Imperium.
Réalisation : Daniel Ragussis.
Scénario : Michael German et Daniel Ragussis.
Production : Dennis Lee, Francisco Ordonez, Daniel Ragussis, Simon Taufique et Ty Walker.
Musique : Will Bates.
Société de production : Atomic Features, Green-Light International, Grindstone Entertainment Group, Sculptor Media et Tycor International Film Company.
Distributeur : Lionsgate Premiere.
Date de sortie USA : 19 août 2016.
Date de sortie française : 9 janvier 2018 (directement en VOD).
Titre original : Imperium.
Durée : 1h49.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Nate Foster est agent du FBI. Il a pour mission d’infiltrer un groupe de suprémacistes blancs qui veulent commettre un attentat à base d’une bombe radiologique.
Casting.
Nate Foster : Daniel Radcliffe (VF : Adrien Solis).
Angela Zamparo : Toni Collette (VF : Sophie Planet).
« Dallas » Wolf : Tracy Letts (VF : Gérard Rouzier).
Gerry Conway : Sam Trammell (VF : Christophe Seugnet).
Tom Hernandez : Nestor Carbonell (VF : Yann Pichon).
Andrew Blackwell : Chris Sullivan (VF : Olivier Trechet).
Roy : Seth Numrich (VF : Yann Pichon).
Vince Sargent : Pawel Szajda (VF : Jean-Marco Montalto).
Johnny : Devin Druid (VF : Jean-Pierre Leblan).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Imperium s’inspire de la vie de l’agent du FBI Michael German qui a passé un an sous couverture dans un groupe de suprémacistes blancs.
Le tournage s’est déroulé du 20 septembre au 7 octobre 2015 en Virginie.
Notre critique de Imperium.
Infiltration, mensonge et milieu dangereux, ça semble bien palpitant.
Le scénario ne traîne pas trop pour planter le décor. On pourrait regretter de ce fait un début trop rapide. Nate passe très vite de l’agent de terrain à infiltré expérimenté qui maîtrise trop bien son sujet. Son apprentissage du milieu est très soudain. Par la suite, on le voit donc dans un monde sous tension. Il va devoir jouer sur deux tableaux. Le premier en étant agent du FBI qui va devoir trouver des informations sans se faire griller. Le second en devant se la jouer le « parfait petit aryen ». On découvre alors différents groupes de suprémacistes blancs.
Ceux qui sont beaux parleurs qui se la jouent caïd et ceux qui sont de gros bras prêts à agir, puis bien sûr l’orateur médiatique qui fait office de porte-parole d’un mouvement. Chacun joue avec les limites de la loi pour s’exprimer. Néanmoins, on reconnait qu’on s’attendait à un scénario bien plus sombre et sous tension. On ne voit pas d’actes illégaux, on n’explore pas suffisamment cette mentalité nauséabonde pour voir ce que donne l’endoctrinement. On ne voit pas non plus suffisamment les conséquences de l’infiltration entre devant agir contrairement à ses idées pour se faire bien voir ni même si avec le temps le cerveau ne se fait pas retourner.
Nate est l’agent du FBI qui va tenir le film sur ses épaules. Montré comme quelqu’un de droit, d’un peu « coincé » pourrait-on dire, studieux, professionnel… c’est un passionné de son travail. Le voir en tant que suprémaciste blanc est un peu caricatural pour jouer dans les opposés. Il aurait été judicieux de mieux développer son personnage de policier pour que ça reste crédible. Il va même rester encore trop droit en étant dans le groupe d’aryens. Il ne cherche pas le conflit, respecte trop les règles… On aurait aimé le voir partir en vrille pour être à fond dans le rôle. Petit regret aussi sur les autres protagonistes.
Le premier groupe d’aryens est survolé malgré son potentiel avant que finalement on se dirige plus vers les têtes pensantes qui agissent « dans l’ombre ». Le personnage médiatique qui fait de l’animation par la radio et la télévision en prêchant un discours pour réveiller les gens. Puis avec un autre organisateur qui ne fait pas du tout « suprémaciste » dans son apparence et qui va tirer les ficelles d’une grande conspiration. Enfin, la supérieure de Nate n’est pas suffisamment développée pour être prenante.
Autre déception à nos yeux, que la réalisation ne participe pas à assombrir l’ambiance. Pour un film policier traitant de mouvances suprémacistes et d’un potentiel attentat, c’est trop léger. La mise en scène se veut simple et ne propose pas quelque chose de plus audacieux pour nous accrocher à notre siège. C’est aussi un film qui ne mise pas du tout sur la violence alors qu’il y a les conflits raciaux en jeu. La seule séquence d’action du film est assez faiblarde également. Même la bande originale tente de poser un style sans faire particulièrement effet.
Imperium est assez bon mais déçoit de ne pas avoir su exploiter à fond son sujet pour nous mettre vraiment mal à l’aise.







