Labyrinthe.
Réalisation : Jim Henson.
Scénario : Jim Henson, Dennis Lee, Terry Jones et Elaine May.
Production : Eric Rattray, George Lucas, David Lazer et Martin G. Baker.
Musique : Trevor Jones et David Bowie.
Société de production : Henson Associates, Lucasfilm, Tri-Star Pictures, Delphi V Productions, Henson Organisation et The Jim Henson Company.
Distributeur : Tri-Star Pictures.
Date de sortie USA : 27 juin 1986.
Date de sortie française : 28 juin 1986.
Titre original : Labyrinth.
Durée : 1h41.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : 34 millions de dollars.
Box-office USA : 13,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 361 534 entrées.
Résumé.
Afin de sauver son petit frère kidnappé par Jareth, Sarah part dans son monde et doit traverser un labyrinthe et ses différentes épreuves.
Casting de Labyrinthe.
Jareth : David Bowie (VF : Edgar Givry).
Sarah Williams : Jennifer Connelly (VF : Emmanuèle Bondeville).
Hoggle : Brian Henson (VF : Jacques Deschamps).
Ludo : Ron Mueck (VF : Georges Atlas).
Didymus : David Shaughnessy (VF : Roger Carel).
Lady Pou-belle : Karen Prell (VF : Jacqueline Porel).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Sting, Mick Jagger et Michael Jackson ont été envisagés pour le rôle de Jareth ; Helena Bonham Carter, Sarah Jessica Parker, Laura Dern et Marisa Tomei pour celui de Sarah Williams.
La chouette présente au début du film est en image de synthèse. C’est la première création numérique photoréaliste dans un film.
Lorsque Jareth manipule la boule de cristal entre ses doigts, ce n’est pas David Bowie qui fait la manipulation mais le jongleur Michael Moschen qui était caché hors caméra à l’exception de son bras qui faisait la manipulation.
Lors de la scène chantée avec David Bowie, 52 marionnettistes manipulaient 48 marionnettes.
Hoggle est interprétée par Shari Weiser portant un costume ainsi que quatre marionnettistes qui animaient le visage.
Le tournage s’est déroulé du 15 avril au 6 septembre 1985 en Angleterre.
Notre critique de Labyrinthe.
Un monde fantastique par un habitué des marionnettes, on part confiant.
Le concept de base n’est pas très recherché à juste en faire une histoire de sauvetage et des épreuves à traverser mais on a de quoi se divertir. Il faut juste le prendre comme un film familial car tout est un peu trop facile dans la résolution des énigmes et les péripéties sont plutôt classiques. Ne vous attendez pas non plus à une morale quelconque et c’est ce qu’on pourrait regretter de ce périple. Il n’y a pas non plus de quoi s’émouvoir de quelque chose car on est constamment dans quelque chose de léger, sans grands enjeux particuliers.
Les amoureux du fantastique y trouveront sans doute leur compte mais on se dit que le potentiel aurait pu être davantage exploité. Par chance, on évite quelques clichés comme l’héroïne qui vient sauver le monde d’un grand méchant, ou encore une histoire d’amour.
Sarah est l’héroïne de ce film. C’est une adolescente très imaginative et rêveuse qui va vivre enfin une vraie aventure. Son personnage n’est pas des plus attachants car elle n’est pas très développée. Alors oui elle est intelligente mais elle résout tout bien trop vite pour être convaincant. Elle n’a peur de rien, voit le bien partout et est gentille avec tout le monde. Le film aurait mérité un personnage plus construit ou plus profond.
Même constat pour Jareth, le grand méchant qui a des motivations floues et qui n’est pas très présent dans le film finalement. Les autres participants à cette aventure se composent d’Hoggle, une créature qui retourne sa veste constamment mais qui agit plus par peur qu’autre chose ; Ludo, une grande créature à la force brute et Didymus, un gentleman très distingué.
Forcément, avec Jim Henson, les marionnettes sont fortement présentes et on reconnait qu’il fait toujours un magnifique travail. Sa créativité et celle de son équipe ont donné une grande variété de créatures, toutes parfaitement animées et ça a son charme de ne pas avoir eu recours aux images de synthèse pour elle. En revanche, une scène va en abuser et c’est la plus laide du métrage à cause d’incrustation catastrophique.
On sent aussi le tournage en studio mais ça a un cachet sympathique vu le contexte. Les décors sont réussis pour créer un univers fantastique immersif. Pour autant, tout n’est pas parfait avec des accessoires qui font plus plastiques que métal ou encore de voir des câbles qui font voler les personnages. La déception est surtout du côté de la bande originale qui méritait bien mieux pour un tel film. De plus, la présence de chansons est totalement inutile.
Labyrinthe a un charme indéniable avec toutes ses marionnettes et son cadre mais son scénario n’est pas exceptionnel.







