La fabrique des monstres.
Réalisation : Steve Hudson et Toby Genkel.
Scénario : Steve Hudson.
Production : Sonja Ewers et Mark Mertens.
Musique : Nick Urata.
Société de production : Gringo Films, Aniventure, Fabrique d’Images, GFM Animation, Senator Film, Traumhaus Studios et Wild Bunch.
Distributeur : Kazoo.
Date de sortie anglaise : 6 février 2025.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 17 décembre 2025.
Titre original : Stitch Head.
Durée : 1h32.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Dans le château de Grotteskew, un savant créé des monstres, dont sa première création : P’tit Cousu. Ce dernier va rejoindre un cirque itinérant car il se sent bien plus aimé mais ce n’est pas ce qu’il pensait.
Casting.
P’tit Cousu : Asa Butterfield (VF : Inconnue).
La créature : Joel Fry (VF : Martin Spinhayer).
Arabella : Tia Bannon (VF : Marie Braam).
Professeur : Rob Brydon (VF : Joan Faggianelli).
Nounou : Alison Steadman (VF : Inconnue).
Fulbert Montremonstre : Seth Usdenov (VF : Alain Eloy).
Cassandra Miranda : Fern Brady (VF : Nathalie Stas).
Docteur Contorsion : Ryan Sampson (VF : Marc Weiss).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La fabrique des monstres est l’adaptation du roman graphique Stitch Head de Guy Bass publié en 2011.
Notre critique de La fabrique des monstres.
Rejet de la différence ? Sentiment d’isolement ? On semble avoir un bon sujet.
C’est effectivement ce qu’on peut penser au global du film. On voit vraiment une thématique intéressante être développée avec des monstres qui sont éduqués au rejet de l’autre. On y retrouve ainsi la peur de la différence mais là où on s’attendait à quelque chose d’assez cliché, on apprécie le contre-pied assumé. Ici, ce sont les monstres qui ont peur des humains. Surtout, c’est le concept de s’accepter soi-même, de surmonter ses angoisses et aussi que ce qu’on pense être de l’amour ou adoration n’est en fait que de la moquerie déguisée.
Il y a donc de bonnes idées mais on aurait clairement apprécié quelque chose de bien plus profond encore afin que ce soit plus émouvant. En effet, c’est trop survolé et son originalité peine à s’établir fortement. L’humour est aussi plutôt bien géré sans gags ni jeu de mots mais plus avec des situations amusantes qui pourront toucher toute la famille.
P’tit Cousu est le héros qui est une créature qui rappelle bien évidemment celle de Frankenstein. Il vit dans l’ombre de son créateur, il se sent insignifiant et rêve d’une autre vie. Lorsqu’il tombe sur le cirque, il voit là sa chance de briller, d’être adoré des autres… mais il ne prend pas conscience que c’est une curiosité malsaine des humains envers la différence. Le directeur du cirque abuse des autres pour son propre profit, faisant de lui bien sûr le méchant de l’histoire.
Dommage que le créateur des monstres n’ait pas une place plus importante dans l’intrigue afin d’apporter un autre point de vue. Quant à la Créature nouvelle conçue, c’est vraiment une sorte de gros nounours attendrissant qui découvre le monde mais qui va ouvrir les yeux sur la réalité et entraîner les autres. Enfin, la petite fille est celle qui ne pense pas comme les autres et son rôle est bien utile pour rapprocher les deux camps.
Les graphismes sont vraiment charmants car il y a un esprit cartoon qui fonctionne parfaitement sans être non plus trop grossier. On est vraiment immergé dans cet univers avec des décors agréables à l’œil et beaucoup de vie. On salue surtout le partis pris de mettre les monstres très colorés, là où les humains du village sont grisâtres, symbolisant ainsi ceux qui n’ont pas suffisamment de « vie ». La réalisation est efficace car elle ose sortir de sa zone de confort pour quelques folies de mise en scène. C’est plus sur la bande originale qu’on est mitigé car les chansons sont de trop par moment.
La fabrique des monstres permet de passer un bon moment mais son concept original pouvait aller encore plus loin pour marquer les esprits et émouvoir pleinement.







