On l’appelait Robin des Bois.
Réalisation : Michael Sarnoski.
Scénario : Michael Sarnoski.
Production : Alexander Black, Hugh Jackman, Aaron Ryder, Andrew Swett.
Musique : Jim Ghedi.
Société de production : Lyrical Media et Ryder Picture Company.
Distributeur : A24.
Date de sortie USA : 19 juin 2026.
Date de sortie française : 1er juillet 2026.
Titre original : The Death of Robin Hood.
Durée : 2h03.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Robin des bois est âgé et blessé. Son passé ressurgit et si les habitants le voient comme un héros, il se sent surtout comme un criminel et ça le hante.
Casting.
Robin des Bois : Hugh Jackman (VF : Jérémie Covillault).
Brigid : Jodie Comer (VF : Ingrid Donnadieu).
Petit Jean : Bill Skarsgård (VF : Gauthier Battoue).
Margaret : Faith Delaney (VF : Lisa Caruso).
Le lépreux : Murray Bartlett (VF : Jean-Pierre Michaël).
Godwyn : Noah Jupe (VF : Tom Trouffier).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
On l’appelait Robin des Bois est tiré de la ballade Robin Hood’s Death du XVIIe siècle.
Le projet débute en 2024.
Le tournage s’est déroulé de février à mars 2025 en Irlande du Nord.
Notre critique de On l’appelait Robin des Bois.
Le célèbre archer fait son retour sur grand écran, un héros trop souvent déjà vu.
C’est là justement que l’histoire va user d’une autre approche. Ici, on va voir un héros vieux qui revient sur son passé. Rien que pour ça, le scénario a un gros potentiel pour donner un autre point de vue à ses aventures. Le film traite ainsi du poids du passé, d’une vie criminelle et de la lassitude de voir des histoires modifiées pour en faire un héros. Le début du film est prenant et même très brutale avec une violence graphique.
Puis pour la suite, on entre dans quelque chose de plus spirituel mais aussi malheureusement de moins captivant. On a du mal à comprendre où les scénaristes veulent nous conduire car malgré ses thématiques, ce n’est jamais poussé pleinement. Certes, c’est loin d’être mauvais mais on se dit que les intrigues secondaires ne sont pas passionnantes et qu’il aurait fallu s’axer totalement sur l’héritage d’une réputation.
Hugh Jackman excelle à nouveau. Cette version âgée de Robin est intéressante car ça change de le voir avec des difficultés, loin de l’image héroïque et forte qu’on a de lui. Il sait qu’il tue, pas toujours pour la bonne raison, qu’il fait tout pour survivre et qu’il n’est pas la légende que tout le monde raconte. Il a une forme de torture morale et il ne sait plus quoi faire de sa vie. Brigid, la sœur qui va le recueillir, aide tout le monde mais elle manque de développement. Elle fait du mieux qu’elle peut dans son prieuré et a aussi des blessures du passé qui refont surface.
Même constat avec Margaret, cette jeune fille dont sa famille a été tuée et qui vit à la fois dans la peur et dans la colère, livrée à elle-même. Si on échappe au lieu « familial par affiliation » entre Robin et elle, elle aurait pu apporter une autre vision sur la douleur.
En revanche, la réalisation fait un sans faute. Il y a une certaine lourdeur dans la mise en scène, étant très posée, de longs plans fixes, des gros plans… comme si tout était fait pour refléter la mentalité des protagonistes qui sont tous un peu perdu dans une forme d’enfermement. L’image se veut également sombre, presque intimiste comme un cadre de confidence. On ne profitera malheureusement pas assez des paysages britanniques car une fois au prieuré, on ne bouge plus beaucoup. Enfin, la bande originale est somptueuse, aussi bien dans ses musiques que dans ses chants nordiques, créant une immersion plus intense.
On l’appelait Robin des Bois offre une approche différente du hors-la-loi traitant du poids du passé mais qui manque de profondeur malgré une réalisation et un casting impeccable.







