L’associé du diable.
Réalisation : Taylor Hackford.
Scénario : Jonathan Lemkin et Tony Gilroy.
Production : Anne Kopelson, Arnold Kopelson et Arnon Milchan.
Musique : James Newton Howard.
Société de production : Warner Bros., Regency Enterprises, Kopelson Entertainment, Taurus Film, Monarchy Enterprises B.V. et New Regency Productions.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 17 octobre 1997.
Date de sortie française : 14 janvier 1998.
Titre original : The Devil’s Advocate.
Durée : 2h24.
Budget : 57 millions de dollars.
Box-office mondial : 153 millions de dollars.
Box-office USA : 60,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 304 042 entrées.
Résumé.
Kevin Lomax est un avocat brillant qui ne perd jamais. Il est engagé par le cabinet de John Milton pour plaider sur un client accusé d’un triple homicides.
Achats.

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Casting.
Kevin Lomax : Keanu Reeves (VF : Jean-Pierre Michaël).
John Milton : Al Pacino (VF : José Luccioni).
Mary Ann Lomax : Charlize Theron (VF : Barbara Kelsch).
Eddie Barzoon : Jeffrey Jones (VF : Michel Modo).
Alice Lomax : Judith Ivey (VF : Denise Metmer).
Christabella : Connie Nielsen (VF : Micky Sébastian).
Alexander Cullen : Craig T. Nelson (VF : Bernard Métraux).
Leamon Heath : Ruben Santiago-Hudson (VF : Thierry Desroses).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’associé du diable est l’adaptation du roman The Devil’s Advocate d’Andrew Neiderman publié en 1990.
Joel Schumacher a été approché pour le poste de réalisateur.
Brad Pitt, Christian Slater, John Cusack et Edward Norton ont été envisagés pour le rôle de Kevin Lomax ; Kevin Spacey et Richard Gere pour celui de John Milton.
Afin que les studios puissent payer le cachet demandé par Al Pacino, Keanu Reeves a accepté de baisser son salaire.
Le tournage s’est déroulé du 28 octobre 1996 au 8 février 1997 à New York.
Notre critique de L’associé du diable.
Thriller judiciaire avec une touche de fantastique, une idée intéressante.
Le scénario a une certaine prestance car il pose une ambiance pesante sans user de passages glauques, c’est plus une histoire de manipulation à plusieurs niveaux. Tout d’abord sur l’aspect du procès de protéger un criminel en usant de subterfuges, montrant ainsi à quel point le Mal peut être partout, aussi bien sur le siège de l’accusé que sur son défendeur. Puis il y a sur l’impact sur le couple, causant une folie et un combat mental ambigüe où on ne sait plus où est la vérité du fantasme.
Enfin, la dimension fantastique est présente à petite dose mais c’est là qu’on a en fait quelques regrets. Sans forcément en mettre beaucoup, on aurait aimé que ça soit davantage mis en avant pour approfondir la tentation, la dissimulation, la traîtrise… bref, des choses néfastes qui mènent à la corruption morale. On s’interroge tout du long où l’intrigue veut nous emmener. Il faut atteindre la fin pour que tout s’accélère et monte en intensité très prenante.
Casting parfait et c’est un gros point fort de L’associé du diable. Kevin est un avocat compétent, ambitieux mais qui va se rendre compte petit à petit qu’il y perd son âme uniquement pour l’argent et la gloire. Cela va le torturer intérieurement et il va s’interroger sur les faits qui se montrent à lui avec beaucoup de confusion. Il doit aussi aider son épouse.
Mary Ann va petit à petit sombrer dans une forme de folie, ne faisant plus la part des choses entre la réalité et son imagination. Mais on s’en doute bien, ce n’est pas juste « médical » mais bien une manipulation de l’extérieure.
John Milton est très charismatique car il a une forte aura, très charmeur mais surtout quelqu’un qui tire les ficelles de partout et pour cause, on sait qu’il n’est pas celui qu’il prétend être. Si on s’interroge lentement, c’est sur le dernier tiers que ça commence à être plus clair et qu’il devient bien plus fourbe.
On note aussi une élégance dans la mise en scène. On est bien dans un cadre sombre sans chercher le spectaculaire ou le choc. Le rythme est lourd et contribue bien au scénario. Néanmoins, vu son sujet ecclésiastique, on aurait aimé bien plus d’audace sur le travail de l’image. Que ce soit à travers l’éclairage, la composition… il y avait moyen d’offrir mieux.
Les rares passages avec du trucage numérique sont très réussis où on se demande si c’est démoniaque ou une révélation de la part sombre des gens. On donne également un autre bon point pour la bande originale qui elle en revanche va bien jouer sur la dimension mystique.
L’associé du diable est un thriller démoniaque convaincant mais qui aurait pu encore se lâcher davantage.







