Invasion Los Angeles.

Réalisation : John Carpenter.
Scénario : John Carpenter.
Production : Larry J. Franco.
Musique : John Carpenter et Alan Howarth.
Société de production : Alive Films et Larry Franco Productions.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 4 novembre 1988.
Date de sortie française : 19 avril 1989.
Titre original : John Carpenter’s They Live.
Durée : 1h34.
Budget : 4 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 13,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 177 294 entrées.
Résumé.
John cherche du travail à Los Angeles. En logeant dans un bidonville grâce à Frank Armitage, il va faire l’acquisition de lunettes spéciales : lui montrer la vraie réalité du monde. Un monde contrôlé par des aliens.
Casting.
John Nada : Roddy Piper (VF : Inconnue).
Frank Armitage : Keith David (VF : Bernard Bollet).
Holly Thompson : Meg Foster (VF : Inconnue).
Gilbert : Peter Jason (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Invasion Los Angeles est l’adaptation de la nouvelle Les Fascinateurs de Ray Faraday Nelson publié en 1963.
Le combat entre Nada et Frank ne devait pas durer aussi longtemps. Roddy Piper, catcheur, a chorégraphié le combat pour le rallonger. Cela a pris plusieurs semaines de répétitions.

Le tournage s’est déroulé de mars à avril 1988 en Californie.
Notre critique de Invasion Los Angeles.
Idée plutôt intéressante d’un monde géré par des aliens mais cachés.


Le concept était bon, son application beaucoup moins. Le début du film est en effet très poussif même s’il tente de poser les bases, à savoir des oppresseurs autoritaires face à des opprimés pauvres. Une sorte de lutte des classes très classique où tout est caricaturale. Puis lorsqu’on découvre la vérité, on se dit qu’on va enfin avoir quelque chose de grand. Malheureusement, non. On tombe juste dans le film d’action à coup de fusillades et de combats à rallonge et qui n’ont pas de réel intérêt. Ne vous attendez donc pas à trouver quelque chose de très profond dans le scénario sans compter une écriture des dialogues trop basique. Le métrage finit par ennuyer tant on tourne en rond.
Un catcheur n’est pas forcément un acteur et à quelques rares surprises, ce film n’est pas exception à la règle. Si on passe donc sur le jeu approximatif du personnage principal, son rôle est aussi peu développé. Il cherche un job, trouve des lunettes, tapent et tuent tous les aliens, voilà. C’est vraiment le gros bras avant tout et ça ne va jamais plus loin. Son comparse est du même genre alors que justement, il aurait pu apporter autre chose car il découvre la vérité plus tard. Il n’y a pas non plus d’autres rôles intéressants. Quant aux aliens, on ne les voit pratiquement pas pour comprendre leurs motivations, leurs origines, leurs univers…


Pas de grand désastre dans la réalisation et c’est le principal. C’est propre, sans surenchère visuelle, assez bien gérée et vu le budget, ça passe. Le seul élément qui est sympathique est la représentation des aliens grâce à un bon maquillage. On n’en découvrira pas davantage sur l’aspect technologique et c’est regrettable étant donné qu’on est dans de la science-fiction mais ça se ressent à peine à part une petite scène sur la fin, servie en plus avec des effets visuels convaincants. La bande originale n’est pas très futuriste et est parfois un peu redondante dans ses mélodies.
Invasion Los Angeles n’est pas une escale qui mérite un détour tant le potentiel est très superficielle.

