Hurlevent.
Réalisation : Emerald Fennell.
Scénario : Emerald Fennell.
Production : Tom Ackerley, Emerald Fennell, Josey McNamara et Margot Robbie.
Musique : Anthony Willis.
Société de production : Lie Still, LuckyChap et MRC Film.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 13 février 2026.
Date de sortie française : 11 février 2026.
Titre original : Wuthering Heights.
Durée : 2h16.
Budget : 62 millions de livre sterling (80 millions de dollars).
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Dans le Yorkshire, Catherine Earnshaw et Heathcliff vivent un amour passionnel qui va aller jusqu’à une obsession destructrice créant des conséquences sur leurs vies.
Casting.
Catherine Earnshaw : Margot Robbie (VF : Dorothée Pousséo).
Heathcliff : Jacob Elordi (VF : Jim Redler).
Nelly Dean : Hong Chau (VF : Inconnue).
Catherine Earnshaw (jeune) : Charlotte Mellington (VF : Inconnue).
Heathcliff (jeune) : Owen Cooper (VF : Inconnue).
Nelly Dean (jeune) : Vy Nguyen (VF : Inconnue).
Edgar Linton : Shazad Latif (VF : Inconnue).
Isabella Linton : Alison Oliver (VF : Inconnue).
Monsieur Earnshaw : Martin Clunes (VF : Inconnue).
Joseph : Ewan Mitchell (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Hurlevent est l’adaptation du roman Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë publié en 1847.
Le projet débute en 2024.
Le tournage s’est déroulé de janvier à avril 2025 en Angleterre.
Notre critique de Hurlevent.
Le fameux triangle amoureux dans un autre siècle, on sent le déjà-vu.
Partez du principe que cette critique ne sera pas comparative au livre donc on va prendre ce qu’on nous donne. Le film a clairement quatre actes de qualité inégale et de durée différente. Le premier est la rencontre, les premières années, la relation « je t’aime moi non plus » des deux tourtereaux qui ne sont pas du même milieu. Cliché mais curieusement, ça fonctionne bien car c’est crédible surtout que ça permet de contextualiser l’époque avec les mariages avec un parti et non avec amour.
Le second acte est la distance et on va juste se concentrer sur Cathy et sa vie luxueuse et mondaine. C’est peu palpitant et surtout redondant mais au moins, il y a encore dans le fond un tiraillement sentimental appréciable. Puis le troisième acte est celle des retrouvailles et là, c’est d’une forte platitude où l’érotisme est poussé à l’excès sans donner la moindre once de passion ou de désir. Un comble pour quelque chose de romantique.
Vient alors le dernier acte de Hurlevent avec ses rebondissements et enfin quelque chose à se mettre vraiment sous la dent : la toxicité. Ce n’est plus de l’amour véritable et on entre alors dans un jeu de manipulation, de souffrance, de torture mentale, de rage, de pulsion… Si ça devient plus captivant, c’est justement pour montrer à quel point un amour obsessionnel a été jusqu’à pervertir des âmes, perdues dans une forme de déni et de haine où le but est de faire mal à l’autre.
Ainsi, l’intrigue va donc s’assombrir du début à la fin du film et pourtant, ce n’est pas toujours approfondi suffisamment. On survole certains sujets, on s’attarde sur d’autres sans utilité. C’est comme si la matière était là mais mal exploitée, ne sachant pas trop comment mettre en avant les sujets porteurs.
Le casting de Hurlevent se veut plutôt convaincant. Catherine est une femme d’un milieu « aisée » si on peut dire car en déclin. Elle a un lien fort avec Heathcliff mais elle s’oriente plutôt vers la richesse d’un autre, se promettant une vie plus confortable mais sans être sûr de faire le bon choix. Entre amour et argent, son cœur se promène et la torture petit à petit. Car certes elle a le luxe mais au fond d’elle, elle comprend que ça ne l’a rend pas heureuse et qu’elle se cache derrière une image. Elle a une certaine tendance à jouer avec Heathcliff.
Ce dernier, d’un milieu très modeste, débute de manière simple, attachante et sage. Après son retour, c’est un tout autre homme qu’on découvre, plus sûr de lui mais on ne saura finalement pas ce qu’il a fait durant son absence. Puis plus on avance, plus ce jeu entre les deux tourtereaux va devenir destructeur et le galant homme va petit à petit devenir plus sombre, dangereux, imprévisible jusqu’à en être insupportable. Les deux personnages vont ainsi évoluer sans jamais réussir à trouver la paix intérieure, ne sachant plus communiquer ni s’écouter vraiment.
On retient aussi le personnage de Nelly, la servante qui va jouer les entremetteuses de bien des façons et pas toujours des meilleures. Edgar est le riche homme qui ne voit pas grand chose même quand c’est sous ses yeux et on a de la peine pour lui. Quant à Isabella, ça va être une marionnette qui va elle aussi être impacter par l’autodestruction des deux tourtereaux.
Concernant la réalisation, on est plutôt partagé par le rendu. Par moment, il y a quelque chose d’artistique, avec des plans soignés, une mise en scène adéquate. Mais c’est bien trop inégal pour être qualitatif tout du long. On est surtout surpris par les décors qui sonnent faux pour la plupart (quand on n’a pas des arrière-plans qui font trop numériques), des choix qu’on pourrait presque trouver anachronique à trop en faire et enfin des costumes où certes les artistes se sont faits plaisir mais sans que ça ne donne une réelle immersion. Même chose avec la bande originale qui oscille entre chansons modernes façon « teen movie » et d’autres plus folklorique mais bien plus prenantes.
Hurlevent alterne trop entre la petite bise discrète et la rafale destructrice pour montrer un amour passionnel et toxique mais sans marquer suffisamment les mémoires.







