Lawrence d’Arabie.
Réalisation : David Lean.
Scénario : Robert Bolt et Michael Wilson.
Production : Sam Spiegel et David Lean.
Musique : Maurice Jarre.
Société de production : Horizon Pictures.
Distributeur : Columbia Pictures.
Première mondiale : 10 décembre 1962 (Londres).
Date de sortie USA : 16 décembre 1962.
Date de sortie française : 15 mars 1963.
Titre original : Lawrence of Arabia.
Durée : 3h47.
Budget : 15 millions de dollars.
Box-office mondial : 70 millions de dollars.
Box-office USA : 45,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 5 712 198 entrées.
Résumé.
Pendant la Première Guerre mondiale, l’officier britannique Thomas Edward Lawrence est envoyé en Arabie pour unir diverses tribus contre les Turcs.
Achats.

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Casting de Lawrence d’Arabie.
Thomas Edward Lawrence : Peter O’Toole (VF : Jean Piat).
Fayçal ibn Hussein : Alec Guinness (VF : Gérard Férat).
Auda ibu Tayi : Anthony Quinn (VF : Henry Djanik).
Ali ibn el Kharish : Omar Sharif (VF : lui-même).
Edmund Allenby : Jack Hawkins (VF : Claude Péran).
Bey de Deraa : José Ferrer (Vf : Inconnue).
Harry Brighton : Anthony Quayle (VF : Pierre Gay).
Monsieur Dryden : Claude Rains (VF : Jean-Paul Moulinot).
Jackson E. Bentley : Arthur Kennedy (VF : Jean-Claude Michel).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Lawrence d’Arabie est l’adaptation de l’autobiographie Les Sept Piliers de la sagesse de Thomas Edward Lawrence publiée en 1922.
Marlon Brando a été envisagé pour le rôle de Thomas Edward Lawrence ; Alain Delon pour celui de Ali ibn el Kharish.
Le roi Hussein de Jordanie a autorisé des soldats à servir de figurants pour le film.
Pour la scène de la charge sur Aqaba, 450 chevaux et 150 chameaux ont été utilisés.
Le tournage s’est déroulé du 15 mai 1961 au 20 octobre 1962 en Jordanie, Espagne, Maroc et Angleterre.
Notre critique de Lawrence d’Arabie.
Long biopic en vue pour un fait de l’Histoire d’une guerre mondiale.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le scénario ne nous aura clairement pas conquis. Déjà à cause de sa longueur. Autant parfois près de quatre heures de films peuvent être captivants mais ici c’est souvent pour faire traîner des séquences en longueur au point que ça en devient ennuyeux. De plus, les différentes péripéties de ce conflit à la fois militaire et politique ne sont pas passionnantes. En effet, les enjeux sont aussi confus que son écriture. On a tendance à se perdre dans les méandres où les rebondissements ne sont pas surprenants.
Le film ne procure non plus aucune émotion et même quand il faudrait, ça tombe à l’eau. On ne peut pas non plus dire que le scénario va faire réfléchir sur les agissements de l’époque, les décisions militaires mais aussi parfois personnelles. Au final, on ne voit pas trop ce que ces événements ont pu réellement apporter dans le cours de la guerre.
C’est le genre de film qui a beaucoup de personnages et on ressort du long-métrage en essayant de se remémorer les noms. Malheureusement, ce n’est pas une grande réussite. Si on commence par Lawrence, le « héros » de l’histoire, on n’arrive pas à s’attacher à lui. On n’arrive pas à le cerner, savoir s’il fait ça par patriotisme, pour des raisons personnelles, par manipulation… Vu qu’il occupe quasiment tout le film, on espérait mieux le concernant. C’est quand même un biopic sur sa personne…
Pour les autres rôles, que ce soit les officiers britanniques, les tribus arabes ou l’armée turque, là encore l’écriture des protagonistes ne permet pas de leur donner un développement ou un charisme suffisant. On est ainsi dans un conflit déjà chaotique mais avec des rôles qui ne parviennent pas à clairement donner le point de vue de chacun.
On sent que c’est un projet d’ampleur et il est vrai que le film a mis les moyens. Le fait de tourner en décors naturels rajoutent du cachet, le nombre impressionnant de figurants renforcent l’aspect gigantesque du conflit et tout est fait pour être immergé à cette époque et en ce lieu. Le réalisateur n’a pas cherché non plus à en faire trop en terme de spectaculaire gratuit. On pourrait néanmoins regretter qu’il n’ait pas cherché à donner une esthétique particulière. D’être en plein désert aurait pu donner plus de visuels dignes de cartes postales et les tentatives sont bien trop rares. En revanche, la bande originale est somptueuse et son thème principal est devenu iconique à raison.
Lawrence d’Arabie est un biopic d’ampleur mais peu convaincant car bien trop long pour ce qu’il y a à raconter.







