assez mal amené. Il n’y a en réalité dans le film aucun travail sincère sur le deuil, ni sur la perdition ou tout autre questionnement intérieur. C’est dommage car tout le potentiel semble gâché au profit de quelque chose d’un peu indigeste qui ne surprend pas par sa qualité. De plus, la relation platonique est sans intérêt de même que la relation mère/fils qui semble combler des trous dans le scénario mais qui en réalité plombe le tout.
Davis est un peu perturbé vu son évolution dans le film mais plus dans le côté qu’il a envie de tout détruire. Pourtant, ce n’est même pas pour se décharger d’une colère, ou en tout cas ce n’est pas très convaincant. Il casse sa propre routine et fait des choses de plus en plus loufoques mais cela n’apporte en réalité rien au personnage. On ne s’attache pas du tout à lui et il semble y avoir un regret de ne pas avoir d’enfant vu comme il a tendance à les regarder mais ça reste là encore quelque chose de trop en retrait. On aurait aimé que sa « thérapie » d’écrire serve vraiment à plus pour le rendre plus profond. Concernant Karen, elle n’est pas assez développée si ce n’est qu’elle est compatissante mais aimant se droguer pour « planer » et a du mal avec son fils (qui est une véritable tête à claque à vouloir jouer son rebelle pour se donner un genre). Le beau-père aussi a du mal à être développé alors qu’il souffre vraiment et il semble être le plus « normal » dans son comportement.


Malgré un bon casting mais un scénario peu palpitant, la réalisation n’arrive pas à apporter quelque chose relevant le niveau. C’est un peu lent et ce n’est pas dans une dimension artistique quelconque. Cela donne un effet de lassitude et semble tellement s’éloigner du sujet de base. Il y a même un côté trop répétitif à voir des choses se détruire même si ça devient de plus en plus extrême (de démonter un frigo jusqu’à détruire une maison). Donc à part une surenchère, ça s’arrête là. La bande originale ne donne pas une grande immersion sonore avec juste l’utilisation de chansons sans être un parallèle aux images.
Demolition se démolit tout seul pour un résultat assez mauvais.

