La grande vadrouille.

Réalisation : Gérard Oury.
Scénario : Gérard Oury.
Production : Robert Dorfmann.
Musique : Georges Auric.
Société de production : Les Films Corona et The Rank Organisation.
Distributeur : Valoria Films.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 8 décembre 1966.
Date de sortie anglaise : 3 juin 1968.
Titre original : La grande vadrouille.
Titre anglais : Don’t Look Now… We’re Being Shot At!.
Durée : 2h04.
Budget : 2,3 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : 17 267 607 entrées.
Résumé.
Augustin, peintre, et Stanislas, chef d’orchestre, que tout oppose, vont devoir aider deux soldats anglais à échapper aux allemands et les emmener en zone libre.
Casting.
Augustin Bouvet : Bourvil.
Stanislas Lefort : Louis de Funès.
Reginald Brook : Terry-Thomas.
Alan Mac Intosh : Mike Marshall.
Peter Cunningham : Claudio Brook.
Juliette : Marie Dubois.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La première ébauche du scénario mettait en vedettes deux jumelles sous le projet Lili et Lulu. L’histoire fut réadaptée pour mettre à l’écran les deux stars de l’époque : Bourvil et De Funès.
Pour l’époque, c’était le film le plus cher à produire.
La scène où De Funès se met sur les épaules de Bourvil était une improvisation des deux acteurs. Dans le scénario, De Funès devait juste lui tomber dessus.

De 1966 à 1998, le métrage eut le record du plus grand box-office en salles avant d’être dépassé par Titanic. Il conserva le record du film français jusqu’à être dépassé en 2008 par Bienvenue chez les Ch’tis.
Le tournage s’est déroulé de mai à juillet 1966.
Notre critique de La grande vadrouille.
Nouvelle réunion de deux génies comiques du cinéma français, place au spectacle ?


Le scénario mise en effet énormément sur l’humour mais toujours de manière très subtile. On ne tombe jamais dans les gags stupides et on est plutôt ici dans les situations cocasses et les quiproquos. C’est ce qui va faire la force de l’histoire car on s’amuse de tout ça. Certes, on ne rit pas à gorge déployée mais le résultat est là, donnant un bon divertissement pour se vider la tête. L’intrigue en elle-même est très sympathique car malgré que la situation se déroule durant la guerre, c’est légèrement tourné en dérision sans aller dans l’excès. Il n’y a donc pas de messages véhiculés dans le film, nous ne sommes pas dans ce registre là. Surtout, l’histoire ne cesse de se relancer à travers plusieurs chapitres qui se veulent diversifiés. Au final, on en ressort avec le sourire.
Comme toute bonne comédie, on retrouve un duo que tout oppose. Le contraste fait qu’on est dans l’archétype comique. Stanislas est issu d’un milieu aisé, très bougon, râleur, méprisant, profiteur… Mais justement, tout ce qu’on peut détester qui le rendent attachant car c’est une moquerie de ce genre de personnes. Augustin est issu d’un milieu plus pauvre, plus campagnard, plus naïf, plus simplet. Le bon gars très gentil. Les deux acteurs livrent une bonne prestation. Les anglais sont moins exploités et n’ont pas de réelle utilité. Ils seront également aidés par Juliette, une marionnettiste qui prend fait et cause pour les alliés. Cela va aussi créer une sorte de romance entre Augustin et elle, donnant une touche d’amour pas déplaisante.


On ne peut pas dire que la réalisation tente quelque chose car tout est très sobre. On est dans la simple comédie qui ne nécessite pas plus. On apprécie quand même une certaine grandeur. On ne se contente pas d’un lieu car on va voyager, travers la France et nous montrer son terroir. C’est plaisant. La durée du film se fait parfois un peu sentir avec quelques séquences sans grand intérêt. Bon point aussi sur les décors et les costumes qui donnent un certain charme. La bande originale maintenant ce côté comique avec des mélodies entraînantes mais rien de bien mémorable.
La grande vadrouille est une comédie bien amusante qui marque le cinéma français par sa popularité.

