Koyaanisqatsi.

Réalisation : Godfrey Reggio.
Scénario : Ron Fricke, Michael Hoenig, Godfrey Reggio et Alton Walpole.
Production : Godfrey Reggio et Francis Ford Coppola.
Musique : Philip Glass.
Société de production : American Zoetrope, IRE Productions et Santa Fe Institute for Regional Education.
Distributeur : Island Alive et New Cinema.
Date de sortie USA : 27 avril 1983.
Date de sortie française : 24 août 1983.
Titre original : Koyaanisqatsi.
Durée : 1h21.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Nature, humanité et technologies se sont imbriquées au fil des années.
Casting.
À venir.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Koyaanisqatsi est le premier opus de la trilogie des Qatsi avec Powaqqatsi (1988) et Naqoyqatsi (2002). Le titre est tiré du hopi, une langue aztèque. Elle est toujours parlée en Arizona.

Le tournage s’est déroulé de 1975 à 1981 en Californie, Arizona, Illinois, Hawaï, Utah, Nevada, Missouri et New York.
Notre critique de Koyaanisqatsi.
Pitch sommaire, documentaire expérimental… drôle d’expérience en somme.


Ne cherchez pas à y trouver ici un quelconque message éducatif, de la découverte ou un apprentissage de quelque chose. Il n’y a rien de tout cela et nous sommes plus dans du contemplatif thématique. En effet, le documentaire se décompose en plusieurs segments traitant chacun d’un sujet : la nature, sa destruction, l’arrivée de l’humanité, l’essor technologique, la misère… Bref, un peu de tout et rien. Si on peut y trouver une forme de cohérence linéaire sur ce que l’Homme a fait de la planète au fil des siècles et que tout n’est pas rose, on y ressent surtout beaucoup d’ennui, une lassitude grandissante de tourner en rond. En réalité, c’est à vous en tant que spectateur de devoir interpréter ce que le réalisateur nous propose, de chercher à tirer quelque chose (si tant est qu’il y a quelque chose à en tirer). On peut résumer grossièrement que le documentaire nous montre la naissance, l’essor, la décadence puis la chute de l’humanité.
Il faut dire que supprimer toute narration d’un documentaire n’est pas ce qui est le plus judicieux mais on le disait, c’est expérimental. Malheureusement, la réalisation n’est pas du tout sensationnel. Le rythme est très lent et va même jusqu’à être soporifique en restant deux minutes sur le même élément. Bien que le métrage soit compartimenté, chaque acte propose la même chose qui tourne en boucle. Visuellement il n’y a donc rien de bien exceptionnel et ça semble plus être un délire très personnel du metteur en scène qui pense avoir pondu une œuvre de très haute qualité. On va avoir droit à de plusieurs séquences de timelapse, d’autres en mode très accélérées. Le seul atout véritable ici est dans sa bande originale qui se veut très belle à l’écoute et qui sauve les meubles.


Koyaanisqatsi est très pratique pour s’endormir où il n’y a rien à retenir sauf si vous aimez regarder un nuage ou un immeuble durant plusieurs minutes.

