Il était une fois dans l’Ouest.

Réalisation : Sergio Leone.
Scénario : Sergio Donati, Dario Argento, Bernardo Bertolucci et Sergio Leone.
Production : Fulvio Morsella.
Musique : Ennio Morricone.
Société de production : Rafran Cinematografica, San Marco, Paramount Pictures et Euro International Films.
Distributeur : Euro International Films.
Date de sortie italienne : 21 décembre 1968.
Date de sortie USA : 28 mai 1969.
Date de sortie française : 27 août 1969.
Titre original : C’era una volta il West.
Titre anglais : Once Upon a Time in the West.
Durée : 2h46.
Budget : 5 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : 5,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 14 862 764 entrées.
Résumé.
Jill McBain revient chez elle mais trouve sa famille assassinée. Elle s’associe à Cheyenne, pourtant principal suspect, pour retrouver le véritable tueur, Frank, un chef de gang. Ils seront rejoints par Harmonica, qui cherche à se venger.
Casting.
Harmonica : Charles Bronson (VF : Claude Bertrand).
Jill McBain : Claudia Cardinale (VO : Joyce Gordon) (VF : Michelle Bardollet).
Frank : Henry Fonda (VF : Raymond Loyer).
Manuel Gutierrez « Le Cheyenne » : Jason Robards (VF : René Arrieu).
Morton : Gabriele Ferzetti (VF : Jean-Henri Chambois).
Peter McBain : Frank Wolff (VF : Henri Poirier).
Le barman : Lionel Stander (VF : Gérard Darrieu).
Le shérif : Keenan Wynn (VF : Louis Arbessier).
Sam : Paolo Stoppa (VF : Jean Clarieux).
Snaky : Jack Elam (VF : Pierre Collet).
Stony : Woody Strode (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Il était une fois dans l’Ouest est le premier volet de la Trilogie du temps.
Clint Eastwood et James Coburn ont été envisagés pour le rôle d’Harmonica.

Le tournage s’est déroulé d’avril à juillet 1968 en Californie, Arizona, Espagne et Mexique.
Notre critique de Il était une fois dans l’Ouest.
Un synopsis plutôt sympathique alors on part assez confiant.


Cette confiance sera effectivement garanti environ deux tiers du film. L’histoire s’installe correctement, on voit bien les différentes intrigues et c’est convaincant. C’est plus le dernier acte qui décevra un peu car ça a tendance à s’enliser sans trop se mettre dans boue, c’est déjà ça. On apprécie en tout cas d’avoir un scénario bien écrit qui ne tombe pas dans un pur film de vengeance ou de fusillades. Même si on a tous les clichés du western, on a un petit côté historique de cette époque avec les terrains à investir sur l’avenir, l’essor du chemin de fer pour développer une ville… Dommage juste que ce ne soit pas plus mis en avant. Il y a aussi pas mal de scènes sans grand intérêt qui casse un peu l’immersion du métrage. Autre bémol, un film qui n’offre pas d’émotions même dans les passages les plus dramatiques qui auraient du justement nous toucher davantage.
On partait également confiant sur les personnages qui débutent d’une bonne manière le film mais qui vont chacun ne jamais vraiment évolué au fil de l’intrigue. Par conséquent, difficile de s’attacher à eux. Harmonica, qui communique soit par son instrument de musique, soit par son arme, a une grande prestance mais… ça s’arrête là. Il n’a pas un développement saisissant. Même constat pour Jill. Veuve, le drame qu’elle a vécu ne semble pas l’émouvoir plus que ça et ça n’influe pas la suite de son parcours. Cheyenne, hors-la-loi accusé à tort, il avait du potentiel mais malheureusement, très peu exploité. Quant à Frank, le grand méchant impitoyable, il est certes effrayant mais il n’est pas très utilisé dans le scénario.


Le réalisateur est célèbre pour ses westerns et il est donc en territoire connu, comme nous au final. Saluons déjà une plus grande envergure pour les décors, les prises de risques avec les scènes du train… La séquence d’ouverture nous donne le ton sur la mise en scène qui nous attend et c’est à double tranchant selon chacun. Le rythme du film est très lent, avec des plans parfois interminables, quasi contemplatifs mais sans nécessairement un intérêt quelconque. La bande originale dispose d’un thème iconique avec l’harmonica mais ce sera la seule perle auditive tant le reste est plutôt mollasson.
Il était une fois dans l’Ouest est assez intéressant mais souffre d’une lenteur pas toujours justifiée.

