Fenêtre sur cour.


affiche poster fenetre sur cour rear window

Réalisation : Alfred Hitchcock.
Scénario : John Michael Hayes.
Production : Alfred Hitchcock.
Musique : Franz Waxman.
Société de production : Alfred J. Hitchcock Productions.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 1er août 1954.
Date de sortie française : 25 avril 1955.
Titre original : Rear Window.
Durée : 1h52.
Budget : 1 million de dollars.
Box-office mondial : 37 millions de dollars.
Box-office USA : 36,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 049 181 entrées.

Résumé.

Jeff est photographe mais suite à une jambe cassée, il est cloitré chez lui. Il passe ses jours à observer ses voisins et il suspecte l’un d’eux d’être l’auteur d’un meurtre.

Casting.

Jeff Jefferies : James Stewart (VF : Roger Tréville).
Lisa Carol Fremont : Grace Kelly (VF : Élina Labourdette).
Lieutenant Thomas J. Doyle : Wendell Corey (VF : Jean-Henri Chambois).
Stella : Thelma Ritter (VF : Marie Francey).
Lars Thorwald : Raymond Burr (VF : Raymond Destac).
Mlle Cœur solitaire : Judith Evelyn (VF : Thérèse Rigaut).
Le pianiste : Ross Bagdasarian Sr. (VF : Roger Rudel).
Mlle Torso : Georgine Darcy (VF : Inconnue).
La propriétaire du chien : Sara Berner (VF : Cécile Dylma).

Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.

Fenêtre sur cour est l’adaptation de la nouvelle du même nom de William Irish publié en 1942.

L’ensemble du film a été tourné en studios, nécessitant de grands décors fonctionnels. Cela a nécessité deux mois de construction. Les immeubles comportaient 31 appartements dont 12 étaient fonctionnels.

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Le tournage s’est déroulé du 27 novembre 1953 au 13 janvier 1954 en Californie.

Notre critique de Fenêtre sur cour.

Voilà un synopsis original qui se veut attirant.

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Il est effectivement curieux de tenir tout un film à la fenêtre d’un appartement et pourtant, ça donne quelque chose de fascinant. On va vivre toute l’histoire à travers les yeux du héros principal mais son besoin de trouver un sujet d’investigation peut altérer son jugement. L’aspect enquête est très bien gérée car tout se fait via de l’observation et des déductions sans jamais obtenir de preuves concrètes ni de témoignages. On se prend au jeu étant donné qu’on se dit que tout est peut être aussi une fausse piste née d’une trop grande imagination. Il y a donc un aspect ludique en plus du genre policier et le tout se marie très bien.

Il y a aussi dans un sens une forme de voyeurisme malsain. Avec une telle configuration d’immeuble, tout le monde peut se voir à la fenêtre et ça supprime toute intimité. En découvrant la vie des gens, chacun peut se faire une idée sur les autres sans jamais forcément se parler. C’est comme si c’était une sorte de télévision grande nature, chaque appartement étant une chaîne avec un programme différent. Pour l’époque c’est crédible en plus. Cela montre aussi que malgré une proximité du voisinage, il n’y a pas de grande communication entre les gens, chacun agissant un peu égoïstement et ne se souciant pas des autres. On négligera le fait d’entendre quand même aussi bien les conversations d’un appartement à l’autre.

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On est servi par un casting convaincant et même très élégant dans leur façon d’agir. James Stewart incarne impeccablement Jeff. Piégé dans son fauteuil roulant, il s’occupe en observant les voisins. Démêler l’enquête devient son seul passe-temps. Il se montre passionné mais aussi créatif voire paranoïaque. Cela joue sur la perception de l’intrigue et c’est toujours intrigant. Il est aidé par sa petite amie Lisa, interprétée par Grace Kelly qui porte bien son prénom tant son personnage est gracieux. Elle est posée, méthodique et si elle est d’abord réfractaire, elle se lance aussi dans l’enquête sur le terrain. L’autre aide est Stella, l’infirmière de Jeff qui n’a pas sa langue dans sa poche et se veut très franche. Enfin, le détective qui fait son possible pour dissuader Jeff tant rien ne lui semble crédible surtout avec les preuves qu’il trouve. Quant au fameux « voisin », on ne sait rien de lui, on assiste juste à ses agissements bien mystérieux.

La force du film revient à sa réalisation. Tout se fait à partir d’un appartement et on est presque dans un huis clos et ce ressenti est bien retransmis. On assiste à un éternel montage en champ / contre-champ, nous plongeant dans ce que voit Jeff. On apprécie aussi de voir à travers l’objectif de l’appareil photo, nous permettant d’être au plus proche de l’action et de nous transformer véritablement acteur de l’enquête. C’est rythmé mais ce qu’on retient le plus est la conception des décors. Même si on sent que tout est tourné en studio, il y a un certain charme d’être dans cette cour d’immeuble et de voir différents types d’appartement avec chacun sa propre personnalité, à l’image de ses propriétaires. Petit bémol sur la bande originale qui manque de saveur.

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Fenêtre sur cour est un excellent film policier original où on ne verra plus ses voisins de la même façon.

La note de Fabien


Réalisation : Alfred Hitchcock.Scénario : John Michael Hayes.Production : Alfred Hitchcock.Musique : Franz Waxman.Société de production : Alfred J. Hitchcock Productions.Distributeur : Paramount Pictures.Date de sortie USA : 1er août 1954.Date de sortie française : 25 avril 1955.Titre original : Rear Window.Durée : 1h52.Budget : 1...Fenêtre sur cour.