Dossier 137.
Réalisation : Dominik Moll.
Scénario : Dominik Moll et Gilles Marchand.
Production : Carole Scotta, Caroline Benjo, Barbara Letellier et Simon Arnal[.
Musique : Olivier Marguerit.
Société de production : France 2 Cinéma et Haut et Court.
Distributeur : Haut et Court.
Première mondiale : 15 mai 2025 (Cannes).
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 19 novembre 2025.
Titre original : Dossier 137.
Durée : 1h55.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Stéphanie Bertrand travaille à l’Inspection Générale de la Police nationale. Elle a pour mission d’enquêter sur la blessure d’un manifestant des Gilets Jaunes qu’un policier aurait visé avec un tir de flash-ball.
Casting.
Stéphanie Bertrand : Léa Drucker.
Benoît Guérini : Jonathan Turnbull.
Victor : Solan Machado-Graner.
Mickael Fages : Théo Navarro-Mussy.
Alicia Mady : Guslagie Malanda.
Jérémy : Stanislas Merhar.
Madame Jarry : Florence Viala.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé du 6 octobre au 5 décembre 2024 en France.
Notre critique de Dossier 137.
Les gilets jaunes auront marqué fortement les esprits ainsi que la réponse de l’État et ses travers.
On pouvait craindre avec ce film un parti pris qui puisse être soit contre les forces de l’ordre, soit contre les gilets jaunes. Au final, on aura plutôt quelque chose de neutre (dans le sens ni contre l’un ni contre l’autre). On est vraiment face à une enquête qui va aller progressivement où ça débute parole contre parole, puis les petits indices arrivent et on va découvrir la vérité avec la différence de point de vue et bien évidemment son dénouement. Le scénario va également mettre en évidence le climat insurrectionnel du moment (sans revenir longuement sur les revendications) et l’impréparation générale des forces de l’ordre avec des consignes floues.
Il est rare de voir un film sur l’IGPN et ça permet de voir comment les policiers se font aussi contrôler et mis sur « le banc des accusés ». Néanmoins, on pourrait regretter que l’histoire ne mise pas davantage sur le mystère car on découvre assez rapidement les faits réels et ça gâche un peu l’effet recherché. Il n’y a effectivement aucun rebondissement, aucune surprise et peu de réflexions poussées sur ce sujet.
Stéphanie doit mener l’enquête en étant objective. Son personnage manque d’une vraie personnalité (et son actrice ne livre pas une prestation remarquable…). On ne s’attache pas à elle et elle se contente de faire son travail (même si lors d’une scène, elle va vraiment au-delà de ce qu’elle a le droit de faire). On pourrait presque dire que c’est trop facile pour elle vu que la preuve irréfutable arrive pile quand elle a besoin, manquant de donner une forme de bravoure pour le personnage.
Ses collègues sur l’affaire sont encore moins développés et presque peu utiles. Son ex-mari policier avait du potentiel en étant contre le fait que Stéphanie soit dans « la police des polices » mais il manque de présence et seule une scène l’exploite correctement.
Le film partait plutôt bien dans la réalisation en usant efficacement du montage lors des multiples auditions. Cela donne du rythme et le quasi « face caméra » nous plonge dans la peau des enquêteurs. Malheureusement, la suite va devenir plus mollassonne. Le rythme s’essouffle au point de devenir monotone et pour un film de ce genre, ça manque cruellement de tension. Cet élément étant inexistant, cela ne fait que renforcer une sorte d’ambiance soporifique. On regrette aussi que l’idée utilisée au début du film de montrer ce que des manifestants pouvaient filmer à travers leurs smartphones ne soit pas davantage montrée même si la façon de filmer rappelle plus une caméra professionnelle avec un recadrage fait au montage.
Dossier 137 propose de bonnes idées avec un sujet important mais souffre d’une histoire trop calme, peu approfondie et d’une forme bien trop sereine.







