Django Unchained.
Réalisation : Quentin Tarantino.
Scénario : Quentin Tarantino.
Production : Reginald Hudlin, Pilar Savone et Stacey Sher.
Musique : divers artistes.
Société de production : The Weinstein Company, Columbia Pictures et Visiona Romantica.
Distributeur : The Weinstein Company.
Date de sortie USA : 25 décembre 2012.
Date de sortie française : 16 janvier 2013.
Titre original : Django Unchained.
Durée : 2h45.
Budget : 100 millions de dollars.
Box-office mondial : 426 millions de dollars.
Box-office USA : 162,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 4 303 569 entrées.
Résumé.
King Schultz est un chasseur de primes. Il va récupérer Django, un esclave, qui connait l’identité de ceux qu’ils traquent. En échange de l’aider, Django demande en retour de libérer sa femme détenue par un propriétaire d’esclaves.
Achats.

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Casting.
Django Freeman : Jamie Foxx (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
King Schultz : Christoph Waltz (VF : Pierre-François Pistorio).
Calvin J. Candie : Leonardo DiCaprio (VF : Damien Ferrette).
Stephen : Samuel L. Jackson (VF : Pascal Nzonzi).
Broomhilda von Shaft : Kerry Washington (VF : Annie Milon).
Lara Lee Candie-Fitzwilly : Laura Cayouette (VF : Claire Guyot).
Léonid « Léo » Moguy : Dennis Christopher (VF : Jean-Pierre Leroux).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Will Smith, Idris Elba, Terrence Howard et Chris Tucker ont été envisagés pour le rôle de Django Freeman.
Lors de la scène à table où Calvin s’énerve et tape sur la table avec sa main de manière violente, Leonardo DiCaprio s’est accidentellement blessé sur un morceau de verre et s’est mis à saigner. L’acteur a continué à jouer et la scène fut conserver au montage.
Le tournage s’est déroulé du 25 janvier au 27 juillet 2012 en Louisiane et Californie.
Notre critique de Django Unchained.
Western du temps de l’esclavagisme par Tarantino, un mélange pouvant être prenant.
Les films sur cette période ne sont pas si rare mais ils sont pour la plupart assez émouvant aussi bien dans l’espoir que dans la douleur. Le scénario ici s’oriente plus vers une forme d’oppression pour montrer la cruauté de l’humanité. Alors que le premier acte mise plus sur le métier de chasseur de primes en étant malheureusement vite expédié, c’est tout le reste du film qui va nous montrer une époque de ségrégation. D’un côté les blancs riches propriétaires qui se croient au-dessus de tout, de l’autre les noirs qui sont des marchandises en tout genre.
D’habitude, ce genre de film dévoile vraiment le quotidien des esclaves mais pour cette histoire, on sera plus du côté « blanc » où sera mis en avant leur cruauté entre leurs décisions de morts, de tortures, de violences et bien sûr de commerces. On pourrait noter néanmoins un déséquilibre car on a l’impression de voir deux scénarios différents où c’est clairement la seconde moitié du film qui se veut percutante. Si vous n’êtes pas à l’aise avec le mot « nègre » ou avec une violence exagérée, vous aurez sans doute du mal à voir ce métrage.
Trois protagonistes occupent le film. King Shultz est un chasseur de primes mais son développement est particulier. S’il est d’abord quelqu’un qui traque de manière stratégique et jouant habilement de la manipulation, la seconde moitié le place un peu plus en retrait. On le sent un peu plus malmené mais beaucoup moins développé. On fait ce même constat avec Django, qui porte pourtant le titre du film. Esclave libéré et qui va être motivé à la fois par une rage envers les esclavagistes mais aussi pour retrouver sa femme.
Mais en même temps, il va réussir à se canaliser pour réussir à bien sa quête et on sent qu’il se contient difficilement. Puis on a Calvin, un riche propriétaire d’esclaves qui est attiré exclusivement par l’argent grâce à ses « marchandises ». Il est vraiment sadique, bon orateur pour être plus horrible encore et il se veut vraiment glaçant. Il occupe même bien plus le scénario par sa prestance que les deux autres protagonistes.
Quasi trois heures et le film arrive à rester captivant du début à la fin. Il n’y a pas de lenteurs, de scènes inutiles ou qui tirent en longueur. C’est dynamique juste comme il faut, malgré parfois de très longues séquences de dialogues. La reconstitution d’époque avec les costumes et les décors des plantations ainsi que des maisons de maître favorise l’immersion.
En revanche, on regrette vraiment cette violence gratuite à coup de gerbes de sans tellement exagérées que ça en devient irréelle, ne servant qu’à repeindre les murs. Dommage car jusque là tout était convaincant et ça vient tout gâcher. Déception aussi sur la bande originale qui va proposer des chansons totalement anachroniques et bien loin du western. Certes, c’est un parti pris mais on n’en voit pas vraiment l’utilité.
Django Unchained est un western qui se démarque du lot malgré quelques fausses notes.







